Union pour l'Ecole Républicaine
Ils sont nombreux ceux qui verraient d'un bon oeil la disparition du SNALC : politiques qui le trouvent trop indocile ou viscéralement attaché à des valeurs insolubles dans le pédagogisme et la libéralisation européanisée du système éducatif, syndicalistes qui ne supportent pas qu'il assène des vérités dont sont convaincus leurs propres électeurs, technocrates de l'Education nationale persuadés que la politique qu'ils mènent depuis trente ans - malgré un échec manifeste dénoncé par les comparaisons internationales - a toujours été la bonne ...
Heureusement, pensaient-ils, la loi du 5 juillet 2010 allait être enfin LE moyen de s'en débarrasser : en obtenant que ne siègent au futur CT ministériel que 15 représentants du personnel au lieu de 20 sous couvert d'une prétendue cohérence au sein de la fonction publique alors que le Ministère de l'Education nationale est de loin le premier employeur de l'Etat, ces prétendus démocrates étaient ainsi certains d'éradiquer l'empêcheur de fossoyer l'Ecole en rond ! Malgré les quelque 20 000 voix qui l'avaient soutenu lors des derniers scrutins, le deuxième syndicat le plus représenté dans l'enseignement secondaire, fort de ses 200 commissaires paritaires académiques et nationaux et de ses représentants au CSE et au CTPM, n'aurait ainsi eu d'autre choix que de rejoindre le cortège des moutons que l'on tond au rythme infernal des réformes et des suppressions de postes ...
Eh bien non, ce ne sera pas le cas : en constituant le 24 mars dernier l'Union pour l'Ecole Républicaine, une liste d'union soutenue par la CSEN-FGAF - à laquelle appartient le SNALC - la FAEN et le SCENRAC-CFTC, non seulement le SNALC va sauver sa peau, mais il va contribuer activement à une dynamique collective qui nous permettra de défendre les valeurs auxquelles nous croyons !
Cette union syndicale, réclamée depuis longtemps par tant de collègues, repose en effet sur des principes communs résumés en 25 points. Citons parmi ceux-ci l'attachement aux valeurs républicaines et à la laïcité du service public d'éducation, la volonté de redonner à l'Ecole son rôle d'ascenseur social ou encore le refus du collège uniforme et l'opposition à l'école du socle commun.
Ainsi, au travers de la constitution de l'Union pour l'Ecole Républicaine, s'ouvrent pour le SNALC de nouvelles perspectives : loin du crépuscule que ses détracteurs lui avaient prédit, le 20 octobre marquera à coup sûr une nouvelle aube pour notre syndicat !
François Portzer, Président National du SNALC-CSEN