PRAG et PRCE : perspectives d'évolution
Les Autonomes du Supérieur et le SNALC ont été reçus au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR), en audience plénière, c'est à dire avec tous les autres syndicats représentés dans le Supérieur. La réunion était présidée par Madame Moinard et Monsieur Allal, tous deux Conseillers en matière sociale, respectivement des Ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de l'Éducation Nationale.
Tout en exprimant notre satisfaction que soient ouvertes les négociations que nous réclamions, nous avons interrogé les représentants du MESR, sans qu'ils sachent nous donner de réponse claire, sur les moyens budgétaires dont ils disposaient pour améliorer la situation des PRAG et des PRCE et leur pouvoir d'achat. Nous avons également exprimé notre inquiétude sur la réforme en cours des Universités, mal acceptée par les personnels en raison des pouvoirs importants accordés aux présidents.
Nous avons d'abord défendu la nécessité d'un cadre précis, à caractère national, qui garantisse la liberté d'expression, la reconnaissance du travail des PRAG et des PRCE, la transparence des procédures de recrutement et de carrière. Nous avons demandé que les procédures de recrutement soient rendues plus homogènes tout en demeurant plus souples que celles des enseignants chercheurs.
Nous avons dénoncé la lourdeur des services telle qu'elle est définie actuellement par les décrets Lang et réclamé leur réduction à 288 heures par an, pour un maximum hebdomadaire de 12 heures, avec prise en compte des tâches administratives.
Nous avons souligné la volonté d'insertion de nombreux PRAG et PRCE dans les équipes de recherche, et avons demandé la transformation de postes du second degré en postes de Maîtres de Conférences pour que ceux qui le souhaitent puissent se consacrer davantage à leurs activités de recherche. En matière de promotions, de carrière et de rémunérations, nous avons signalé la dévalorisation des PRAG et PRCE par rapport aux professeurs de CPGE et de BTS.
Nous avons attiré l'attention des représentants des Ministres sur les difficultés que rencontrent les PRAG et PRCE en cas de demande de mutation vers une autre région, et demandé que les procédures de nomination prennent cet aspect en compte. Nous avons également demandé pour les PRAG et PRCE en service partagé des conditions d'indemnisation au moins aussi favorables que celles de leurs collègues du second degré : remboursement des frais de déplacement et/ou diminution du maximum de service équivalant à une voire deux heures hebdomadaires. Nous avons enfin mentionné la situation difficile de certains vacataires en raison de la faiblesse de leur rémunération et de la précarité de leur situation.
À nous qui sommes attachés au recrutement par la voie du concours, la proposition saugrenue du représentant du SAGES d'ouvrir le recrutement des PRAG et des PRCE à des personnels ni agrégés ni certifiés, mais réunissant les conditions pour enseigner dans le Supérieur (on se demande lesquelles) a paru inacceptable et irresponsable.