Vos évaluateurs
Les formateurs IUFM
Il s'agit de maîtres de conférence, de professeurs d'IUFM (PIUFM), de professeurs associés du 2nd degré (circulaire n°2002-064 du 20 mars 2002). Quel que soit leur statut, ils « doivent justifier d'une expérience directe ou d'une connaissance des classes d'aujourd'hui [et] doivent travailler ensemble » (arrêté du 19 novembre 2006).
Ils interviennent dans les différentes UF, encadrent les mémoires et participent à l'évaluation de la formation (visite). Ils ne peuvent toutefois pas faire partie du jury académique dans l'académie où se trouve leur IUFM d'affectation (note de service n°2008-011 du 21 janvier 2008).
Les conseillers pédagogiques
Ils interviennent lors de vos stages en responsabilité et de pratique accompagnée. Ils exercent la même discipline que vous et pour ce qui est de votre stage en responsabilité, dans le même établissement ou dans un établissement voisin.
Ils doivent :
- vous accueillir,
- favoriser votre intégration dans l'établissement,
- vous aider dans le domaine didactique,
- dans le domaine didactique,
- vous aider à élargir votre champ de vision du métier,
- établir des liens avec les autres volets de votre formation
- enfin, évaluer votre stage
(circulaire n°92-136 du 31 mars 1992).
Votre emploi du temps et celui de votre conseiller pédagogique du stage en responsabilité « doivent nécessairement permettre les visites réciproques dans les classes ainsi que des moments de rencontres et d'échanges » (circulaire rectorale DOS/DAE/SJ-BD/IS/2008-193 du 3 juillet 2008).
Le conseiller pédagogique qui assure le suivi de votre stage en responsabilité reçoit une indemnité (décret n°93-69 du 14 janvier 1993 modifié par le décret n°95-170 du 16 février 1995). Il bénéficie en plus de 10 points de Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) sur l'année qui suit. Le collègue qui vous accueille pour le stage de pratique accompagnée touche également une indemnité. Cette indemnité est la même pour la prise en charge d'un ou deux stagiaires.
Les inspecteurs
Il s'agit des IEN (Inspecteurs de l'Education Nationale) pour les PLP, des IA-IPR (Inspecteurs d'Académie-Inspecteurs Pédagogiques Régionaux) pour les CPE, les professeurs de lycée et collège et éventuellement des IGEN (Inspecteurs Généraux de l'Education Nationale) pour les professeurs agrégés. Leur mission est d'évaluer dans l'exercice de leur compétence pédagogique le travail individuel et le travail en équipe des personnels enseignants, d'éducation et d'orientation, et de les inspecter.
Ils participent à l'animation pédagogique dans les formations initiales, continues et par alternance. Ils ont vocation à participer au recrutement et à la formation des personnels de l'éducation nationale et à l'organisation des examens. Ils assurent enfin des missions d'expertise (article R241-19 du code de l'Education).
Un membre des corps d'inspection doit donner un avis sur votre « aptitude à exercer le métier de professeur » si vous êtes certifié(e), PLP, PEPS ou sur votre « aptitude à être titularisé[e] » si vous êtes agrégé(e) (note de service n°2008-011 du 21 janvier 2008).
Le chef d'établissement
Nommé par le ministre chargé de l'éducation, il est l'organe exécutif de l'établissement et représente l'Etat au sein de l'établissement (article D422-5 du code de l'Education). Le proviseur (lycée) ou le principal (collège) prépare et exécute les délibérations du CA. Il a autorité sur l'ensemble des personnels (articles D422-6 et 422-7). Le chef d'établissement au sein duquel s'est déroulé votre stage en responsabilité donne un avis motivé sur votre acquisition des dix compétences (article 2 de l'arrêté du 17 mai 2007, note de service n°2008-011 du 21 janvier 2008).
Vos relations avec vos évaluateurs
Soyez prudent(e). Même si vous avez le sentiment de perdre votre temps à l'IUFM, d'y être infantilisé(e) ou d'y subir une sorte de bizutage, évitez tout ce qui pourrait apparaître à vos formateurs comme remise en cause de leur autorité ou de leur compétence. En cas de conflit avec eux, l'institution aura tendance à vous donner tort afin de se protéger elle-même.
Pour les rectorats, une mauvaise entente avec votre conseiller pédagogique n'est pas un motif suffisant pour obtenir une révision d'affectation en cours d'année scolaire si votre chef d'établissement n'a pas rédigé un rapport signalant que votre maintien dans son lycée ou dans son collège mettrait en danger la sécurité de vos élèves.
Attendez d'être titularisé(e) avant de pouvoir dénoncer les dysfonctionnements que vous avez pu observer au cours de votre formation.