Compte rendu du congrès académique du 8 avril

Compte rendu du congrès académique du 8 avril

BILAN SUR LES NEGOCIATIONS EN COURS PAR RAPPORT A UNE EVENTUELLE REFORME DU LYCEE

Cher(e) collègue,

Malgré une certaine agitation au sein du gouvernement, les négociations concernant divers sujets restent en cours et les syndicats ne sont pas inactifs.

Les deux principaux « chantiers » actuels concernant le lycée sont :
- Les langues vivantes au bac, nous demandons des effectifs corrects en classe de langue, des épreuves terminales nationales, une banque de sujets nationale ainsi que la rémunération des collègues chargés de faire passer ces épreuves, qui représentent une lourde charge de travail. Une pétition intersyndicale a d’ailleurs été proposée en début d’année scolaire.
- L’AP , dont l’effectif est souvent à 35 élèves est pour le SNALC une ineptie qui doit tout bonnement disparaître.

L’administration est actuellement en train de faire le bilan de la réforme du lycée, ce qui devrait prendre fin dans peu de temps.

Le SNALC a déjà demandé à reprendre la négociation le plus rapidement possible.

En plus des deux sujets précédemment cités vont s’ajouter, de manière plus générale, la question de la filière littéraire qui demande à être valorisée afin de devenir attirante et de cesser d’être la filière que choisissent les élèves ne sachant que faire. De même, la filière scientifique souffre d’un manque au niveau des horaires d’enseignements scientifiques.

Ces constats furent le point de départ de la réflexion que mène le SNALC et qui aboutira à un projet de réforme des 3 lycées.

L’urgence consiste à augmenter le nombre d’heures d’enseignements disciplinaires, heures qui ont été remplacées par des activités telles que les TPE ou l’accompagnement personnalisé.

Il serait souhaitable que les élèves puissent faire des choix de « profil » un peu plus tôt, dès la seconde.

Ceci dit, la difficulté va être de trouver le point d’équilibre pour que les élèves qui ne sont pas intéressés par certaines matières puissent faire autre chose tout en restant logiques. Il sera par exemple impossible de ne pas faire de français, de même qu’il sera impossible de faire beaucoup de mathématiques sans faire également des sciences physiques ou de l’économie.

La question est pour ainsi dire posée : faut-il supprimer les filières ?

On aboutirait à un système de majeurs/ mineurs qui pourra se manifester en termes d’horaires d’enseignement mais aussi de coefficients au baccalauréat.

Il faudra trouver un système qui ne sacrifie pas la culture générale mais en même temps trouver des moyens de se spécialiser dans certains domaines, y compris les domaines techniques. En tous cas, ce sera la fin des 3 profils principaux. Des tas de profils différents seront possibles.

Il est bien entendu que ce gigantesque chantier demande l’implication de tous, c’est pourquoi toute remarque / idée est la bienvenue afin de nous aider dans notre entreprise.

Les collègues du SNALC restent à votre disposition pour toute information.

SYLVIE PREVOT
SECRETAIRE ACADEMIQUE
COMMISSAIRE PARITAIRE ACADEMIQUE

... ET A PROPOS DU COLLEGE...

Chers Collègues,

Au cours du congrès académique du SNALC, nous avons eu le plaisir d’écouter et de discuter avec Jean-Rémi GIRARD, notre secrétaire national à la pédagogie. Au cours de cet entretien, l’avenir du Collège a été un sujet de discussion intéressant.

Le Ministère de l’Education National prévoit d’améliorer la qualité de l’enseignement dispensé au collège. Mais cela ne passera ni par une augmentation de l’horaire élève ni par une augmentation de l’horaire professeur. En effet, le Ministère envisage la création d’enseignements transdisciplinaires. Il s’agirait de faire intervenir un enseignant lors d’un projet pédagogique dans une autre matière afin d’enrichir ce projet et de développer des compétences dans sa propre matière ou d’apporter un élément culturel.

L’idée peut sembler intéressante, mais certains effets pervers sont à redouter. Nous pensons notamment aux langues anciennes. Il semble que les collègues enseignant cet option soient justement appelés à intervenir pour un enrichissement au sein d’autres projets plutôt que de conserver leurs heures d’enseignement.

Une autre évolution dans un futur très proche est celle des programmes. Il faut être conscient que nous fonctionnons par cycles de trois années :
- CP / CE1 / CE2
- CM1 / CM2 / 6°
- 5° /4° / 3°
Et, dans le cadre de la refonte des programmes, le Conseil Supérieur des Programmes a posé le calendrier suivant :
2015 : Nouveau programme de Maternelle
2016 : Nouveaux programmes en CP / CM1 / 5°
2017 : Nouveaux programmes en CE1 / CM2 / 4°
2018 : Nouveaux programmes en CE2 / 6° / 3°

Nous tenons à exprimer notre inquiétude quant aux années 2016 et 2017. En effet, des élèves entreront en CM1 ou en 5° pour être confrontés à de nouveaux programmes alors que jusqu’ici ils auront fonctionné avec l’ancienne mouture. Certes, ils seront dans la première année d’un cycle, mais l’on peut gager que cela entraînera quelques difficultés.

Quoi qu’il en soit, le SNALC souhaite se battre afin qu’une progression annuelle existe, et qu’elle ne soit pas seulement basée sur trois années. Nous considérons qu’il est important de conserver des repères à l’échelle d’une année scolaire afin de faire progresser nos élèves.

Par ailleurs, le SNALC réclame la suppression des livrets de compétence au collège. Beaucoup ont déjà dû cocher des cases et valider des acquisitions de compétences afin d’être cohérents notamment avec les résultats du brevet des collèges. De plus, il faut reconnaître que nos élèves - et leurs parents - sont très attachés à la note et cette validation de compétences ne leur parle pas.

Une autre évolution est souhaitée par le SNALC. Nous connaissons tous cette institution, qui est apparue il y a quelques années : le socle de compétences communes. Cette notion met l’accent sur les compétences et non sur les savoir, comme nous le savons tous. Nous ne réclamons pas un retour en arrière et la suppression de ce socle, mais nous militons pour que ce socle disparaisse derrière les programmes disciplinaires.
Enfin, mais c’est un point qui concerne le niveau 3°, le SNALC souhaite que l’investissement des collègues qui ont la charge de professeur principal soit mieux reconnu. Nous tenons à mettre en exergue le fait qu’ils réalisent un travail qui équivaut à celui d’un COP. De ce fait, il conviendrait que cette charge fasse l’objet soit d’une rémunération récompensant ce travail, soit d’une décharge permettant de faire un travail de qualité dans des conditions raisonnables. Enfin, il est essentiel que les collègues à qui cette charge incombe aient droit à un nécessaire temps de formation.

Sébastien VIEILLE
Co-secrétaire Académique

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