DNB 2017: des conditions de travail dégradées

DNB 2017: des conditions de travail dégradées

Publié le 07-07-2017

Correction du DNB 2017, des conditions de travail dégradées

Cette année, les conditions de travail relatives à la correction du DNB 2017 se sont particulièrement dégradées :
1°/ Depuis la session 2016, on demandait aux correcteurs soit de mettre une appréciation aux travaux des élèves, soit de remplir une fiche de compétences se substituant au commentaire du correcteur. Cette année, ladite fiche devient obligatoire, mais on pouvait ne pas la mettre si le commentaire reprenait in extenso le niveau de compétences exprimée dans la fiche pour chaque candidat. En clair, on met des croix dans des cases ou on recopie bêtement.
2°/ Cette fameuse fiche n'était pas nominative, entendez : ne portait pas de numéro d'anonymat. Il fallait donc recopier sur chaque feuille de compétences le numéro d'anonymat, digne d'un mauvais film d'espionnage (bq6ffi5xxx000xx) avec toutes les sources d'erreurs qu'on peut imaginer quand on a achevé les dernières copies.
3°/ Une procédure de plus a été ajoutée cette année, puisqu'on ne rassemblait plus les notes des différents exercices (25/15 comme les années passées) mais qu'on les laissait en 4 grilles (20/5/5/20) multipliant le temps nécessaire pour remplir le fichier informatique.
4°/ Cette année, tous les collègues (en français tout au moins) ont eu à corriger entre 35 et 38 copies. C'est raisonnablement trop pour assurer une correction honnête, alors même que les corrigés type précisaient que les dictées très fautives devaient être intégralement corrigées, par rapport aux années précédentes sans doute. Imaginons avec 36 copies... Un nombre de collègue correcteurs plus important aurait permis de corriger en un après-midi et une matinée, et avec moins de fatigue.
5°/ Ajoutons le plantage régulier des serveurs de notes...