GREVE DES EXAMENS : VOS DROITS

GREVE DES EXAMENS : VOS DROITS

VOS DROITS : L’appel à la grève pendant la période des examens, surveillance et correction.
Suite à quelques interrogations légitimes et quelques intox distillées ici ou là, le point sur vos droits
et devoirs.
La grève est un outil de protestation reconnu dans la Constitution et ne saurait nous être retiré sous
des prétextes fallacieux. Et l’on sent bien que face aux attaques répétées que les enseignants
subissent depuis de nombreuses années (salaire, retraites, cotisations), l’appel à la grève pendant les
examens apparaît comme un signal très fort, d’autant plus qu’il touche directement notre public.
Pourtant les mouvements de grève ont montré leur limite, puisque l’Etat, cynique et inique, inscrit
purement et simplement une ligne budgétaire « recettes » lors des jours de grève. C’est une
économie, point à la ligne.
Pour montrer notre colère, nous devons toucher ce public que notre professionnalisme nous fait
considérer comme sacré : les élèves, et à travers eux les parents. Et faire peur à l’Administration.
Alors qu’en est-il ?
1°/ OUI, il est légal de pouvoir faire grève pendant la période des examens.
Et ce droit couvre toute la période pendant laquelle des préavis de grève sont déposés ; ces préavis
sont garants de votre droit de grève et vous protègent.
2°/ OUI, vous pouvez faire grève aussi bien pendant les surveillances que pendant les corrections.
Vous seul décidez du jour ou des jours, et vous n’avez pas à vous déclarer gréviste.

3°/ NON, vous ne serez pas sanctionné autrement que par le retrait de trentièmes de salaire
correspondant aux jours de grève effectués. (que la correction se fasse sur site ou à domicile) Les
sanctions pour fait de grève sont illégales, si la grève a fait l’objet d’un préavis dument déposé.

4°/ NON, on ne peut pas vous réquisitionner, comme c’est la mode auprès des médecins urgentistes
grévistes. En effet, la réquisition ne concerne que des fonctionnaires qui sont chargés de la santé ou
du maintien de l’ordre ; dans ce cas, c’est le Préfet, et en aucun cas le Recteur, qui ordonne la
réquisition. Un ordre, qui n’émanerait pas du Préfet appliquant un décret pris en conseil des
Ministres, est nul et non avenu : il n’a aucune valeur légale.
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