DECLARATION LIMINAIRE DES ELUS DU SNALC

DECLARATION LIMINAIRE DES ELUS DU SNALC



DECLARATION LIMINAIRE DES ELUS DU SNALC

Le mouvement intra-académique donne un tableau représentatif de l’état d’esprit des professeurs qui nous contactent pour leurs demandes de mutation. Plus que jamais, nous rencontrons des collègues très inquiets, anxieux et souvent désabusés. Beaucoup hésitent à participer au mouvement car ils savent qu’ils risquent d’affronter des postes partagés ou susceptibles d’être supprimés.

L’an passé, le SNALC avait dénoncé une attaque sans précédent contre nos statuts, nos conditions de travail et nos droits. Un an après, aucune inflexion n’est observée. La confiance que nous pouvions espérer n’est qu’un élément de communication destiné aux médias.

Fidèle à ses convictions, le SNALC demande :

Une hausse des traitements qui passe par :
• Une remontée significative des rémunérations. Après une stagnation des traitements depuis des années, le décrochage du pouvoir d’achat est énorme. Les dernières réponses apportées sont loin d’être à la hauteur des attentes légitimes, puisqu’on propose aux professeurs du second degré d’améliorer leur traitement en leur imposant de travailler en heures supplémentaires, qui sont moins bien rémunérées que les heures de service.
• Le dégel du point d’indice indispensable pour mettre un terme à l’effondrement du pouvoir d’achat.
Le SNALC demande également
Le retrait de la loi Blanquer
La Loi dite de l’école de la confiance s’ouvre sur l’exemplarité des enseignants; une disposition qui présuppose le manque de professionnalisme des enseignants et qui risque de mener à un musèlement de ceux qui oseraient ne pas être d’accord avec le système

Avec le recours à l’expérimentation, elle permettra de sortir du droit commun et de jouer avec les services des enseignants, remettant en cause leurs obligations.

Les INSPE et la modification de la place du concours vont aboutir à un appauvrissement disciplinaire et à un formatage pédagogique des futurs professeurs.

La loi introduit de nombreuses possibilités d’ordonnances qui sont le moyen le moins démocratique pour diriger ou transformer l’Education nationale.


Enfin, le SNALC demande le retrait de la loi fonction publique
« Promouvoir le dialogue social » se traduit par la suppression de la consultation des CAP, instances actuelles de représentation des personnels où ce rare dialogue pouvait encore avoir lieu. Pour faire disparaître la température, supprimons les thermomètres ! Exit l’avis des élus, experts et garants du respect de l’égalité de traitement en termes de droits et de barème des personnels.
On note aussi un renforcement du caractère autoritaire à l'égard des agents, avec l'exclusion de 3 jours qui, en changeant de groupe de sanctions disciplinaires, pourra désormais être prononcée directement par la hiérarchie sans passer par la défense des syndicats en CAP.

Le gouvernement juge la transformation de la fonction publique indispensable pour réduire la dépense publique et améliorer l’action de l’État. Comment des agents contractuels, aux rémunérations modestes et discontinues, souvent à temps incomplet et insuffisamment formés, contraints à la mobilité, sans perspective d’avenir pourraient-ils être plus investis et efficaces que des fonctionnaires ? La finalité gouvernementale est bien la réduction drastique des dépenses au mépris du statut et des conditions de travail des personnels, au mépris de la qualité du service public.

Toutes les organisations syndicales ont voté contre ce projet de loi lors du Conseil commun de la fonction publique. Même les représentants des employeurs territoriaux se sont abstenus.

Alors que le ministre de l’Education Nationale avait assuré qu’il ne serait pas le ministre d’une énième réforme, il entend transformer en profondeur notre système ni pour le bien des élèves ni pour celui des enseignants. Il a commencé par une réforme néfaste du lycée.

La réforme du lycée général et technologique va permettre au ministère de supprimer des postes. Elle constitue une baisse globale des volumes horaires. Elle induit une dégradation des conditions de travail des enseignants. Elle introduit des différences territoriales par son offre de spécialités variable selon les établissements et ment sur le large choix laissé à l’élève.
Le SNALC ne demande pas au ministre de ne rien changer. Le SNALC demande que les réformes soient faites pour le bien des professeurs et des élèves.
L’Ecole de la confiance que souhaite porter M. Blanquer ne pourra se faire qu’avec les personnels, et non contre eux ou leurs représentants.





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