Missions des professeurs documentalistes

Missions des professeurs documentalistes

Groupe de travail
Missions des professeurs documentalistes




Ce groupe de travail était réuni à l’initiative de la DGESCO. Etaient présents des représentants de la DGESCO, de la DGRH, du cabinet de la Ministre, deux Inspecteurs Généraux EVS (messieurs Didier Vin-Datiche et Michel Reverchon) et les syndicats représentatifs (SNALC , SNES-FSU, SGEN-CFDT, SE- UNSA, SUD et FO)


Monsieur Bernard Lejeune, directeur du cabinet de la Ministre, a ouvert la réunion en donnant les raisons de cette convocation et les objectifs fixés.

Depuis de nombreux mois, Madame la Ministre, a des remontées du terrain de professeurs documentalistes qui s’interrogent sur l’avenir de leur métier et leur positionnement, sur l’application des textes, sur l’application de la réforme (AP, EPI…), ainsi que la mise en place de l’EMI dans les établissements scolaires.
Par ailleurs, la circulaire de missions de 1986 nécessite une réactualisation aux vues de la publication du référentiel de compétences professionnelles de 2013 et du rôle en évolution des professeurs documentalistes (accompagnement et soutien des enseignements importants).

Ainsi, pour ce faire, plusieurs entrées s’offraient à eux. L’entrée retenue a été celle des missions.
Cette nouvelle circulaire devra s’appuyer, comme la nouvelle circulaire de missions des CPE, sur le référentiel métier de 2013, mais également sur la trame du document de travail élaboré entre 2010 et 2011, mais non publié, concernant la réactualisation de la circulaire de missions des professeurs documentalistes.

Le SNALC remercie tout d’abord l’initiative de la DGESCO.
Nous insisterons tout au long de ces échanges sur le terme de « professeur », lorsque l’on parle des missions de ces personnels car il s’agit bien de personnes ayant obtenues un CAPES, il ne faut pas l’oublier.
Nous demandons un cadrage national, véritablement clair, entre autre sur les missions pédagogiques, afin de valoriser leurs différentes missions et l’identité des professeurs documentalistes.
Nous avons bien entendu et compris que l’indemnitaire est ici hors sujet, cependant sur le terrain, ces personnels sont humiliés et subissent un traitement différent d’un établissement à un autre.
On ne parle pas non plus des ORS, mais pourtant, là encore, on observe des inégalités de traitement.
Les personnels de direction sont touchés par ces questions, et il aurait fallu que leurs syndicats acceptent l’invitation afin d’entendre toutes ces revendications ! C’est dommage…

Le SNALC se félicite que l’EMI rentre dans les programmes au collège, mais dénonce le fait que le professeur documentaliste soit exclu de l’enseignement de sa discipline de CAPES.

Le SNALC sera vigilant quant aux termes employés qui devront être clairs, ainsi « accompagnement, en appui », ne sont pas des occurrences que nous pouvons accepter car ils minimalisent le rôle pédagogique du professeur documentaliste.

Une fois encore se pose la question des ORS lorsque l’on parlera de la gestion des CDI, puisque si le décompte s’applique, qui ouvrira le CDI lors de la décharge horaire des professeurs documentalistes ? Pour le SNALC, il n’est pas question de créer un corps d’aide documentaliste mais nous sommes pour l’intervention de personnels formés à la surveillance, à l’encadrement d’élèves dans ce lieu particulier qui, nous le rappelons, n’est pas une permanence !
Ainsi, nous dénonçons les inégalités de traitement de ces personnels (Prime équivalente à l’ISOE, ORS,…) et nous souhaitons que le professeur documentaliste soit valorisé dans ses missions et essentiellement celle pédagogique qui fait de lui un professeur à part entière.

Comme il n’y avait pas de document de travail, cela a permis à chaque organisation syndicale de s’exprimer sur ses revendications et inquiétudes quant à l’avenir des professeurs documentalistes, sans toutefois rentrer dans les détails. Cela sera fait lors des prochaines réunions quand il sera question de retravailler le document proposé prochainement par le Ministère.

Le SNALC se réjouit donc de la reprise des discussions sur les missions des professeurs documentalistes mais restera vigilant lors de la rédaction de cette nouvelle circulaire de missions.

En effet, le fait que le Ministère veuille d’abord faire cette circulaire avant de clarifier les ORS, sous-entend que le rôle pédagogique du professeur documentaliste est minime à leurs yeux malgré l’importance que prend l’Education aux médias et à l’information dans la réforme du collège. La répétition de la formule « définir l’acte d’enseignement du professeur documentaliste » par Monsieur le directeur, peut être un exemple de la vision du Ministère.
Nous sommes conscients que lorsqu’un enseignement est donné à tous les professeurs (y compris le professeur documentaliste), cet enseignement ne pourra pas être mis en place correctement pour tous les élèves d’un même niveau et de façon progressive.

Pour le SNALC chaque mot a son importance pour éviter que celui-ci entraine une lecture ambigüe, c’est pour cette raison que nous ferons des propositions tout au long de la rédaction de cette circulaire, qui permettront de faire porter vos voix et d’affirmer l’importance de la mission pédagogique du professeur documentaliste dans un établissement scolaire en plus de ses autres missions.



Contact :
Jeanne Zurfluh – Responsable national Professeurs documentalistes SNALC – j.zurf@hotmail.fr
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