Nos élèves et l'entreprise

Nos élèves et l'entreprise


Nos élèves et l'entreprise



Le lien entre école et entreprise est très à la mode et fait l’objet de nombreuses réunions de concertation auxquelles le SNALC participe activement aux commissions professionnelles consultatives (CPC) ainsi que les groupes de travail sur les missions des enseignants).

Dans le cadre de leur formation, nos élèves se retrouvent de plus en plus au contact du monde professionnel (visite d'entreprise, découverte professionnelle, stage ...)


Ecoliers, collégiens, lycéens tous peuvent être concernés. Ce qui implique un cadre et des règles à respecter. Toute relation entre l'établissement scolaire dont relève l'élève et l'entreprise ou l'organisme d'accueil concerné doit impérativement donner lieu à l'établissement d'une convention ! Le rôle du professeur (et sa rémunération) varie en fonction du type de relation de l'élève avec l'entreprise.

Les contacts avec le monde professionnel sont divers, et ne poursuivent pas tous le même objectif :

- Les visites d'informations : Elles procèdent du souhait d'ouverture du système éducatif sur l'environnement technologique, économique et professionnel, notamment dans le cadre de l'éducation à l'orientation. Leur durée ne doit pas excéder deux jours consécutifs. Les élèves ne peuvent ni accéder aux machines, ni procéder à des manoeuvres ou manipulations ;

- Les séquences d'observation : Elles ont pour objectif de sensibiliser les élèves à l'environnement technologique, économique et professionnel, en liaison avec les programmes d'enseignement, notamment dans le cadre de l'éducation à l'orientation. Les élèves peuvent, sous le contrôle des personnels responsables de leur encadrement en milieu professionnel, participer à des activités de l'entreprise ou de l'organisme d'accueil, à des essais ou des démonstrations sans toutefois accéder à quelque machine, produit ou appareil de production que ce soit, ni effectuer les travaux légers autorisés aux mineurs par le code du travail ;

- Les stages :

Les stages d'initiation : Ils ont pour objectif de permettre aux élèves de découvrir différents milieux professionnels afin de développer leurs goûts et aptitudes et de définir un projet de formation ultérieure. Ils s'adressent aux élèves dont le programme d'enseignement comporte une initiation aux activités professionnelles. Chaque élève doit faire l'objet d'un suivi individuel de la part d'un enseignant et d'un tuteur dans l'entreprise ou l'organisme d'accueil. Les élèves peuvent effectuer des activités pratiques variées et, sous surveillance, des travaux légers autorisés aux mineurs par le code du travail. Ils ne peuvent accéder aux machines, appareils ou produits dont l'usage est proscrit aux mineurs par le code du travail ;

Les stages d'application : Ils sont prévus dans le cadre d'une formation préparatoire à une formation technologique ou professionnelle. Au cours des stages d'application, les élèves peuvent procéder à des manoeuvres ou manipulations sur des machines, produits ou appareils de production nécessaires à leur formation. Ils ne peuvent accéder aux machines, appareils ou produits dont l'usage est proscrit aux mineurs par le code du travail.

- Les périodes de formation en milieu professionnel : elles entrent dans le cadre de la formation conduisant à un diplôme technologique ou professionnel. Ces périodes sont conçues pour permettre à l'entreprise de concourir à l'acquisition par les élèves de certains savoirs et savoir-faire définis dans les diplômes et qui ne peuvent être mis en oeuvre que dans le milieu professionnel. Dans le cadre de leur formation, les élèves peuvent être autorisés, dans les conditions prévues à l'article R. 234-22 du code du travail, à utiliser les machines ou appareils de production et effectuer les travaux interdits aux mineurs. Ils ne peuvent y accéder seuls.

Les établissements d'enseignement scolaire (écoles, collèges, lycées) peuvent organiser des visites d'information pour leurs élèves, quels que soient leur âge et leur classe. En revanche seuls les collèges et les lycées, dans le cadre de leur projet d'établissement, peuvent organiser des séquences d'observation (mini-stages) pour leurs élèves durant les deux dernières années de la scolarité obligatoire. Les stages ou les périodes de formation en milieu professionnel ne peuvent s'adresser qu'à des élèves qui suivent un enseignement alterné ou un enseignement professionnel. Les stages ne peuvent être proposés qu'à des élèves âgés de quatorze ans au moins. Dans tous les cas, les conditions d'encadrement des élèves doivent être précisées dans la convention signée entre l'établissement et l'entreprise ou l'organisme d'accueil en milieu professionnel.

Les modalités d'encadrement des élèves au cours des visites d'information et des séquences d'observation sont fixées par l'établissement d'enseignement scolaire, dans le cadre général de l'organisation des sorties scolaires. Pour les élèves des collèges et des lycées, il faut se référer à la circulaire n°96-248 du 25 octobre 1996, relative à la surveillance des élèves. Ces derniers peuvent être accueillis en milieu professionnel par classes ou groupes, voire individuellement. Toutefois, aucune visite individuelle ne peut être envisagée pour des élèves avant les deux dernières années de la scolarité obligatoire. Un encadrement doit leur être assuré en milieu professionnel.

Pour des séquences d'observation, des stages ou des périodes de formation, les élèves peuvent être accueillis en milieu professionnel, en groupe ou individuellement, sans être obligatoirement accompagnés d'un membre de l'équipe pédagogique. Sous statut scolaire, ils restent sous l'autorité de l'établissement d'enseignement et doivent faire l'objet d'un suivi de la part d'un enseignant et d'un tuteur en milieu professionnel. C'est l'établissement qui doit organiser le suivi des élèves et vérifier que les tâches qui leur sont confiées sont bien conformes à ce qui est prévu par la convention et veiller également à ce que les conditions dans lesquelles s'effectue leur contact avec le milieu professionnel ne mettent pas en cause leur sécurité.

Le suivi des élèves en entreprise concerne les professeurs de toutes les disciplines, aussi bien générales que professionnelles. C'est à cette occasion que sont réalisées les évaluations prévues dans le règlement d'examen de certains diplômes (baccalauréat professionnel ou BTS en particulier). Ce suivi est reconnu comme une activité pédagogique à part entière et, à ce titre, il est comptabilisé dans le service des enseignants. La répartition des visites se fait au prorata des heures d'enseignement assurées dans la classe concernée. Les professeurs touchent l'ISO pour le suivi des élèves y compris en stage, mais si les professeurs ont des frais, notamment de déplacement, ou si cela génère beaucoup de temps, alors il faut négocier le remboursement des frais de déplacement et des HSE.

La recherche de stage fait partie intégrante de la formation pour les élèves. C'est pour eux, l'occasion d'élaborer un CV, une lettre de motivation, de se présenter, de se vendre, donc en aucun cas le professeur ne doit se substituer au travail de l'élève dans cette démarche de recherche de stage. Lorsqu'un étudiant, après une réelle recherche, n'a rien trouvé, alors bien souvent il se retourne vers ses professeurs. Ces derniers, parce qu'ils ont suivi d'autres stagiaires les années précédentes, ont connaissance de lieux de stage potentiels et peuvent dès lors orienter l'élève. Enfin les professeurs peuvent toujours se rapprocher du chef des travaux qui lui aussi est en contact avec les entreprises.

Il n'y a donc pas de texte spécifique sur cette partie "recherche de l'entreprise d'accueil". Les seuls textes traitent des conventions établies conformément aux dispositions du décret n°2006-1093 du 29 août 2006 pris pour l'application de l'article 9 de la loi n°2006-396 du 31 mars 2006 ainsi que le décret n°2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages en entreprise. Il est vrai que ce dernier texte, qui prévoit que lorsque la durée du stage est supérieure à trois mois consécutifs celui-ci fait l'objet d'une gratification, devient le prétexte, pour un certain nombre d'entreprises, à ne plus vouloir prendre des stagiaires, d'où peut-être une volonté des établissements à confier cette recherche des terrains de stages aux professeurs !
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