MOUVEMENT SPECIFIQUE NATIONAL 2017 : CPGE

MOUVEMENT SPECIFIQUE NATIONAL 2017 : CPGE

Publié le 13-02-2017

Dernière modification le 17-02-2017

MOUVEMENT SPECIFIQUE NATIONAL 2017

COMPTE-RENDU DU GROUPE DE TRAVAIL : CPGE

Nominations et mutations en CPGE


Pour toute information sur le mouvement CPGE, l’accès à la Chaire supérieure ou l’avancement d’échelon, pour tout conseil, une seule adresse : prepa@snalc.fr

Le Groupe de travail (GT) sur les nominations en CPGE s'est tenu les 2 et 3 février 2017, il y a eu cette année 3200 candidats toutes disciplines confondues.
Les affectations proposées devront être confirmées et complétées début mars lors de la Formation Paritaire Mixte Nationale (FPMN).

Rappelons que les propositions d’affectation formulées lors du groupe de travail de février sont provisoires, la grande majorité d’entre elles – mais pas toutes – sont confirmées lors de la FPMN en mars. Il faut bien attendre la fin de la FPMN pour être sûr d’une affectation : des informations données par le Ministère ou sur IProf avant la tenue de la FPMN ont été démenties en FPMN. En outre, certains Collègues proposés en février n’ont pas encore été inspectés et leur confirmation sur le poste peut dépendre du résultat de cette inspection. Enfin, entre le GT et la FPMN, de nouveaux postes peuvent être déclarés vacants, en particulier à la suite de départs à la retraite déclarés tardivement.

Pour les postes déclarés vacants après la FPMN, les nominations ne peuvent être prononcées qu’en Affectation à Titre Provisoire (ATP) entre mars et septembre ; dans la majorité des cas, et après inspection, les Collègues en ATP se voient nommés définitivement lors de la FPMN de l’année suivante. Mais il leur faut absolument candidater de nouveau.

Précisons également que, pour un poste donné, une mutation est le plus souvent privilégiée devant une première affectation ; il est donc plus difficile d’avoir une première affectation dans des villes très convoitées telles que Paris et la région parisienne, Lyon, Aix-Marseille, Toulouse, Bordeaux…

Modalités de demande de nomination ou mutation en CPGE

Rappelons que la candidature sur SIAM est obligatoire, même pour demander la régularisation d’une Affectation à Titre Provisoire (ATP).
Nous avons posé la question du rôle du dossier papier qui est envoyé en "doublon" aux Inspections Générales : plusieurs nous ont répondu que ce dossier leur facilitait l’analyse des candidatures, surtout si cela permet d’apporter des informations complémentaires.
Tous les Inspecteurs Généraux ont recommandé de soigner particulièrement la rédaction et la présentation de la lettre de motivation (elle doit être la même en ligne et dans le dossier papier), elle reflète la qualité de la candidature, permet de préciser les vœux et établit souvent un premier contact entre l’Inspection Générale et le candidat. Dans tous les cas il faut saisir la lettre de motivation sur le serveur. Cette lettre doit comporter des éléments tangibles d’appréciation : activités pédagogiques, participation aux jurys de concours, formations académiques, dans un style sobre et sans emphase (une à deux pages).


Nous avons signalé aux responsables du Ministère que plusieurs collègues ont eu la déconvenue de voir leur CV ou lettre de motivation absents de leur dossier, avec la conséquence que leur candidature n’a pas été étudiée : même si ces collègues peuvent voir ces documents sur leur IProf, il est indispensable de VALIDER chaque étape de la procédure afin que ces pièces essentielles puissent être consultables par les Inspecteurs généraux. Il est très apprécié qu’au moins le dernier rapport d’inspection soit inséré en pièce jointe.
Lors du GT, il a été demandé au Ministère qu’un courriel de confirmation soit automatiquement envoyé aux collègues lorsqu’ils remplissent leur demande de candidature au mouvement spécifique, afin de pouvoir repérer et rectifier une erreur avant la fermeture de Siam.


Il est important de souligner de nouveau qu’il ne faut pas postuler uniquement sur les postes qui apparaissent vacants sur SIAM : certains sont occupés par un Collègue en affectation à titre provisoire, et dans un très grand nombre de cas ce Collègue est régularisé sur le poste. D’autres postes sont libérés par des mutations en chaîne, ou bien libérés ou créés tardivement (après la fermeture de SIAM).
Il est donc conseillé de se porter candidat sur tous les secteurs géographiques où l'on souhaite être nommé. Comme les années précédentes, les Inspecteurs Généraux ont insisté sur la nécessité de formuler des vœux géographiques larges, pour une première demande de nomination en CPGE, quelle que soit la discipline. Ainsi, certaines demandes de nomination ont été directement écartées parce qu'elles portaient sur des vœux trop limités.
Ainsi, nous conseillons à de jeunes collègues qui postulent pour une première nomination en CPGE de demander toute la France (DOM/TOM inclus ou exclus) afin de permettre à l’Inspection de les nommer là où elle en a besoin. Dans la mesure du possible les Inspections générales essaient de constituer les chaînes de mutations les plus longues pour fluidifier le mouvement. Quand un grand poste se libère, il entraîne plus de mutations que lorsqu’il s’agit d’un poste d’entrée dans la carrière. Nous invitons nos collègues à nous faire part de leurs souhaits de nomination ou mutation bien avant la phase de saisie des vœux afin que nous puissions, dans la mesure de nos compétences, les informer au mieux.

L'agrégation est nécessaire pour candidater, et posséder un doctorat est recommandé, voire quasi nécessaire dans certaines disciplines.

Rappelons le fonctionnement du Groupe de Travail : un ou deux Inspecteurs Généraux, en charge du mouvement dans leur discipline, présentent les nominations et les mutations projetées en précisant pour chaque poste les filières et niveaux que le Collègue nommé aura en charge, ainsi éventuellement que les changements de service induits à l’intérieur de l’établissement. Les représentants des personnels peuvent ensuite interroger l’Inspecteur Général sur la qualité des dossiers présentés par tel ou tel de leurs adhérents ou mettre l’accent sur des situations difficiles (en particulier séparation du conjoint).

On n’évoque donc, au cours de ce groupe de travail, que les professeurs qui sont nommés ou mutés, ainsi que les professeurs qui ne sont ni nommés ni mutés, mais qui ont envoyé une fiche syndicale nous permettant de demander à l’Inspection Générale l’avis qu’elle porte sur leur dossier et de défendre celui-ci.
Les cas des Collègues qui ne sont ni nommés ni mutés, et qui n’ont pas envoyé de fiche syndicale, ne sont donc pas évoqués et aucun avis sur leur dossier n’est émis.



Le Snalc a fait une déclaration liminaire

Citation:
Au moment où s’ouvrent les travaux en vue du mouvement spécifique des CPGE, le SNALC-FGAF rappelle qu’il a voté contre le dispositif PPCR au CTM, car il estime que le PPCR constitue une revalorisation en trompe- l'œil dont sont particulièrement victimes les professeurs agrégés.
Il refuse que, pour accéder à la classe exceptionnelle, les professeurs de chaire supérieure soient contraints de réintégrer le corps des agrégés et réclame l'instauration d'une classe exceptionnelle pour le corps des professeurs de Chaire supérieure, comme c'est le cas pour tous les autres corps de professeurs. Il demande que le dernier échelon de cette classe exceptionnelle atteigne la hors échelle Bbis à l'instar du corps des IA-IPR.

Concernant le GT du mouvement spécifique CPGE, Le SNALC-FGAF remercie les services du Ministère qui ont donné cette année aux représentants syndicaux un accès à la base ACDI et qui ont communiqué les documents de travail 72h avant les GT. Cela a facilité le travail des commissaires paritaires.

En ce qui concerne leur rémunération, malgré le maintien du décret de 1950, les professeurs exerçant en CPGE ont vu le calcul de leur rémunération modifié :
• nous déplorons la suppression de la majoration de 10 % des HSA, HSE et HI pour les professeurs agrégés hors classe qui assurent tout leur service en CPGE.
• nous demandons par ailleurs que les rectorats appliquent uniformément la législation, conformément à la lettre circulaire du 9 octobre 2015, ainsi qu’au courrier du 7 novembre 2016 adressée par la Direction générale RH aux recteurs. Il est toujours éprouvant, pour des personnels, de se battre pour faire valoir ses droits.

En ce qui concerne leurs conditions de travail, certains professeurs sont de plus en plus confrontés à des pressions locales, rendues possibles par le flou qui persiste non seulement autour du calcul des ORS, mais aussi lors de leur affectation.
Notamment pour les filières scientifiques où la nature du poste détermine le service, nous demandons que l’arrêté de nomination porte mention des services des professeurs afin d’éviter les déconvenues lors de la prise de poste.
Dans le même esprit nous demandons que les professeurs de chaire supérieure reçoivent un nouvel arrêté d’affectation lors de leur promotion à ce grade.

Nous souhaitons que les postes spécifiques comportent 2 ou 3 heures supplémentaires, de façon à passer sans encombre le cap éventuel d’une baisse temporaire du nombre d’étudiants que les professeurs ont en charge. Des postes comportant un service de 8 ou 9 heures, ou parfois même inférieur à 8 heures en CPGE, sont trop fragiles.

Nous souhaitons que le maximum de 48 élèves pour l’effectif d’une classe de CPGE ne devienne pas une norme pour certains rectorats, alors que les conditions de travail y sont alors difficiles aussi bien pour les étudiants que pour les enseignants. Nous déplorons de plus que l’effectif de certaines classes soit limité à 24, alors que le vivier de candidats est plus important.

Particulièrement attaché au système des CPGE, le SNALC-FGAF entend rester mobilisé et attentif sur les questions de rémunération et de définition des statuts des professeurs de CPGE.



Réponse du Ministère : lorsqu’il y a distorsion entre les services attribués par le Proviseur et l’affectation par l’Inspection générale, le Collègue doit se tourner très vite vers les services du Ministère et l’Inspection générale.
A la demande insistante des représentants syndicaux, le ministère va réfléchir à la solution de joindre à l’arrêté une annexe précisant au rectorat les filières et niveaux d’affectation (l’arrêté, lui, ne pourrait pas comporter ces indications pour des raisons juridiques).


Commentaires par discipline

En Sciences et Techniques Industrielles, M.PERROT présente le mouvement, qu’il déclare difficile.
Il y a eu 38 postes à pourvoir, 140 candidats, dont 69 ont obtenu un poste (privé ou public, provisoire ou définitif). Au moins huit postes devraient être déclarés vacants d’ici la FPMN de Mars.
Pour une 1ère affectation en CPGE (jeunes collègues ou plus anciens venant du secondaire ou de BTS), la plupart des enseignants ont été proposés en affectation provisoire pour un an (ATP), afin de pouvoir y être inspectés en 17-18 par l’IG ; ils seront probablement confirmés pour la rentrée 2018.
M Perrot soutient la demande des représentants syndicaux : que le service (filière, niveau) soit précisé sur l’arrêté de nomination.
Il est souhaitable de doubler la candidature SIAM avec un courriel adressé à l’inspection générale, avec les documents en PJ. M Perrot a appelé tous les candidats avant de leur proposer une affectation.
Les vœux sont souvent très ciblés géographiquement, ce qui dessert la candidature. Certains postes se sont ainsi trouvés sans candidature valable, et seront attribués en ATP à des collègues déjà dans l’académie.
Les candidatures sont examinées poste par poste, les professeurs déjà en CPGE sont prioritaires par rapport à une première nomination.
Pour une première affectation en CPGE sont pris en compte : le dossier scientifique (ENS, rang d’agrégation, thèse), le rayonnement dans la discipline, et la mobilité (dont M Perrot déplore la faiblesse cette année)
L’avis du Proviseur n’est pas pris en compte, en revanche celui d’un IPR l’est.


En Anglais, 34 postes étaient ouverts au mouvement cette année, contre 42 l'année dernière ; 17 postes ont été libérés par des enchaînements de mutation ; pour les 183 candidatures, dont deux retours de disponibilité, il y a eu 21 mutations et 26 premières affectations satisfaites.
La lettre de motivation est un élément important du dossier, elle permet de juger du parcours et de la posture du candidat. Elle est semble-t-il parfois en décalage avec le CV. Le candidat doit veiller à mettre son CV i-Prof à jour : l’Inspection générale s’attend à une cohérence des deux informations. Les nominations se font en fonction du parcours professionnel, ainsi que de la valeur pédagogique attestée par un rapport d'inspection.
Quelques postes n’ont pas pu être pourvus par un manque de candidatures assez solides sur ces postes.

En Histoire-Géographie il y avait cette année 21 postes à pourvoir, contre 20 l'année dernière. 250 dossiers cette année (288 en 2016), l’inspection générale est satisfaite de constater que les candidatures sont mieux ciblées. Cette année il y a eu beaucoup plus de postes de géographie que les autres années.
Vu le nombre très restreint de postes, de nombreux très bons dossiers n'ont pu être satisfaits. Le contexte est très tendu, l'Inspection générale encourage les candidats à renouveler leur candidature : plusieurs échecs ne remettent nullement en question une future nomination. Elle privilégie l’adéquation la meilleure entre le profil et chaque poste.
La priorité a été donnée aux collègues en place, à ceux qui ont rendu des services à l'institution ou subi des suppressions de poste. Les critères principaux sont l'excellence pédagogique (caractérisée par une ou des inspections réussies par un IG ou un IA-IPR), un dossier scientifique conséquent, évalué collégialement, comprenant de préférence une thèse de doctorat qui peut être qualifiée par le Conseil National des Universités (CNU) et obligatoirement des publications, des activités pédagogiques et scientifiques (formation continue, cours dans le Supérieur). Les dossiers des stagiaires ne sont pas examinés, une expérience riche dans le secondaire est requise.


En Mathématiques, il y avait cette année à pourvoir 30 retraites confirmées - contre 33 en 2016 et 29 en 2015 -et il y a eu 11 ouvertures de poste (dont 3 d’informatique), 2 fermetures (l’IG ayant été attentive aux situations des collègues sur ces postes).
420 demandes (en augmentation de 16% par rapport au mouvement précédent), 393 demandes de première affectation. Parmi ces derniers, 124 candidats ont soutenu leur thèse et 51 candidats ont une thèse en cours. Le mouvement n’est pas encore complet, il y a une dizaine de départs à la retraite qui sont connus sans avoir été confirmés.
L’IG a proposé 103 « chaînes », 59 chaînes sont constituées d’un seul maillon qui correspond à une régularisation d’affectation à titre provisoire. Il y a 32 entrants, 27 ont soutenu leur thèse et 2 sont en cours de thèse. Un stagiaire, avec un rang d’agrégation à un chiffre, peut être nommé en prépa, mais cela reste exceptionnel. Pour une première affectation, les préférences de classe ne sont pas prises en compte.
Pour une mutation, les nécessités familiales sont considérées avec attention, mais il est souhaitable de faire des vœux larges de type de classe.
Critères :
La lettre de motivation est très importante, elle doit présenter les points forts de la candidature sans être un catalogue détaillé. Les IG rappellent de ne pas tenir compte des postes vacants publiés, des postes peuvent se retrouver libérés par des retraites tardives ou des mutations en chaîne. Il faut faire des vœux géographiques larges, surtout pour une première affectation, il arrive que l’IG contacte directement un enseignant pour lui demander d’étendre ses vœux. L’IG regrette que beaucoup de collègues, qui souhaitent expressément un poste dans un lycée X, attendent 15 ans dans un lycée Y.
L’IG demande qu’un enseignant reste au moins trois ans sur un poste avant de demander un nouveau poste en CPGE (sauf circonstances particulières).
Une thèse ou un M2 est un élément important du dossier : pour les jeunes entrants elle est quasi obligatoire ; elle doit être soutenue, la date de soutenance doit être précisée dans la lettre de motivation, l’IG ne veut pas que la thèse soit abandonnée en cours de route en cas de nomination en CPGE.
Le rang d’admission à l’agrégation est important ainsi que l’aptitude à assumer le métier devant élève.
En mathématiques, des compétences en informatique sont un attendu fort.
Le dossier d’un candidat déjà dans l’établissement n’a pas de priorité par rapport aux dossiers venant de l’extérieur.
L’IG garde la mémoire des demandes des années précédentes, lorsqu’on a un bon dossier il faut persévérer dans les demandes.

En Lettres, M. le doyen RAUCY présente rapidement le mouvement très restreint cette année (42 postes dont 20 régularisations). Rappelons les critères pour une première nomination en CPGE. Depuis quelques années on assiste à une augmentation des demandes et à une hausse considérable du niveau des candidats. Beaucoup de jeunes candidats, normaliens, titulaires d’une thèse, souvent publiée, qualifiés par le CNU au grade de maître de conférences se présentent au mouvement. Il en résulte une concurrence entre de très bons candidats qui souvent postulent dans les académies limitrophes de Paris ou les très grandes villes. Nous rappelons qu’il est inutile de candidater sur des villes ou des lycées précis : l’Inspection Générale téléphone aux candidats pour leur demander s’ils sont d’accord pour prendre tel ou tel poste. Il convient de ne demander que des académies (seul obstacle administratif à une nomination qui se passe hors barème). Or les critères académiques ne suffisent pas et il faut aussi justifier d’une excellence pédagogique en produisant un rapport d’inspection. La première démarche consiste donc à se faire inspecter : par un IA-IPR (de préférence en lycée) ou directement par un IGEN. La demande d’inspection par un IGEN peut se faire sans passer par la voie hiérarchique et vous pouvez écrire directement au secrétariat du Doyen mais toutes les demandes ne peuvent pas être satisfaites. L’un de nos rôles, en tant que commissaires paritaires, est de signaler particulièrement à l’attention de l’Inspection certains dossiers saillants qui sont en retard d’inspection. Des IA-IPR peuvent tout à fait être dépêchés par l’Inspection Générale pour une inspection ad hoc. L’inspection ne nomme que des collègues qui ont déjà eu une expérience d’enseignement dans le secondaire sans critère d’âge mais privilégie, pour une entrée dans la carrière, des candidats encore jeunes. Des collègues plus âgés, qui ont déjà assuré un service partiel en CPGE ou des remplacements font cependant exception. L’agrégation interne n’est pas en soi un obstacle à qualifications académiques équivalentes. Un conseil surtout : il est impératif de demander tout type de poste dans n’importe quelle académie pour une entrée dans la carrière. En ce qui concerne les mutations de collègues déjà en poste, nous déplorons le faible nombre de postes réellement offert au mouvement mais avec seulement 22 postes, il est difficile de constituer de longues chaînes. Certaines académies n’offraient aucun poste vacant cette année.

En Sciences de la Vie et de la Terre, le mouvement a été très restreint. La plupart des postes à pourvoir étaient en fait des régularisations, seuls deux nouveaux postes ont été mis au mouvement.
Rappelons que l'Inspection Générale de SVT insiste sur la nécessité de ne pas poser sa candidature en fonction des postes vacants et d'émettre des vœux géographiques les plus larges possibles. La priorité va d'abord aux enseignants déjà en BCPST qui demandent une mutation. Les critères retenus sont principalement la solidité du profil scientifique, la réussite dans le poste précédemment occupé (notamment au travers des rapports d'inspection) et le déroulé de carrière, c'est-à-dire l'adéquation du poste à la carrière déjà effectuée.

En Physique-Chimie, MM OBERT (doyen) et JEAUFFROY ont présenté le mouvement.
Seulement 30 postes vacants suite à retraites (21), nomination comme IG,.., et 5 ouvertures de classes (6 postes créés).
52 postes, attribués à titre provisoire à la rentrée 2016, ont donné lieu à régularisation : débutants en ATP pour leur 1ère affectation en CPGE (15), affectations tardives après la FPMN de mars 2016, étiquetage tardif de poste.
131 professeurs ont bénéficié de mutation ou nomination (dont 11 en ATP) lors de ce mouvement.
Il reste une dizaine de postes qui devraient être déclarés vacants d’ici mars 2017.
Il ne faut pas hésiter à candidater « en aveugle », sans être certain qu’il y ait un poste de libre car la grande majorité des postes pourvus sont devenus vacants par enchainement de mutations. De beaux postes ont été attribués à de jeunes enseignants car il n’y avait pas de candidats déjà titulaires en CPGE. Il est à noter un nombre important de professeurs venant de l’enseignement supérieur parmi les candidats.
Les critères retenus restent très classiques : rang à l’agrégation, travaux de recherche, thèse, importance de l’inspection, adéquation entre le profil et le type de poste et de classe. Une expérience dans le métier d’ingénieur est appréciée. La règle est de rester au moins 3 ans sur un poste, elle peut être dérogée en cas de situation personnelle difficile.
L’Inspection Générale effectue un classement des candidatures, celui-ci va de A à D, et, s'il est basé au départ sur le rang d'agrégation et le diplôme de troisième cycle, il peut évoluer d'une lettre ou même deux vers le haut ou vers le bas en fonction du résultat des inspections et de la réalisation de suppléances. Cette année encore, beaucoup d'excellents candidats chimistes n'ont pas pu obtenir de poste ou de mutation.
L’Inspection générale insiste sur l’importance de la lettre de motivation qui doit, en particulier, faire ressortir clairement les situations difficiles (comme les rapprochements de conjoints par exemple).
En réponse à une question sur la possibilité de positionner quelques jeunes agrégés afin qu’ils puissent assurer des suppléances en CPGE, M Obert répond que la situation est très tendue en physique-chimie (et elle ne va pas s’arranger avec la réforme du collège qui nécessite 700 postes en PC) : la discipline est passée de 480 contractuels en octobre 2015 à 1500 en janvier 2017… M Obert n’accepte de déplacer un professeur agrégé du secondaire vers une suppléance en CPGE que s’il trouve un « bon » contractuel pour assurer la suppléance de l’agrégé.

En Italien, un poste a été mis au mouvement à Lille, le second est une régularisation et concerne l'Histoire de l'art. Parmi les 19 candidats, l'Inspection Générale a remarqué plusieurs candidatures de grande valeur. Le classement sur le poste se fait en fonction du parcours universitaire, de la connaissance du système éducatif français ainsi que de la richesse de l'expérience pédagogique. L’Inspectrice Générale souligne qu’en plus de la qualité de l’exigence intellectuelle face aux étudiants, les enseignants devaient rayonner et faire " vivre " le poste.
Certaines candidatures étaient prématurées car elles ne comportaient pas suffisamment d’années d’enseignement.

En Allemand, il y avait 100 candidats, l’un venant de l’université, pour 13 postes au mouvement ; 5 professeurs ont profité de chaînes de mutations.
Les critères principaux sont la priorité aux mutations par rapport aux premières affectations, la qualité du dossier pédagogique, l’expérience dans le secondaire riche et si possible diversifiée (pas de nomination de stagiaire) : pas de nomination de professeur qui n’aurait pas été vu en situation de classe par un IG ou un IA-IPR. La qualité du dossier scientifique (Doctorat, ENS, publications…) est un élément important également. Cette année, l’Inspection générale a préféré satisfaire le premier vœu quand c’était possible. Elle insiste sur la nécessité d’émettre des vœux géographiques larges, il est notamment très difficile d’entrer à Paris pour une première nomination ; il faut également ne pas être en cours de thèse.

En Arabe : pas de poste cette année.

En Espagnol : 10 postes pour 91 dossiers, dont d’excellents dossiers. Les candidatures sont examinées poste par poste selon la nature de celui-ci, d’où l’intérêt de faire des vœux larges. Le parcours professionnel (qualités pédagogiques validées par inspection) et les diplômes obtenus sont les critères de choix. La lettre de motivation doit être soignée et cohérente avec le curriculum et les vœux géographiques. L'Inspection générale peut aussi être sensible au nombre de candidatures, qui dénote une motivation certaine.

En Portugais : 1 poste à pourvoir en Guyane, mais aucun candidat.

En Sciences Economiques et Sociales, le mouvement a été très contraint : 8 postes cette année dont 4 régularisations, et beaucoup de candidats de très grande qualité. Les collègues déjà en poste sont privilégiés dans le mouvement. L'Inspection Générale a insisté sur l'importance des qualités scientifiques (rang à l'agrégation, ENS, diplômes universitaires comme doctorat, publications) et pédagogiques (signalés par de bons rapports d'inspection). De manière générale, les postes en B/L sont attribués avec une légère priorité sur les critères scientifiques alors que ceux en ECE privilégient un peu les aspects pédagogiques.

En Economie et Gestion M HENRIET a présenté rapidement les différentes filières accessibles aux professeurs d’Eco Gestion : ECT, ECP (expérimentation), ATS, ENS D1 ou D2, DCG.
Dans chaque filière, il faut une adéquation forte entre la candidature et le profil du poste à pourvoir (économique, juridique, gestion financière, comptabilité, informatique).
L’agrégation est obligatoire. L’inspecteur général a regretté que les dossiers de candidatures soient souvent incomplets, certains collègues ont eu des difficultés pour postuler sur des postes qui n’étaient pas déclarés vacants.
Il est souhaitable d’envoyer par courriel son dossier avec les documents en PJ à l’inspection générale, en parallèle de la candidature sur SIAM qui reste obligatoire.
Il faut à la fois un bon niveau scientifique (rang d’agrégation, thèse, publications, expérience professionnelle) et des qualités pédagogiques avérées par des rapports d’inspection.

Cette année il y a eu une quinzaine de postes libérés par des départs en retraite, 6 postes créés (ATS et DCG), il restait quelques postes vacants de l’année précédente (sur lesquels des collègues avaient été nommés provisoirement). Grâce aux mutations en chaîne, cela a conduit à 42 nominations définitives dont 6 régularisations d’ATP (affectation à titre provisoire), réparties en 35 DCG, 2 ATS et 5 ENS.
Il reste quelques postes vacants qui seront pourvus soit lors de la FPMN début mars, soit en ATP ensuite.


En Philosophie, M. le doyen Paul MATHIAS présente le mouvement académie par académie. Celui-ci est particulièrement restreint puisque, sur les 22 postes, 10 sont en réalité des régularisations. 1 poste n’est pas pourvu pour des raisons de réorganisation des services. Les critères de recrutement sont inchangés : un bon rang d’agrégation (externe ou interne), une thèse, des publications, de l’engagement professionnel et l’excellence pédagogique constatée par un rapport d’inspection. La première démarche consiste à faire reconnaître ses compétences par un IA-IPR ou un IGEN. Contrairement à d’autres groupes, l’Inspection Générale de philosophie ne nomme que des collègues déjà pourvus d’une solide expérience dans le secondaire et ne recrute pas au sortir de l’agrégation. Elle propose d’abord un service partiel en CPGE, puis fait évoluer les services jusqu’à confier un temps plein qui comprenne une khâgne. Il faut donc suivre patiemment le cursus honorum et accepter souvent de s’éloigner de Paris. Le SNALC a, une fois de plus, mis en garde l’Inspection contre cette pratique qui tend à fragiliser les postes spécifiques en confiant aux collègues des demi-postes.

Pour toute information sur le mouvement CPGE, l’accès à la Chaire supérieure ou l’avancement d’échelon, pour tout conseil, une seule adresse : prepa@snalc.fr

Les commissaires paritaires nationaux
chaires supérieures