Remplacement dans le premier degré : Une mise au point s’impose

Remplacement dans le premier degré : Une mise au point s’impose

Publié le 27-04-2017

Dernière modification le 11-02-2018

Remplacement dans le premier degré : Une mise au point s’impose

La circulaire 2017-050 du 15 mars 2017, relative à l’amélioration du dispositif de remplacement est déjà en ligne alors que le décret relatif à l’exercice des fonctions de remplacement des enseignants du premier degré n’a pas encore été publié et a été discuté en CTM le 22 mars.

La circulaire commence par « La continuité du service public nécessite que tout enseignant absent soit remplacé ». Après lecture, Il aurait été plus adéquat de commencer par cette citation de Coluche : « Ecrivez-nous de quoi vous avez besoin on vous expliquera comment vous en passer ».


BD/ZIL
La circulaire annonce la future disparition de la distinction des zones de remplacement en fonction des catégories d'absence. Le recours aux BD ou aux ZIL de manière indifférente, existe parfois déjà mais cela ne résout en rien le problème du manque de remplaçants à l’échelle départementale.

Si le projet de décret, précise que l’arrêté d’affectation des remplaçants indique l’école de rattachement, il introduit la notion de service de rattachement. Il élargit également la notion de rattachement administratif à la commune où est implanté l’école, l’établissement ou le service. Il reprend en fait, la rédaction du décret 99-823 du 17 septembre 1999, relatif à l’exercice des fonctions de remplacement dans le second degré.

Pour autant le décret indiciaire 89-825 du 9 novembre 1989, relatif à l’attribution de l’ISSR, parfaitement en vigueur, est d’une grande clarté : « L'indemnité prévue (...) est due aux intéressés à partir de toute nouvelle affectation en remplacement, à un poste situé en dehors de leur école ou de leur établissement de rattachement. »
De fait, contrairement aux bruits de couloirs colportés pour affoler, rien ne change dans la prise en charge de l’ISSR pour les collègues remplaçants. La même rédaction entrainant les mêmes effets, tout collègue remplaçant du premier comme du second degré en remplacement de courte durée touche bien l’ISSR à partir du moment où il sort de son école de rattachement.

FORMATIONS
Sans gêne, pas de plaisir ! Après les rythmes épuisants et les réunions en tous sens, le ministère vous invite aux formations hors temps scolaire ! On imagine les pressions qui seront exercées sur les collègues pour qu’il acceptent « volontairement » de venir pendant les vacances.
Les jurys et préparations d’examen, quant à eux, « seront organisés de préférence le mercredi après-midi » !

ABSENCES PERLÉES
L’idée est de « ficher » les collègues « habitués du genre » pour anticiper leurs absences ou les un accompagner. Ce fichage, sans avis de la CNIL a été dénoncé par le SNALC qui a par ailleurs rappelé le besoin urgent d’une vraie médecine du travail, nécessaire à une réelle « prise en compte du mal-être professionnel ».
Qui plus est, on laisse sous-entendre ici, que les professeurs sont en partie responsables des difficultés de remplacement. Et ça, c’est très dérangeant.

CHARTE pour informer les parents
À défaut de trouver un professeur pour remplacer un collègue absent, on va trouver une personne (encore le directeur d’école) pour l’annoncer aux parents. Cela ne permettra en rien de remédier aux problèmes de remplacement.

Le SNALC a donc voté CONTRE le projet de décret relatif à l’exercice des fonctions de remplacement des enseignants du premier degré.

Répartition des élèves : STOP à l’hypocrisie !

Il est du devoir du directeur d’école de trouver les moyens nécessaires à l’accueil des élèves lors de l’absence d’un collègue.
Mais il est aussi de sa responsabilité d’assurer la sécurité dans l’école et de prendre les bonnes décisions en cas de risques. Le directeur doit donc faire un choix entre le nécessaire et l’indispensable. On trouvera ainsi facilement le responsable d’une répartition malheureuse des élèves en cas d’accident puisqu’on impose aux collègues de remédier au manque de personnel et d’enfreindre les règles essentielles de sécurité.

Le SNALC a ainsi soulevé, lors du CTM, le problème du non remplacement engendrant une situation mettant en péril les règles de sécurité (plus de 40 élèves dans une salle de classe). Dans le premier degré, l’hypocrisie généralisée consiste à renvoyer les élèves de façon informelle, avec un accord tout aussi informel du secrétariat de l’IEN. Cela arrange le système, mais pas les adjoints et encore moins les directeurs. Le SNALC a proposé que le directeur, en l’absence de remplaçant, ait la possibilité de solliciter officiellement les parents en capacité de s’occuper de leur enfant pendant la journée.

Christophe GRUSON, responsable national SNALC premier degré, premierdegre@snalc.fr
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