BACCALAURÉAT : ÉVOLUTION OU RÉVOLUTION ?

BACCALAURÉAT : ÉVOLUTION OU RÉVOLUTION ?

BACCALAURÉAT :

ÉVOLUTION OU RÉVOLUTION ?



Par Jean-Rémi GIRARD, vice-président du SNALC,
Article publié dans la QUINZAINE UNIVERSITAIRE - #1411 - DÉCEMBRE 2017



Le SNALC a été reçu le 21 novembre dernier par la commission présidée par Pierre Mathiot, qui doit rendre un rapport sur une réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique.

C’était un échange comme il y en existe assez peu au Ministère de l’Éducation nationale. D’habitude, tout est très contraint. Là, nos interlocuteurs ont privilégié la réflexion collective, les questions sans tabous, et semblaient soucieux de prendre en compte le maximum de paramètres pour ne pas faire, à l’arrivée, de grosses bêtises. Il faut dire que le dossier du bac est miné : monument national, rite de passage, le bac est souvent le point sur lequel achoppe toute réforme du lycée.

Le SNALC avait l’avantage d’arriver avec un projet complet (lycée général, lycée technologique, bac), ce qui visiblement était une première dans cette concertation. Les échanges ont ainsi pu être précis, argumentés, et nous avons senti que plusieurs de nos propositions semblaient vivement intéresser la commission. Pierre Mathiot a évoqué un certain nombre de possibilités pour voir comment nous réagissions face à celles-ci (parfois, ce fut vif !), mais pour le moment, rien n’est acté. Méfiez-vous donc de la désinformation : certaines organisations syndicales semblent confondre pistes de travail (souvent vite abandonnées) et projet gravé dans le marbre.

Bien entendu, le SNALC, en sus de ses propositions, a posé plusieurs lignes rouges (voir encadré), qui constituent pour nous des fondamentaux à ne remettre en cause sous aucun prétexte. Nous sommes aussi —et avant tout — là pour protéger nos collègues et leurs conditions de travail. Même si l’échange a été fructueux, nous restons toujours prudents, et ne jugerons la réforme qu’à partir du moment où nous aurons le texte sous les yeux (la dernière réforme du collège, par exemple, était bien différente à l’arrivée par rapport aux jolies annonces diplomatiques faites en amont par le directeur de cabinet de l’époque). Par ailleurs, nous ne jugeons une réforme qu’au travers du regard de nos adhérents.

C’est pourquoi la quasi totalité des professeurs du second degré du SNALC (hors lycées professionnels, qui seront abordés dans une autre concertation) a reçu un questionnaire électronique, pour que notre avis soit bien conforme à votre avis. Demandez à vos collègues syndiqués ailleurs s’ils ont eu eux aussi la chance de s’exprimer en direct. Au SNALC, cette chance, vous l’avez.





LES LIGNES ROUGES DU SNALC


- Refus d’une réforme qui ne permet pas de réels choix en fin de 3e.

- Refus d’une réforme qui sert à dissimuler des suppressions de postes. Aucune discipline, aucun collègue ne doit se sentir lésé.

- Pour entraîner notre adhésion, les questions d’horaires et de conditions de travail sont incontournables.

- Refus d’un lycée « modulaire » qui reviendrait à fusionner voie générale et voie technologique.

- Le SNALC est attaché au maintien des 3 voies de formation.

- Si les épreuves terminales ne sont pas prises en compte dans l’orientation, le SNALC s’oppose à l’introduction du contrôle continu dans l’obtention du bac.

- Refus de toute épreuve pluridisciplinaire artificielle ainsi que de l’introduction d’un horaire pluridisciplinaire
dans le parcours des élèves.






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