La classe exceptionnelle, c’est simple !

La classe exceptionnelle, c’est simple !

Publié le 18-12-2017

Dernière modification le 19-12-2017

La classe exceptionnelle, c’est simple !


En cette veille de fête, faites-vous offrir une classe exceptionnelle ! Un cadeau à portée de main, un rêve en clic, un geste simple pour devenir riche…

Dès le 8 décembre, alors que les connexions se multipliaient sur I-prof pour candidater à la fameuse classe exceptionnelle, les sollicitations des collègues auprès du SNALC pour obtenir des explications se multipliaient également. Il faut dire qu’atteindre une « Classe Exceptionnelle », ça en jette ! Tout le monde en veut une pour Noël. En réalité, doit-on le rappeler, cette promotion dont le nom résonne comme une distinction, ne sera réellement intéressante que pour les 3 derniers chevrons de la « super classe » réservée finalement à très peu de collègues. On peut même se demander si l’interprétation du « exceptionnel » ne relève finalement pas plus du nombre d’heureux élus que de l’appréciation de leur mérite.

Ce qui est en revanche exceptionnel, c’est cette simplicité dans la mise en place de la promotion. Quoique… Si pour certains ce fut très facile de candidater, pour d’autres il a fallu s’armer de patience.

La première difficulté réside déjà dans la compréhension de l’arrêté du 10 mai 2017 qui présente la liste des fonctions dites particulières. Ce texte nécessite une lecture très attentive de la part des candidats, car si la promouvabilité des directeurs d’écoles en fonction pendant 8 années ne laissait aucun doute, certains professeurs non moins méritants n’avaient pas tout à fait quant à eux la certitude d’être concernés par cette liste. Rappelons d’ailleurs que le SNALC a voté contre le PPCR, et qu’il a tout fait pour élargir le vivier des fonctions.

Après avoir enfin compris – compris qu’on ne savait toujours pas si oui ou non on était promouvable - il fallait comprendre que deux campagnes était prévues cette année ; la première campagne « de rattrapage » qui aurait dû se tenir en 2016-2017 avec des promotions prenant effet au 1er septembre 2017 et la seconde au printemps 2018 avec des promotions prenant effet au 1er septembre 2018. Ainsi certains candidats se retrouvent promouvables à partir de la première campagne, d’autres ne le seront qu’à partir de la seconde en fonction de leur échelon ou de leur affectation cette année. En effet, l’accès se fait à échelon différent soit au titre du parcours carrière soit au titre des fonctions particulières, tout cela dans des proportions différentes. Il faut donc prendre en compte qu’en avril la situation d’une partie des agents aura forcément changé.

Pour faciliter les choses – heureusement - un message d’avertissement de la promouvabilité des collègues a été envoyé par l’administration… Malheureusement ce dernier n’a pas forcément été lu par les promouvables puisque bon nombre de collègues ne lisent pas leur messagerie I-prof ou leur messagerie électronique, ce qui est regrettable. Il fallait aussi tenir compte du fait que l’administration se trouve, dans certains cas, dans l’incapacité de retracer le cursus professionnel de ses agents et que, de fait, le message annonçant la bonne nouvelle n’a pas toujours été envoyé. À l’inverse, dans certaines autres académies, le message semble être arrivé à des personnes non promouvables…

Pour savoir s’il était nécessaire de s’inquiéter d’être averti sans raison ou non averti à tort, il a fallu vérifier les informations des collègues sur I-prof. Mais là aussi, ce ne fut pas simple : dans certaines académies, la plateforme était inaccessible, dans d’autres elle n’était pas du tout mise à jour, ailleurs encore tous les professeurs se sont vu attribuer une note administrative de 6/20 (note administrative absurde puisqu’inexistante dans le premier degré) bloquant tout le système pour une raison inconnue. Certains promouvables cumulant près de 20 ans de fonctions particulières, nous ont rapporté qu’I-prof ne mentionnait aucune de leurs affectations sans qu’ils puissent modifier quoi que ce soit. En effet la bascule informatique de 1990 a totalement supprimé toute trace d’affectation dans les bases de données. Bref, à quelques jours de la fin de la saisie, certains ne pouvaient toujours pas valider leur demande sur i-plouf !

Seule alternative, se tourner vers les DSDEN qui, débordées par des informations rectorales ou ministérielles journalières et submergées par des milliers d’appels sur la question nécessitant des saisies incessantes sur AGAPE, ont fini même parfois par inciter les collègues à se tourner vers le SNALC pour obtenir les réponses !
Avant une seconde phase début 2018 qui s’annonce aussi ubuesque, nous attendons avec impatience l’application du barème et nous surveillerons de près les critères selon lesquels sera attribuée l’appréciation du DASEN…

Christophe GRUSON
Responsable national SNALC premier degré
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