PETITE VICTOIRE POUR LE CHANT CHORAL EN COLLÈGE

PETITE VICTOIRE POUR LE CHANT CHORAL EN COLLÈGE

PETITE VICTOIRE POUR

LE CHANT CHORAL EN COLLÈGE


Par Sophie GREBERT et Jean-François BERTHELOT, professeurs d’éducation musicale, académie de Toulouse
Article publié dans la QUINZAINE UNIVERSITAIRE - #1412 - JANVIER 2018




Grâce à l’action du SNALC, le chant choral en collège va être reconnu comme un enseignement dès la rentrée 2018, au même titre que les options latin et grec.

ENFIN ! UNE RECONNAISSANCE POUR TOUT LE TRAVAIL ACCOMPLI PAR NOS COLLÈGUES.




Qui n’a jamais entendu protester contre l’absence des élèves à cause d’une répétition musicale ? Ces récriminations ne deviendront peut-être qu’un lointain souvenir…

Le ministre n’a cessé, depuis sa venue rue Grenelle, de promouvoir notre matière, la musique : tout d’abord avec « la rentrée en musique », puis avec la volonté d’avoir « une chorale du CP au lycée ». Son dernier souhait : « la création d’un enseignement de chant choral dans le cadre des enseignements facultatifs au collège dans la limite de 72 h annuelles ».

Au vu des nombreux problèmes rencontrés dans la mise en oeuvre de la chorale et au niveau de la rémunération, l’idée était alléchante. Malheureusement, elle était aussi perverse : le texte d’origine n’assurait
pas un temps hebdomadaire de travail face aux élèves, ni un nombre d’heures minimum. Les chefs d’établissement pouvaient de ce fait, organiser le temps alloué comme ils l’entendaient.

Avant de se prononcer au Conseil Supérieur de l’Éducation, le SNALC a, comme à son habitude, interrogé sa base d’adhérents via un questionnaire dont les réponses ont été portées à la connaissance du Ministère. Le SNALC remercie les participants qui ont bien voulu y répondre, votre avis est capital.

Selon vos retours, avec l’apparition des IMP et la réforme des collèges, le nombre de chorales ainsi que l’utilisation d’heures fléchées dans la DGH ont baissé, le tout avec un impact direct sur la rétribution. Il est intéressant de noter que plus de la moitié d’entre nous (53 %) ne considère pas être payé à la hauteur de sa charge de travail (d’ailleurs peu reconnue à sa juste valeur). L’enquête a aussi montré une rémunération très disparate, ainsi qu’une utilisation détournée des IMP : ces dernières devraient être uniquement réservées pour des missions particulières (décret 2014-941 du 20 août 2014) et non pour des actions devant élèves. Par ailleurs, votre position sur la proposition du Ministère était très mitigée : 41 % estimaient la proposition pertinente voire très pertinente, alors que 40 % considéraient qu’elle ne l’était pas.

L’enquête ayant permis d’être au plus près de vos attentes, le SNALC a pu formuler plusieurs propositions et voter sereinement lors du dernier Conseil Supérieur de l’Éducation. Suite aux discussions, sur la proposition finale de « 72 h annuelles dont une heure hebdomadaire » le SNALC a voté POUR - SUD, FO et la FCPE se sont abstenus ; le SGEN-CFDT a refusé de voter. Le SNALC a également fait voter un voeu pour que l’heure hebdomadaire, fléchée dans la DGH, puisse avoir lieu sur la pause méridienne.

Nous savons combien les professeurs travaillent sans compter le temps passé à monter des projets qui ravissent les jeunes. Le SNALC salue ce dévouement et se bat pour que les conditions de travail soient améliorées. Ce texte, nous l’espérons, donnera le choix aux collégiens de suivre, en plus de l’enseignement musical obligatoire, un enseignement facultatif de chant choral.

Le SNALC souhaite que cette évolution soit poursuivie dans les lycées (Les jeunes sont très demandeurs d’avoir accès à un enseignement musical dans leur cursus). Nous appelons de nos voeux une réflexion solide qui valorisait le travail accompli par nos collègues (créations et répétitions) et que la pratique d’orchestre soit enfin favorisée.


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