Orientation en fin de 3e

Orientation en fin de 3e

Repères pour l’orientation
à destination des professeurs principaux de 3ème



Sommaire :
1. Contexte
2. Quelle voie pour quel élève ?
3. Les diplômes de la voie professionnelle
4. L’alternance et l’apprentissage
5. LMD
6. Pour aller plus loin
7. Lexique



1. CONTEXTE


Contrairement à ce que certains laissent croire, ce sont bien les professeurs principaux de troisième qui assurent la lourde charge de l’orientation des collégiens. Et ce sans formation et encore moins de rémunération spécifique. Les professeurs principaux de troisième ont en effet l’avantage de connaître vraiment les élèves dont ils ont la charge. En revanche, ils ne peuvent maîtriser toutes les formations existantes. Le SNALC a ici pour but de fournir quelques repères aux professeurs principaux de troisième et se tient à leur disposition pour les aider (CONTACT « ORIENTATION » A DEFINIR)

Une précision : si l’orientation est effectivement déterminante pour l’avenir de l’élève, encore faut-il que l’affectation suive et surtout que cette orientation corresponde aux aptitudes de l’élève concerné. Nous sommes à ce titre hostiles au dernier mot laissé aux familles en la matière : elles se montrent trop souvent pleines d’illusions quant aux capacités de leur enfant. Et nous déplorons que reviennent dans la voie générale des élèves dont ce n’est pas le choix : dossiers refusés en CAP petite enfance par exemple.

Rappelons que la France est l’exception mondiale en matière de formation puisque nous sommes le seul pays où coexistent trois voies : le lycée général, le lycée technologique, le lycée professionnel. La France compte environ 3000 lycées dont la moitié sont des lycées professionnels ou polyvalents (avec les trois voies).


2. QUELLE VOIE POUR QUEL ÉLÈVE ?


Dans le principe, la voie générale, qu’elle soit littéraire ou scientifique, s’adresse à des élèves qui sont capables de conceptualiser. Le baccalauréat général constitue la voie normale vers des études supérieures et donne difficilement accès à l’emploi en tant que tel.

La voie technologique est adaptée aux élèves qui ont besoin d’être rassurés et préfèrent des enseignements plus progressifs, voire plus concrets. Elle ouvre vers des études, courtes (BTS ou DUT) ou longues : elle permet de procéder par étapes, par exemple BTS suivi de licence professionnelle. Certains intègrent ainsi des écoles d’ingénieurs ou de commerce. Des classes préparatoires leur sont aussi réservées.

Les formations de la voie professionnelle sont innombrables et les modes d’accès tout aussi variés : formation initiale, formation continue, réorientation, … Certaines formations professionnelles sont extrêmement rares et recherchées (dentelière ou facteur d’orgue) alors que d’autres rassemblent plusieurs milliers d’élèves.


3. LES DIPLÔMES DE LA VOIE PROFESSIONNELLE


Le CAP (niveau V)
Selon les domaines, le passage par le CAP peut être imposé à des personnes disposant d’un diplôme d’études supérieures : ainsi un titulaire de licence d’anglais qui devient fleuriste passe le CAP correspondant. Le CAP permet en effet d’acquérir le geste professionnel qui constitue la base du métier concerné. Mais le CAP peut aussi constituer la seule formation accessible à des élèves en très grande difficulté. Or, la généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans n’a pas été partout assortie de création de classes de CAP, pourtant indispensables à ces élèves. Seul le CAP est reconnu dans les conventions collectives. Le CAP offre donc la possibilité d’exercer un emploi immédiatement. Le CAP peut faire l’objet d’une formation en tant que telle ou être délivré dans le cadre de la préparation d’un baccalauréat professionnel.

Le BEP (niveau V)
Le BEP demeure le diplôme intermédiaire attribué au cours de la préparation du baccalauréat professionnel pour certaines branches.

Le baccalauréat professionnel (niveau IV)
Le baccalauréat professionnel a été créé en 1985 : il visait exclusivement à l’origine l’accès au marché du travail. Désormais, les élèves choisissent souvent de poursuivre leurs études mais avec un succès modeste. Certains élèves ont récemment fait le choix de la facilité en optant pour le bac pro pour accéder aux études supérieures : c’est un leurre car le niveau d’enseignement général ne garantit pas la réussite en université. L’atout des titulaires d’un bac pro est en revanche l’expérience professionnelle acquise au cours des stages en entreprises. Seuls les titulaires d’un bac pro peuvent prétendre à un emploi dès l’obtention de leur diplôme, par opposition aux titulaires d’un bac général ou technologique.

Le brevet professionnel (niveau IV)
Certaines branches professionnelles n’offrent pas de baccalauréat professionnel mais un brevet professionnel (BP), diplôme qui n’autorise pas la poursuite d’études. Ces formations se font en apprentissage. Il s’agit notamment de la coiffure.


4. L’ALTERNANCE ET L’APPRENTISSAGE


L’alternance correspond au fait qu’une formation se fait par périodes successives en établissement de formation (lycée professionnel, centre de formation d’apprentis (CFA), université, école d’ingénieur ou de commerce) et en entreprise. Ainsi, la formation en lycée professionnel constitue une formation en alternance puisqu’elle comporte obligatoirement des périodes de formation en entreprise. Il s’agit même de la première formation en alternance en nombre d’élèves concernés et en nombres de journées en entreprises.

L’apprentissage désigne le fait qu’un contrat de travail lie un apprenti et un employeur qui finance la formation de l’apprenti quel qu’en soit le niveau (du CAP au diplôme d’ingénieur), formation dispensée par un organisme désigné dans le contrat. A ce titre, l’apprenti a une obligation d’assiduité aussi bien en entreprise que dans l’organisme de formation : le non respect de cette obligation est une des raisons fréquentes de rupture de contrat d’apprentissage, surtout chez les plus jeunes (niveau V et IV). En revanche, on observe depuis plus de dix ans une augmentation notable de l’apprentissage après le baccalauréat.


5. LMD : LICENCE-MASTER-DOCTORAT


Le sigle LMD désigne la nouvelle organisation des études supérieures qui résulte de l’harmonisation européenne des cursus de l’enseignement supérieur.
Licence (générale ou professionnelle) = bac + 3
Master = bac + 5
Doctorat = bac + 8
Néanmoins les diplômes traditionnels délivrés en France à bac + 2 demeurent : BTS et DUT. Le SNALC est attaché à cette exception française puisque ces diplômes correspondent à une demande sur le marché de l’emploi.


6. POUR PLUS D’INFORMATIONS


Et pour connaître le contenu détaillé d’un diplôme du CAP au BTS ainsi que les emplois correspondants, nous vous invitons à vous référer à la lettre électronique de l’enseignement professionnel et technologique que nous avons créée en 2008. Vous pouvez vous y abonner.
Accès lettres électroniques sur le site :
www.snalc.fr > Onglet Publications > Lettres électroniques


7. LEXIQUE


CAP : certificat d’aptitude professionnelle (niveau V)
BEP : brevet d’études professionnelles (niveau V)
Baccalauréat : (niveau IV)
BP : brevet professionnel (niveau IV)
BTS : brevet de technicien supérieur (niveau III) préparé en deux après le baccalauréat en section de technicien supérieur (STS) en lycée
DUT : diplôme universitaire de technologie (niveau III) préparé en deux ans après le baccalauréat en institut universitaire de technologie (IUT)
Licence professionnelle (niveau II) : préparée en un an après un BTS généralement en alternance


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