PLP : CAUSE TOUJOURS TU M’INTÉRESSES

PLP : CAUSE TOUJOURS TU M’INTÉRESSES

PLP : CAUSE TOUJOURS TU M’INTÉRESSES



Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1431, juillet 2019
Par Guillaume LEFÈVRE, secrétaire national SNALC à l’enseignement professionnel


Aujourd’hui, les PLP subissent une situation grave. Déjà déconsidérés, dévalorisés dans le système éducatif car perçus comme profs de seconde zone gérant les élèves dont on ne veut plus, ils sont méprisés avec la Réforme BLANQUER de la voie professionnelle.

En effet, l’institution ministérielle, dont le seul dessein est de faire des économies, nous impose au pas de charge une réforme pédagogique, structurelle et statutaire, au prétexte de revalorisation, sans aucune possibilité de discussion ou de prise en considération de nos remarques et propositions avisées et ce, malgré un avis négatif au CSE.

Le ministre a présenté un projet à l’origine qui devait être discuté et négocié avec les OS représentatives. Au fil des rencontres et réunions où nous avions proposé, pour minimiser l’inacceptable, des modifications jugées intéressantes par l’institution comme 1 heure de cointervention au lieu de 2 en groupe et non classe entière, récupération d’heure de disciplinaires, nous constatons que rien n’a été retenu. Finalement le ministre fonce droit dans le mur et maintient son concept initial sans voir la réalité et l’inapplicabilité de sa réforme. La liberté d’expression apparente n’est pas du tout respectée.

Ainsi, exige-t-on des PLP qu’ils se plient aux actions visibles de l’administration pour justifier cette transformation sibylline et néfaste de la voie pro: réunions, formations, préparations empiriques de projets pour alimenter chefs d’oeuvres et cointervention imposées dans l’urgence. Où est l’intérêt des PLP et des élèves ?

C’est pourquoi, pour démontrer sa totale désapprobation, le SNALC a appelé les PLP à faire grève le 17 juin, dans l’obligation de passer outre leur conscience professionnelle et leur sentiment de culpabilité pour défendre notre profession et notre statut en danger.

Par ailleurs, le projet de réforme de la fonction publique est un autre moyen d’assujettir l’enseignant le privant de s’exprimer et de se défendre. Ce procédé de museler celui qui transmet le savoir et forme le citoyen relève du régime autoritaire ne respectant pas la valeur intrinsèque du professeur en le noyant dans la masse sans aucune reconnaissance.

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