Déclaration liminaire au CSE du 13 février 2014

Déclaration liminaire au CSE du 13 février 2014

Déclaration liminaire du SNALC
au CSE du 13 février 2014




Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs,

La séance du CSE d’aujourd’hui est largement consacrée à la voie professionnelle.

Alors qu’une réelle prise en compte des difficultés des enseignants en STI2D se dessine, alors que les groupes de travail sur les métiers ont repris et que des avancées ont eu lieu, le SNALC tient à vous faire part de son étonnement quant au traitement des problèmes mis en évidence dans la voie professionnelle.

La réunion solennelle du 18 décembre dernier présidée par un membre de votre cabinet et rassemblant des représentants des entreprises comme des représentants des enseignants marquait un accord sur la suppression immédiate du contrôle en cours de formation pour certaines disciplines à faible horaire et la réduction de 4 semaines sur 22 de la formation en entreprises pour les élèves de baccalauréat professionnel en raison de la quasi impossibilité de mettre en stage les élèves de seconde professionnelle.

Le SNALC comprend la volonté politique de maintenir le nombre de semaines de stages pour les élèves de lycée professionnel au moment où va être votée pour la première fois une loi portant sur ce sujet. La méthode utilisée pour en informer les organisations ayant travaillé avec le Ministère a néanmoins de quoi surprendre : nous avons découvert le rejet d’une partie de l’accord à la lecture de l’enquête soumise aux professeurs de lycée professionnel.
Le SNALC souhaite rappeler ici la réalité vécue par les enseignants et leurs élèves : une extrême difficulté à placer en entreprises des jeunes dépourvus de maturité, ou que le Code du Travail n’autorise pas à exercer pour des questions de sécurité.

Par conséquent le SNALC demande solennellement que soient proposées des solutions favorisant l’alternance pour les élèves des lycées professionnels publics. C’est dans cette optique qu’il a proposé un thème de travail à brève échéance au Conseil National Education Economie : la valorisation, par les employeurs, des tuteurs assurant l’accueil et l’évaluation des élèves au sein des entreprises.

Et c’est pourquoi le SNALC demande la suppression des évaluations en CCF en dehors des périodes de formation en milieu professionnel et des épreuves pratiques.

Le SNALC attend donc, avec l’intersyndicale de l’enseignement professionnel public, une véritable concertation concernant les périodes de formation en milieu professionnel et le CCF. Il demande que des solutions soient trouvées à court terme aux difficultés des enseignants. Le SNALC compte sur des échanges directs et souhaite que des procédés tels que ceux évoqués plus haut n’aient plus cours.

Merci de votre attention.
SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox