DÉPRIME DANS LE PREMIER DEGRÉ ?

DÉPRIME DANS LE PREMIER DEGRÉ ?

DES PRIMES DÉPRIME DANS LE PREMIER DEGRÉ ?



Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1431, juillet 2019
Par Ange MARTINEZ, élu CAPD et membre du Bureau du SNALC Nice
et Christophe GRUSON, secrétaire national premier degré



Le bilan social de la DEPP 2017-2018¹ confirme que les professeurs n’appartiennent plus aux classes dites « aisées ». Ce déclassement touche encore plus sévèrement les professeurs des écoles que les collègues du secondaire plus engagés syndicalement pour préserver leurs intérêts.


Écart et grand écart….

Selon la DEPP, en lissant la carrière, un PE touche environ 330 € net par mois de moins qu’un professeur certifié. Sur 20 ans un PE gagnera donc environ 66 000 euros de moins que son collègue du secondaire, lui-même sous payé au regard de son niveau d'étude et de son travail.

À grilles indiciaires identiques, l’écart est lié aux indemnités auxquelles les PE n’ont pas accès et à l’impossibilité technique de faire comptabiliser des heures supplémentaires hebdomadaires. D’ailleurs que sont les 108 h, après tout ?

….et les moyens pour les réduire.

Car telle est l’intention de notre Ministre, se prenant pour une fois les pieds et la langue dans le tapis avec sa : « situation particulièrement à rattraper des professeurs des écoles »²

L’augmentation de l’ISAE fut un premier pas et la hausse progressive du taux de passage à la hors classe des PE un second - tous deux réalisés par le gouvernement précédent. Mais cela ne suffit pas à compenser la quasi-absence de primes³ et le vide en matière d’heures supplémentaires.

Il faudrait déjà que l’ISOE part variable trouve une correspondance dans le primaire. Si l’indemnité de professeur principal est attribuée pour assurer des tâches de coordination et de suivi des élèves, elle trouverait un reflet justifié en primaire, où chaque adjoint est par essence un professeur principal.

La précarisation des professeurs des écoles inquiète les collègues et le constat n’échappe pas aux jeunes générations qui fuient la profession.■

¹https://www.education.gouv.fr/cid74482/bilan-social-duministere-de-l-education-nationale-et-de-la-jeunesse-2017-2018-enseignement-scolaire.html
²BFMTV 2 juin 2019.
³Selon le dernier rapport annuel sur l’état de la fonction publique, alors que les primes des fonctionnaires non-enseignants représentent 28,5% de leur salaire brut total, elles n’atteignent que 14,2% du traitement des enseignants du 2nd degré, et chutent à 6,2% pour les professeurs des écoles.

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