CERTIFICATION BAC EPS : VERS PLUS D’AUTONOMIE ET D’ANARCHIE

CERTIFICATION BAC EPS : VERS PLUS D’AUTONOMIE ET D’ANARCHIE

CERTIFICATION BAC EPS : VERS PLUS D’AUTONOMIE ET D’ANARCHIE


© iStock groveb

Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1431, juillet 2019
Par Laurent BONNIN, secrétaire national SNALC à l’EPS


Ce 5 juin, le groupe de travail qui nous a réunis à la DGESCO a étudié l’arrêté, la circulaire et le futur référentiel national. La circulaire réitère que “le référentiel national d’évaluation est établi pour chacun des champs d’apprentissage… À partir de ces fiches, l’équipe EPS de l’établissement élabore des outils spécifiques pour réaliser la notation, notamment la déclinaison du référentiel national pour l’APSA choisie.”

VERS PLUS D’AUTONOMIE

Certains pourront voir dans cet abandon du cadrage précis des épreuves un gain d’autonomie pour les équipes qui vont s’affranchir des référentiels imposés par APSA. Ils pouvaient être contraignants mais ils avaient l’avantage de fixer un cadre commun et de mettre tout le monde d’accord.

Dorénavant, seuls cinq cadres relatifs aux cinq champs d’apprentissage sont proposés. Pour chaque champ sont déclinés les AFL1(performance motrice), les AFL2 (savoir s’entraîner) et les AFL3 (rôles organisateurs) en 4 degrés d’acquisition. Il revient aux équipes de les analyser et de les spécifier dans chacune des APSA retenues comme épreuve certificative.

C’EST UNE NOUVELLE CHARGE DE TRAVAIL
QUI S’ANNONCE POUR LES PROFESSEURS


VERS PLUS D’ANARCHIE

Ce pari bien ambitieux repose sur la capacité des équipes à coopérer efficacement. Rien n’est moins sûr !

  • C’est une nouvelle charge de travail qui s’annonce pour les professeurs fatigués de remanier leur projet et leurs contenus depuis des années, au gré de réformes incessantes.

  • Les interprétations variables et personnelles du cadre national, nécessairement peu précis pour être adaptable, vont créer des difficultés de définition des éléments à évaluer dans les APSA. Elles vont aboutir à des attentes différentes qui ne permettront pas d’apprécier les candidats de façon identique.

  • La nécessité d’établir des choix et des consensus va mettre en tension de nombreuses équipes.

  • Enfin, ce parti pris nous semble paradoxal puisqu’il nécessite un investissement et une stabilité des équipes alors que le « turn-over », dû à une politique qui démultiplie les BMP et le recours aux contractuels, s’amplifie.

Nous ferons un point complet sur ce dossier à la rentrée tant il conditionne l’orientation et le sens que va prendre notre discipline.■

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