LA DIFFICILE PLACE DES MATHÉMATIQUES

LA DIFFICILE PLACE DES MATHÉMATIQUES

LA DIFFICILE PLACE DES MATHÉMATIQUES


© iStock - AlexRaths

Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1432, septembre 2019
Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie


Jusqu’à présent, 55% des élèves de lycée général étaient en S et 30% étaient en ES. Si l’on prend en considération les élèves qui avaient la possibilité et choisissaient de conserver les mathématiques en série Littéraire, l’on se rend compte que près de 90% des élèves avaient un enseignement en mathématiques.

Les chiffres ministériels montrent que la spécialité ’mathématiques’ a été choisie par 64% des élèves arrivant cette année en fin de seconde. Cela en fait l’enseignement de spécialité le plus choisi. Mais, on est bien loin des chiffres précédents.

Pour le SNALC, la baisse du nombre d’élèves faisant des mathématiques est inquiétante. Elle nuit à la culture mathématique des élèves. Elle peut nuire aussi aux postes des professeurs de mathématiques et donner du crédit à l’idée que la place des mathématiques dans la réforme est un moyen de pallier le manque de candidats au concours dans cette discipline.

Pour le SNALC, la place des mathématiques est une question importante. En effet, la spécialité ne s’adressera qu’aux élèves ayant un profil qui les aurait précédemment menés en filière scientifique. Les profils plus ’ES’ vont se heurter à des difficultés.

Face à la baisse du nombre d’élèves faisant des mathématiques, au manque de distinction selon les profils, on pourrait penser que les options « maths expertes » et « maths de complément » seront bénéfiques ou on pourrait affirmer comme on l’entend parfois lors de réunions ministérielles que les élèves font des maths à travers d’autres enseignements… Mais les options ne s’adressent en fait qu’aux élèves ayant choisi la spécialité « mathématiques » en première. Et, s’agissant des autres disciplines, il suffit de regarder les programmes pour voir qu’elles ne sont qu’un faible apport en terme de mathématiques.

Concernant les postes des collègues de cette discipline, le SNALC est inquiet. Pour l’heure, un cachemisère consistant à leur proposer d’enseigner en Sciences Numériques et Technologiques ou en spécialité Numérique et Sciences de l’Informatique fera son office. Mais avec l’ouverture d’un CAPES NSI, il diminuera comme peau de chagrin.

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