L’EPS À L’ÉCOLE PRIMAIRE : DES OBJECTIFS TOUJOURS INACCESSIBLES

L’EPS À L’ÉCOLE PRIMAIRE : DES OBJECTIFS TOUJOURS INACCESSIBLES

L’EPS À L’ÉCOLE PRIMAIRE :

DES OBJECTIFS TOUJOURS INACCESSIBLES






© iStock - Mustafagull



LA RÉALITÉ : LA VACUITÉ DE LA FORMATION INITIALE

Rappelons que les objectifs du cycle 3 courent du CM1 à la 6ᵉ. Ils sont donc communs au primaire et au collège. Derrière des objectifs déjà très ambitieux pour des spécialistes de l’EPS on est vite confronté dans le 1ᵉʳ degré à des problèmes très simples. On ne lance pas des élèves dans une activité sans avoir réalisé un échauffement préalable et maîtriser quelques rudiments de secourisme. Encore faut-il les avoir appris. Selon les centres de formation, c’est loin d’être le cas. Il faut aussi connaître les activités à faire réaliser. Si certaines font partie du vécu de chacun, ce n’est pas le cas de nombreuses autres comme les multiples sports collectifs, les activités artistiques ou acrobatiques. Ici aussi, les carences de la formation et la disparition de la formation continue se révèlent dramatiques.

Enfin, pour la natation, activité aussi très à risque, espérer une formation de base est illusoire. Un professeur des écoles ne peut confier ses élèves ou même un groupe à un maître-nageur spécialiste du sujet. Les PE sont censés l’enseigner, et on assiste à des séquences hasardeuses faites, dans la mesure du possible, pendant qu’un qu’un professionnel se désole du haut de sa chaise sans pouvoir intervenir. On comprend mieux pourquoi le plan « d’aisance aquatique »¹ nous fait doucement rire. On ne s’étendra pas non plus sur les problématiques constantes de matériel (locaux insuffisants, matériel indisponible) communes au premier et au second degré. UN


RÉSULTAT LOIN DES AMBITIONS

Si les APSA sont absolument indispensables au développement et à la formation des élèves, si elles sont un formidable support pour de multiples apprentissages, la situation est indigne dans le premier degré et pour cette discipline. Derrière les beaux objectifs et les discours de façade, la formation est très insuffisante. Quand on passe ainsi à côté de tout un pan d’apprentissages initiaux ET que les programmes du lycée osent rappeler béatement que « L’EPS du lycéen prend appui sur les compétences développées à l’école primaire et au collège », on peut se demander « mais de qui se moque-t-on ? ».■


¹QU n°1429 L’aisance aquatique tombera à l’eau : https://www.snalc.fr/national/article/4616/


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