NOUVEAU LYCÉE: LE SNALC FERMEMENT DANS LE DIALOGUE

NOUVEAU LYCÉE: LE SNALC FERMEMENT DANS LE DIALOGUE

NOUVEAU LYCÉE

LE SNALC FERMEMENT DANS LE DIALOGUE






Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1433 - octobre 2019
Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie pedagogie@snalc.fr





Reçu le 20 août par le nouveau Directeur Général de l’Enseignement Scolaire (DGESCO), le SNALC a clairement exprimé son opinion sur la réforme du lycée. Il a posé des diagnostics et avancé des propositions. Il entend continuer de le faire et disposera d’un organe tout indiqué.


Pour le SNALC, en premier lieu, c’est la seconde qui devait être changée. Si nous saluons la fin des enseignements d’exploration, l’occasion de faire autre chose qu’une troisième « bis » a été manquée.

Le SNALC réclame un vrai maillage des spécialités. Les différences selon les territoires sont inacceptables. Il faut partout des dotations permettant aux établissements de fonctionner.

Mais le plus gros point de blocage est le passage de trois à deux spécialités en terminale. Un système permettant deux majeures et une mineure, proche de ce qui a été mis en place pour les mathématiques – mais en mieux – aurait été et est encore possible.

En attendant d’en savoir plus sur les épreuves de spécialités et le grand oral, le SNALC a montré au DGESCO ce qui posera problème dans les épreuves de français et dans les épreuves du tronc commun (E3C).

Le SNALC est contre les changements d’oeuvres imposées aussi rapprochés, le nombre de textes pour l’oral qui vont demander un travail titanesque aux professeurs de français.

Concernant les E3C, le SNALC considère que les collègues vont devoir évaluer trop souvent, au détriment de leur enseignement. En terminale, avec les spécialités en mars, les E3C au troisième trimestre puis les épreuves terminales, la fin d’année ne sera qu’un long tunnel d’évaluations.

Enfin, le SNALC demande que les sujets des E3C ne soient pas disponibles à tous en ligne. Cela peut mener à des dérives, voire mettre certains collègues en difficulté.

Le DGESCO et son équipe ont entendu. Ils ont invité le SNALC à prendre toute sa part dans le Comité de suivi de la réforme qui sera mis en place. Face à l’assurance qu’il ne s’agira pas d’une commission Théodule ni d’un hochet pour calmer les syndicats, le SNALC fera son travail et fera remonter les demandes et préoccupations de ses adhérents.


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