LES PROJETS DE LOI RELATIFS À LA RETRAITE

LES PROJETS DE LOI RELATIFS À LA RETRAITE

LES PROJETS DE LOI RELATIFS À LA RETRAITE


Frédéric ELEUCHE,
Secrétaire national du SNALC
Chargé des personnels administratifs,
techniques, de santé et sociaux
administratifs@snalc.fr
Le 23 janvier 2020

L’élément qui intéresse le plus les professeurs est dans l’article 1er de la section 1

« Le gouvernement s’est engagé à ce que la mise en place du système universel s’accompagne d’une revalorisation salariale permettant de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants et chercheurs que pour des corps équivalents de même catégorie de la fonction publique. Cette revalorisation sera également applicable aux maîtres contractuels de l’enseignement privé sous contrat. Cet engagement sera rempli dans le cadre d’une loi de programmation dans le domaine de l’éducation nationale et d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche »

Cette affirmation plusieurs fois entendue dans la bouche du ministre de l’éducation nationale n’est pas rassurante pour autant. En effet, quels sont les corps équivalents de même catégorie de la fonction publique sinon les attachés de l’administration de l’Etat ? Mais lorsqu’on sait que les A.A.E. sont classés en trois grades (attaché, attaché principal, attaché hors classe), et que leurs traitements vont de l’indice net majoré 388 à l’échelon spécial de la hors échelle lettre A soit l’indice net majoré 972, l’on peut se demander à quel grade d’attaché on veut nous rattacher, d’autant que ces indices sont déjà ceux des certifiés, le corps le plus nombreux des professeurs. Par conséquent, la revalorisation ne peut concerner que les indemnités si l’on veut vraiment ne pas défavoriser les professeurs.

Si l’on sait qu’un attaché reçoit une indemnité de fonction, de sujétion, d’exécution et d’engagement professionnel (IFSEEP) dont le taux varie entre quatre groupes différents et selon la générosité de telle ou telle académie (entre 500 et 900 euros par mois) on ne peut que se tapoter le menton d’un index dubitatif.

Enfin, une telle affirmation ne peut que donner raison au SNALC qui, depuis 18 mois, ne cesse de proclamer que les professeurs et surtout les professeurs des écoles sont les grands perdants du projet de réforme : c’est en effet la seule catégorie dont le gouvernement reconnaît qu’elle est défavorisée et qu’il faut lui trouver des compensations sous peine de lui faire perdre entre 500 et 800 euros de pension par mois ! Est-ce bien raisonnable d’édifier un tel projet de retraite au détriment d’un million de professeurs ? M. Delevoye n’aurait-il pas dû y penser pendant les deux ans de « concertation » au lieu de nous annoncer le soir du 18 juillet 2019 que nous serions perdants si le gouvernement n’y mettait pas quelque compensation ?
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