NOUVELLE ATTEINTE À L’EPS : LE CAS DU 1ᴱᴿ DEGRÉ

NOUVELLE ATTEINTE À L’EPS : LE CAS DU 1ᴱᴿ DEGRÉ

NOUVELLE ATTEINTE À L’EPS : LE CAS DU 1ᴱᴿ DEGRÉ


Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1437
Par Laurent BONNIN,
secrétaire national à l’EPS,
Le 28 janvier 2020


© iStock - AaronAmat

Comme si la casse n’était pas suffisante, la refonte des concours de recrutement des professeurs du 1ᵉʳ et du 2ⁿᵈ degré est en cours. Les nouvelles formules s’appliqueront en 2022. Le sort du CAPEPS n’est pas encore tranché mais si son alignement sur les futurs CAPES devenait effectif, le coeur des pratiques physiques et sportives en serait considérablement affecté. Or la transformation du Concours de Recrutement des Professeurs des Ecoles (CRPE) laisse craindre le pire.

Actuellement une épreuve d’EPS fait partie des 3 épreuves d’admission au CRPE. Les candidats se préparent à concevoir des progressions dans un cycle d’activité issu d’un des 4 champs d’APSA et à élaborer des situations d’apprentissage permettant l’acquisition d’une compétence motrice donnée. Les réponses exposées sont suivies d’un entretient où le jury élargit le questionnement aux pratiques personnelles et aux activités sportives susceptibles d’être animées par les candidats. Cette épreuve compte pour le quart des points, proportion louable compte tenu des enjeux de formation et de la spécificité de cette discipline (développement psychomoteur, éducation aux APSA, à la santé, à la sécurité, savoir nager…).

Dans la nouvelle mouture du CRPE, l’épreuve d’EPS disparaît complètement. Elle cède sa place à une épreuve quasi identique mais portant sur des thèmes d’enseignement pluridisciplinaires tirés au sort.

Il s’agit bien là d’une vraie régression pour l’EPS qui entre en double contradiction :

  • D’une part avec les préconisations du récent rapport de la Cour des Comptes qui stipule qu’à l’école « les trois heures prévues au programme ne sont de façon générale ni effectuées totalement, ni contrôlées » et qui interroge largement la formation des professeurs.

  • D’autre part avec les effets d’annonce du Ministre qui, par les labellisations d’établissements « génération 2024 », les classes olympiques ou encore Pierre de Coubertin-Alice Milliat, plébiscite les JO de 2024. Ces leurres éphémères ne compenseront jamais les effets délétères de cette réforme sur l’avenir physique et sportif de notre jeunesse.

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