CES REFORMES QUI METTENT LES PROFESSEURS EN DANGER

CES REFORMES QUI METTENT LES PROFESSEURS EN DANGER

LE SNALC CONTRE LES REFORMES
QUI METTENT LES PROFESSEURS EN DANGER



Chacun sait que le stress au travail est essentiellement provoqué par l’accumulation d’injonctions contradictoires. Et il va de soi que le stress est aggravé par la surcharge de travail, comme par le fait de vider un travail de son sens. Telle est la situation de nombreux enseignants en France. Désormais les professeurs font l’objet de la vindicte générale et leur situation est aggravée par les dernières réformes du lycée imposant des méthodes d’évaluation qui empêchent de faire cours.

Première source de stress : les conditions morales déplorables dans lesquelles exercent les enseignants constamment mis au banc de la société par des media sous informés, critiqués par les parents, insultés par les enfants et à l’autorité bafouée par l’institution, à commencer par de nombreux chefs d’établissement qui modifient les notes ou lèvent les sanctions.

Les professeurs de langues sont concernés aussi bien en lycée général qu’en lycée technologique ou en lycée professionnel. Ils vivent la perte du sens de leur mission puisqu’ils sont contraints d’organiser tout au long de l’année des épreuves complexes, techniquement difficiles à réaliser et pour lesquelles ils sont privés de toute autonomie d’évaluation.

Les professeurs de la voie technologique industrielle (STI et physique appliquée) se sont vus imposer une réforme profonde de leur enseignement qui pour certains revenait à passer d’un enseignement pratique à un enseignement sur ordinateur (transformation aussi radicale que de passer de mathématique à anglais). Et cette réforme n’a fait l’objet d’aucune formation dans certaines régions. Elle a en outre été mise en œuvre dans des conditions telles de manque de matériel qu’elle a conduit au suicide un professeur chevronné de l’académie d’Aix-Marseille. De surcroît, la mise en place de « l’évaluation en cours d’année » (ECA) où les notes sont mises à l’aveugle sur des grilles manipulées par les inspecteurs a achevé de désespérer les professeurs de STI.

Enfin, la généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans a été assortie de l’élargissement du contrôle en cours de formation (CCF) à toutes les disciplines sauf lettres-histoire-géographie. Le CCF consiste à faire des épreuves d’examen au sein des établissements « quand l’élève est prêt ». Autant dire qu’on évalue plus souvent qu’on enseigne. Et cette évaluation permanente s’accompagne souvent de la pression des chefs d’établissement ou des inspecteurs qui imposent un taux de réussite à l’avance : il y a donc bien souvent harcèlement des professeurs consciencieux qui veulent préserver le niveau du diplôme attribué.

Dans toutes les instances, le SNALC demande que la liberté pédagogique des professeurs soit respectée. Et cette liberté pédagogique passe par des évaluations faites en toute autonomie dans une sérénité retrouvée.
Laissez-nous travailler en paix !

SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox