FORMATION DES ENSEIGNANTS, COLLÈGE, LYCÉE : DRESSONS UN ÉTAT DES LIEUX.

FORMATION DES ENSEIGNANTS, COLLÈGE, LYCÉE : DRESSONS UN ÉTAT DES LIEUX.

FORMATION DES ENSEIGNANTS, COLLÈGE, LYCÉE :

DRESSONS UN ÉTAT DES LIEUX.





© iStock - Andrey Popov





Dossier rédigé par Sébastien VIEILLE, Secrétaire national SNALC chargé de la pédagogie,
Paru dans la Quinzaine universitaire n°1439
Le 20 mars 2020





C’était il y a trois ans. Le ministre entendait revenir sur l’impopulaire réforme du collège, menée par sa devancière. Il annonçait aussi ne pas vouloir être le ministre d’une énième réforme. Le SNALC vous propose donc, après ces trois ans, un bilan se basant sur les faits, mais aussi sur votre vécu, sur les informations recueillies lors de notre consultation.



LE COLLÈGE VA-T-IL MIEUX ?


Nombreux sont ceux qui espéraient une vraie remise en cause de la réforme portée par la précédente ministre.

EN GUISE DE GRAND MÉNAGE, LA POUSSIÈRE SOUS LE TAPIS ?

Retour des LCA, fin des EPI et AP mieux gérée… En regardant vos réponses, il apparaît que la patine du temps a eu raison de pas mal d’engagements.

Dans 70% des cas, les EPI subsistent, même s’ils sont globalement devenus un dispositif marginal. L’ennui est qu’ils prennent toujours du temps sur des heures d’enseignement sans être d’un apport pertinent. Dans la même logique, vous êtes 62% à nous informer que l’AP se déroule majoritairement ou totalement sur des heures de cours.

C’est bien le problème : des heures de cours servent à un EPI, à de l’AP, à l’orientation…


QUELQUES BONNES CHOSES NOYÉES DANS UNE MASSE DÉCEVANTE.

Pourtant le ministre a fait un travail. Il a toiletté les programmes de français, mathématiques et EMC. Malgré des améliorations, vous ne plébiscitez pas ce toilettage. En fait, Devoirs faits est la seule mesure que vous soutenez. La moitié des retours dont nous disposons sont positifs. Pour le reste, vous êtes 40% à lui trouver un impact nul – au moins, il n’est pas négatif – mais critiquez plus l’organisation locale que le dispositif lui-même.

Quoi qu’il en soit, pour une grande majorité, vous jugez sévèrement les changements apportés depuis 2017. N’est-ce pas simplement parce qu’ils ne sont pas ceux attendus ?

LA CLASSE DE SECONDE COMME RÉVÉLATEUR ?

En professionnels, vous êtes conscients que les élèves ont besoin de connaissances et de méthodes de travail. C’est en cela que Devoirs faits est un apport, lorsque bien mis en place. L’entrée en seconde des bébés Najat-Robine vous donne raison. En effet, loin de jeter la pierre à leurs collègues, les professeurs de lycée notent l’inadaptation des secondes aux programmes et à la charge de travail personnel à fournir. Et si le ministre s’était trompé de réforme ?


LYCÉE GÉNÉRAL : RÉFORME OU HARCÈLEMENT MORAL ?


Vous voulez rendre une personne totalement schizophrène ? La recette existe. Il suffit de la mettre face à une impossibilité, autrement dit une situation de double contrainte ou une injonction paradoxale. Le lycée que nous découvrons en ce moment s’en rapproche fortement. Explications.

L’INADÉQUATION COMME RÈGLE D’OR

L’INADÉQUATION COMME RÈGLE D’OR Nous l’avons vu par ailleurs, les élèves qui entrent aujourd’hui en seconde manquent – pour beaucoup – des savoirs et des habitudes essentielles à leur réussite. Cela nécessiterait donc du temps et des effectifs permettant de donner revenir sur les bases, pour les consolider afin de bâtir une structure solide. Et qu’observe-t-on ? Des programmes jugés trop lourds par 70% d’entre vous. Et même lorsque vous les trouvez bien calibrés, vous précisez que le problème est que les élèves n’y sont pas adaptés.

En première, tout est à construire tant au niveau des progressions que des examens nouveaux. Les demandes des IPR d’anticiper les nouveaux programmes de première avec les secondes l’année dernière sont arrivées bien tard. Il faudrait donc du temps, là enmetcore. Pourquoi pas des heures en plus (les DHG de collège avaient été quelque peu augmentées au moment de la réforme) ? Mais de nouveau, vous êtes nombreux à nous signaler la lourdeur des programmes (82%). Et les dotations n’arrangent et n’arrangeront rien.

LE SENTIMENT DE NE PAS TRAVAILLER CORRECTEMENT

Les enseignants de lycée sont donc mis en échec dans problémaleur métier. C’est bien la pire sensation qui puisse exister lorsque l’on aime son métier. Et les E3C ont clairement été la goutte d’eau… Tout y était : consignes floues ou absentes, conditions variables et permettant parfois une triche éhontée voire l’institutionnalisant (à de rares occasions), correction numérique demandant d’annoter… Dans certains métiers, on dirait : « Du ni fait, ni à faire. » Et tout cela payé un euro net la copie, enfin plus ou moins selon le sens qui sera donné au mot « division » dans « 50 € par division ».

L’an prochain arrive la Terminale. Les notes de service concernant les examens finaux viennent de sortir… Il y a beaucoup à dire. Mais c’est une autre histoire.


ÉPREUVES TERMINALES : CE QUI VA POSER PROBLÈME



© iStock - Rattankun Thongbun

Depuis le début de cette réforme, le SNALC annonce à chaque étape ce qui va coincer. Non que nous soyons de formidables devins ; c’est simplement évident pour tout enseignant qui connaît son métier et entend l’exercer convenablement.

SPÉCIALITÉS : LE CALENDRIER IMPOSSIBLE

Il faut que les notes des épreuves de spécialités comptent pour PARCOURSUP. Ce postulat est la source du problème. Pour lui donner vie, le ministère a décidé que ces épreuves auraient lieu en mars. Dès que l’annonce en a été faite, le SNALC a critiqué ce choix.

Aujourd’hui les notes de service nous donnent raison. Si les épreuves en ellesmêmes sont convenables dans l’ensemble, le calendrier a amené l’inspection générale à choisir ce qui serait étudié pour les écrits et ce qui serait fait après. Soyons clairs, l’après écrits posera problème entre les élèves qui prépareront le grand oral dans la spécialité ou non, la préparation de cette épreuve très spécifique et le fait de terminer le programme. On comprend aisément que ce qui relèvera de l’après sera moins bien assimilé par les élèves.

Prenons quelques exemples problématiques, signalés par nos spécial i s t es disciplinaires. En Physique-Chimie, la radioactivité ne sera pas étudiée avant les écrits. C’est une des trois parties où on traite l’équation différentielle du 1er ordre, si importante pour le postbac ; et c’est en général un bloc qui met les élèves en réussite par la nature des questions qui peuvent être posées dans un exercice. De même, en mathématiques, il manquera le calcul intégral, élément d’importance et qui requiert plusieurs semaines de travail.

Le cas des SVT est assez intéressant. Le choix a été fait de ne pas retirer une partie du programme, mais une sous-partie de chaque partie. Cela signifie que l’on mettra des choses au frais pour y revenir après les écrits. Tous nos collègues de SVT ne trouvent pas cela très judicieux. Et le SNALC les comprend.

Si dans certaines disciplines, la difficulté sera réduite car le programme peut s’y prêter, ces épreuves sont une nouvelle preuve que cette réforme est bancale. Mais est-il encore temps de changer tout cela ?


VOIE TECHNOLOGIQUE : SE POSER ET RÉFLÉCHIR AU COLLÈGE


Nous en parlions dans la dernière lettre pédagogique du SNALC : la voie technologique est menacée. La filière STMG interroge pendant que STI2D et STL inquiètent au plus au point. Il est temps de réfléchir sur cette voie. Le SNALC entend le faire au sein d’un comité de suivi qui ne fait que commencer.

LA VOIE QUI NE DEVAIT PAS ÊTRE TOUCHÉE

Cela avait été annoncé. Il n’y avait aucune raison de changer la voie technologique. D’ailleurs, si l’on prend le cas de STI2D, la peinture était à peine sèche. Et pourtant. Toutes les filières ont eu droit à leurs nouveaux programmes, à leurs nouvelles spécialités.

Au final, pour quel bilan ? Le SNALC a participé à toutes les concertations sur les programmes et s’est parfois senti – en fait retrouvé – seul face à l’inspection générale pour échanger et négocier. Si certaines filières ont hérité de programmes cohérents (ST2S par exemple), d’autres ont subi une inflation de la première (STMG) alors que d’autres encore perdaient de leur technicité. Ce fut le cas de STI2D et dans une moindre mesure de STL.

UN CURSEUR SOURCE DE PROBLÈMES ?

La voie technologique a toujours été un peu coincée entre la voie générale et la voie professionnelle. Le SNALC l’annonçait récemment : d’aucuns ont même songé la faire disparaître. Il faut, à notre sens, garder à l’esprit que cette voie doit former des élèves qui une fois passés par un BTS, une licence professionnelle ou un DUT seront des techniciens. Ce principe posé, l’on comprend que le curseur doit être bien positionné.

Peut-être les dernières réformes l’ont-elles mis trop près de la voie générale ? Les conséquences visibles le laissent penser. Jadis les bacheliers technologiques s’en sortaient en IUT grâce à leur maîtrise des compétences technologiques ; ils compensaient ainsi leurs manques dans les domaines généraux, voire scientifiques. Ce n’est plus le cas.

Par ailleurs, si la voie technologique devient un succédané de la voie générale, et si dans le même temps, la voie générale emprunte à sa consoeur, il ne faut pas s’étonner que l’une des deux se retrouve siphonnée, notamment par le biais de NSI.


L’ORIENTATION, UNE CLÉ ?

Le curseur doit bouger. Mais, en amont, il faut informer et orienter correctement pour ne pas vider cette voie ni envoyer des jeunes dans le mur en voie générale alors qu’ils n’ont aucun goût pour le général et aucun projet y correspondant.


ORIENTATION : OÙ VA-T-ON ?



© iStock - gremlin

Il est clair que l’orientation est une préoccupation majeure, surtout quand – malgré des annonces un peu exagérées – elle est laissée en grande partie à la responsabilité de l’élève et de sa famille. Mais l’institution met-elle les moyens nécessaires pour réussir cette orientation ?

SAIT-ON QUI FAIT QUOI ?

En termes de pilotage, on aurait pu faire plus simple. La ligne directrice est laissée au ministère de l’Éducation nationale et à ses représentants : les recteurs. Mais l’information est dans les mains des régions. Deux opérateurs doivent donc se coordonner et les lignes peuvent se brouiller.

En établissement, les professeurs principaux font leur travail, les Psy-EN tentent de subsister entre différents établissements et, bientôt, un référent organisera la politique de l’établissement. C’est clair ? Non ? Pour nous, assez peu…

ET COMMENT LE FAIT-ON ?

Mais le plus gros problème est le manque de moyens. Ah ! Les annonces sont belles. Douze heures en 4ème, trente-six en 3ème et cinquante-deux au lycée. Si avec cela les élèves ne sont pas prêts, on ne comprend plus.

Mais attendez ! Il s’agit d’heures élèves ! Et elles n’ont en fait aucune réalité en termes d’heures professeurs. Donc, soit le professeur principal s’en charge ou laisse des heures au Psy-EN soit il s’agit de compter les conférences, les carrefours, etc. dans le temps dédié à l’orientation.

UN PEU DE SÉRIEUX !

En définitive, il est difficile de savoir qui fait quoi et quand cela doit être fait. Bien sûr, chacun fait de son mieux. Les professeurs principaux reçoivent, écoutent, conseillent… Les Psy-EN vont d’EPLE en EPLE pour informer. Et bientôt, les référents feront leur part. Mais si le temps n’est pas donné, si on ne permet pas à chacun de travailler dans de bonnes conditions ni à l’élève de réfléchir, cela ne mènera à rien.

Le SNALC continue donc de réclamer de vraies heures d’orientation.


MASTER MEEF ET CONCOURS :

EST-CE QUE TU VIENS POUR LES VACANCES ?



© iStock - Triloks

Le dernier chantier, et non des moindres, entrepris par celui qui ne devait pas réformer : la formation des enseignants et donc le concours. La grande question qui ressort des groupes de travail est : qui seront les futurs professeurs ?

TUERA-T-ON DES VOCATIONS ?

Pour répondre à cette grande question, il faut regarder trois facteurs : la place du concours, la formation et le concours lui-même.

Concernant le premier facteur, il semble assez évident que le choix de reculer le concours fonctionnera comme un repoussoir. En effet, nous sommes passés en quelques années d’une ouverture à Bac+3 à une ouverture à Bac+5. Deux années de vie estudiantine en plus avant de gagner réellement sa vie. Il semble évident que, dans ces conditions, nombreux feront le choix d’autres carrières.

Nous employons « réellement » à dessein. En effet, durant la formation, il y aura rémunération : durant la période d’alternance. Car, en deux ans il faudra passer un master – et son mémoire – tout en préparant un concours et passant de stages d’observation à une période de douze mois d’alternance. Deux années en définitive plutôt lourdes où ceux qui ne seront pas rebutés s’entraîneront à courir après le temps.

Enfin, il y aura le concours. Durant sa préparation, ceux qui deviennent professeurs par goût pour leur discipline risquent de comprendre que ce n’est pas ce que l’on attend d’eux. Cela devrait achever de les convaincre d’aller voir ailleurs.

MAIS ALORS QUI VIENDRA ?

Le concours permet de finaliser le portraitrobot du futur enseignant. Celui qui n’aura pas été rebuté par deux ans de formations – sans trop d’ateliers origami, relaxation ou art floral, espérons-le – ni par un concours où l’on évaluera leur posture de bon fonctionnaire. Mais est-ce ce type d’enseignants que nous voulons et dont nos élèves ont besoin ?


LE PROF DU 21ÈME SIÈCLE SERA NUMÉRIQUE OU NE SERA PAS ?



© iStock - Baona

Entre lycée 4.0 dans la région Grand Est et incantations présentes partout autour de nous, le SNALC vous aide à voir plus clair face à l’omniprésence du numérique.

APPORT OU DANGER ?

Le SNALC donnait le 6 mars à Reims une conférence au cours de laquelle Michel Desmurget, chercheur au CNRS et auteur de La fabrique du crétin digital, était reçu pour présenter les effets de l’utilisation du numérique à la maison et à l’école.

Les résultats de ses recherches sont sans équivoque. Un enfant qui utilise des écrans à haute dose ne réagit pas comme un enfant qui en est éloigné.

Utilisés très tôt, ils causent des retards langagiers. Apprendre à écrire avec eux crée la confusion entre d et b ou entre p et q. La simple présence d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone dans l’environnement de l’élève en cours diminue sa faculté à entendre et à comprendre ce qui est enseigné.

Les apports ? Des études aux États-Unis, au Canada, dans les pays du nord de l’Europe montrent qu’ils sont nuls voire négatifs. Même les créateurs de l’enquête PISA reconnaissent du bout des lèvres cet état de fait.

POURTANT, C’EST DANS TOUS LES PROGRAMMES !

Dans les programmes du cycle 4, le mot numérique est présent 133 fois. Aux cycles 2 et 3, des activités sont proposées qui demandent, en français, en langues, etc., de passer par ce média. Au lycée, tous les programmes comptent une partie intitulée « la place du numérique » ou proposent des activités demandant l’utilisation du web, d’un ordinateur et autres.

En y regardant de plus près, toutes ces mentions, si l’on excepte les mathématiques et les sciences où la programmation, l’utilisation de Python ou d’un tableur sont prescriptives, sont des « exemples d’activités » ou des « propositions ».

Dès lors, le SNALC rappelle qu’un enseignant est un professionnel, le concepteur de son cours. Si aucune obligation ne lui en est faite par les textes, il n’a pas à utiliser un outil plutôt qu’une autre. Les incitations et incantations n’y changent rien. Arguons de l’intérêt et du développement de l’élève, basonsnous sur des études sérieuses et consultables. Agissons en conscience et dans l’exercice de notre liberté pédagogique.


INCLUSION : LE SNALC APPELLE À LA RAISON


Au regard de vos réponses à notre questionnaire, il nous est possible de dresser un portrait-robot d’une classe de collège. En résumé, aujourd’hui, dans une salle de collège, épisodiquement un(e) AESH et une trentaine d’élèves. Parmi eux, on trouve plus de 5 élèves ayant des besoins particuliers, dont en général deux PAP et deux PPCR.


On a donc deux élèves dont les difficultés d’apprentissage sont d’ordre médical et deux autres dont les lacunes sont telles qu’il leur faut des dispositifs spéciaux. Si l’on ajoute à cela la présence d’élèves ayant un PPS et nécessitant donc des adaptations pour handicaps ou troubles invalidants, la situation devient carrément critique.

CE QU’EN PENSE LE SNALC ?

Le SNALC n’est pas contre l’inclusion. Il est pour une inclusion raisonnée. Qu’est-ce à dire ?

Le SNALC s’oppose à la suppression de places dans des structures importantes comme les IME ou les ITEP. Il n’est pas tolérable que les bonnes intentions masquent en réalité des coupes budgétaires. Ces suppressions modifient le visage des SEGPA et par conséquent de toutes les classes de collège.

Le SNALC demande la prise en compte réelle du nombre d’élèves d’ULIS dans chaque classe. Là encore, si les statistiques ne servent qu’à des économies, c’est inadmissible.

Le SNALC demande que l’inclusion soit faite par des personnels formés et rémunérés. Il faut que les enseignants qui accueillent des élèves relevant du handicap ou ayant des difficultés scolaires d’ordre médical aient une formation. Il faut que le nombre d’AESH permette un vrai encadrement et que leur formation soit de qualité.

Si tout cela n’est pas fait, l’inclusion restera un joli concept dont la réalisation ne pourra amener que souffrance et échec.


ET LE SNALC DANS TOUT ÇA ?



© iStock - mevans

Le tableau que nous venons de dresser n’est pas rose. Mais il n’est pas là pour sonner l’hallali. Au contraire. Le SNALC tenait à dresser ce bilan afin que chacun soit conscient du travail et de la responsabilité qui sont les nôtres. Mais alors, que faire ?

LES TRAVAUX DU SNALC

Dans le cadre chaque groupe de travail, dans les comités de suivis, celui de la réforme du lycée général, celui de la réforme de la voie technologique, celui des INSPE, le SNALC consulte ses adhérents et le SNALC défend ses valeurs et les conditions de travail des collègues. Non, le SNALC n’est pas seulement là pour hurler que la bête est aux abois. Votre syndicat est constamment force de proposition.

DES PROPOSITIONS IMPORTANTES

Même si l’idée était plutôt rejetée au départ, nous n’avons pas varié et l’opportunité de conserver une troisième spécialité en terminale commence à faire son chemin dans certains esprits au ministère. Bien sûr cela ne garantit rien. Mais des personnes réfléchissent, s’interrogent.

Il en va de même pour l’E3C de milieu de première. Certains interlocuteurs rejoignent le SNALC pour essayer de ne conserver que des épreuves en fin de première et de terminale.

L’enseignement des langues vivantes est un autre sujet sur lequel le SNALC est désormais entendu. Il s’apprête à faire des propositions concrètes qui auront des répercussions tant sur le collège que sur le lycée.

TANT ENCORE À FAIRE

Tous les autres chantiers sont ouverts. Les débats entre ceux qui veulent plus de compétences, de travaux collectifs et ceux qui veulent enseigner pour former des citoyens conscients et armés pour comprendre leur société se poursuivent.

Le SNALC sera vigilant pour que la formation des futurs professeurs leur permette d’élever au sens noble du terme et non simplement d’être des « facilitateurs » ou des fonctionnaires gentils organisateurs.

Le SNALC continuera de réclamer que le collège redevienne un lieu de savoir.

Le SNALC promouvra une inclusion raison innée pour éviter que professeurs et élèves ne soient en souffrance.

Le SNALC se battra pour un enseignement de qualité au lycée général, technologique et professionnel.

Mais pour tout ça, votre syndicat doit être fort. Et cette force, il la tire du soutien et des remontées de ses adhérents. C’est pourquoi il continuera de vous consulter, de vous écouter et de vous accompagner.



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