DÉCONFINEMENT: UNE RENTRÉE SCOLAIRE RISQUÉE?

DÉCONFINEMENT: UNE RENTRÉE SCOLAIRE RISQUÉE?




DÉCONFINEMENT :

UNE RENTRÉE SCOLAIRE RISQUÉE ?




Suite aux propos qu'il a tenus sur les personnels de l'EN, Pascal Praud donne la parole au président du SNALC, et finit par leur rendre hommage dans l'émission L'heure des pros 2 du lundi 21 avril 2020, sur CNEWS.





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Le sujet début à 27:26.

L'intervention de Jean-Rémi Girard commence à partir de 29:06





EXTRAITS :


Citation:

Pascal Praud :Pour ou contre la réouverture le 11 mai des écoles ?
"Impossible de répondre pour ou contre le 21 avril. Au SNALC, nous n'avons pas les éléments d'ordre scientifique pour nous prononcer, ou ne serait-ce que pour expliquer pourquoi on peut le faire. Rappelons qu'on a un Conseil scientifique installé pour apporter un soutien scientifique au gouvernement ; ce Conseil a proposé de fermer les écoles avant le confinement. Aujourd'hui, on n'a aucune information de source scientifique sûre et officielle pour expliquer pourquoi, alors que mi-mars il fallait fermer, il faut tout rouvrir mi-mai, et de telle façon plutôt que de telle autre."


Pascal Praud :Si le Conseil scientifique ne se prononce pas avant le 11 mai, vous n'êtes pas enclin à cette reprise des classes ?
"Evidemment. On a demandé l'avis du Conseil sur la fermeture des écoles, sur l'outre-mer, sur les élections municipales... et on ne lui demanderait pas un avis sur la réouverture des écoles qui concerne 1 million de personnels et 12 millions d'élèves, c'est-à-dire à peu près 1/5e de la population française ? C'est inimaginable de prendre de telles mesures politiques - on entend bien les raisons économiques et l'objectif des enseignants n'est pas de bloquer la France."


Pascal Praud : On dit qu'a priori, les enfants ne sont pas les cibles ni, a priori, les vecteurs du virus, qu'a priori les professeurs des écoles sont une population plutôt jeune, donc pas non plus la cible... a priori ces éléments ne vous rassurent pas ?
"Les professeurs dans les écoles, c'est 45 ans de moyenne d'âge, pas "plutôt jeune", beaucoup ont passé la cinquantaine.
J'ai entendu tout ça, mais pour avoir aussi écouté les 2h de la conférence de presse d'Edouard Philippe, j'ai entendu celui-ci dire que "les enfants transmettent le virus". On peut dire que tel médecin, tel professeur, tel machin, tel bidule a dit que c'était pas sûr, qu'on avait un cas à Grenoble où...etc. On a notre Premier ministre qui dit que les enfants transmettent le virus."



Elisabeth Levy : Pardon, mais il y a un certain nombre de gens qui travaillent et n'ont pas cessé, les caissières et d'autres professions... Pour l'école, il ne s'agit pas que d'économie mais aussi d'apprentissage. On va tous prendre des risques pour retourner travailler. Donc les enseignants vont-ils attendre le degré zéro de risque certifié pour dire qu'ils veulent bien aller travailler ?
"Le risque zéro n'existera jamais, on peut se mettre d'accord là-dessus.
Mais déjà, je vous signale que les professeurs n'ont pas arrêté de travailler. Ils ne vont donc pas "revenir au travail" : ils y sont déjà, en train de travailler. Moi j'étais en classe virtuelle hier et mes collègues aussi. D'ailleurs certains nous ont reproché de trop travailler !
Vous parlez des caissières, que l'on voit avec des visières en plexiglas. Chez nous, il y a encore 2 semaines, des personnels qui accueillent volontairement les enfants de soignants n'avaient même pas un masque, un bout de tissu ! Ces enseignants-là sont "au contact", et il y en a 30000, dans des groupes qui sont au maximum 8-10, mais souvent inférieurs . Et ce matin on nous annonce que ça peut être 15 : pourquoi en avril 8, et en mai 15?"



Pascal Praud : Merci M. Girard. C'est l'occasion de saluer à travers votre présence ce soir le travail des enseignants extrêmement important depuis plusieurs semaines.
"Beaucoup ont en effet été choqués par certains propos tenus dans votre émission et c'est bien que vous leur rendiez hommage ce soir."

Pascal Praud : J'avais dit simplement "Le 11, il faut y aller" et je me suis fait houspiller sur les réseaux sociaux [E.Levy coupe : "il faut pouvoir accepter la contradiction!"] ; on m'a reproché de stigmatiser et mépriser les profs : ce n'était pas du tout le sens de ce que je voulais dire. C'est pour ça que vous avez la parole et que comme toujours sur ce plateau la contradiction existe. Merci M. Girard.





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