ÉCOLES: UNE REPRISE QUI NE FAIT PAS L’UNANIMITÉ

ÉCOLES: UNE REPRISE QUI NE FAIT PAS L’UNANIMITÉ




RÉOUVERTURE DES ÉCOLES :

UNE REPRISE QUI NE FAIT PAS L’UNANIMITÉ




Jean-Rémi Girard, président du SNALC, réagit au micro de Pascal Praud le mardi 5 mai au sujet de la réouverture progressive des écoles qui ne fait pas l'unanimité, dans l'émission L'heure des pros, sur CNEWS.





Cliquez sur l'image pour voir la vidéo :

L'intervention de Jean-Rémi Girard commence à 15:35






EXTRAITS :


Citation:

CNEWS : Des points du protocole paraissent difficiles à appliquer, notamment qui va désinfecter les salles de classe toutes les heures ?
"Pour le SNALC, syndicat représentatif du premier et du second degrés, le principal problème, c’est que l’on a décidé politiquement de cette réouverture sans tenir compte de l’avis du Conseil scientifique, et qu’ensuite on se rend compte de tout ce qu’il faut faire matériellement pour y parvenir : c’est de la folie ! Soixante pages de protocole sont tombées hier, compliquées à lire car il y a beaucoup de modalisateurs.
Cela pose la question de la responsabilité : les personnels de l’Éducation nationale, en particulier les professeurs des écoles et les directeurs d’école qui sont les premiers concernés chronologiquement, savent que l’école est devenue un lieu de procédures, entre adultes ; on a plus de problèmes aujourd’hui avec des parents qu’avec des élèves au primaire. Donc, cette question de la responsabilité est centrale et fait peur aux collègues qui se disent « si je rate une ligne du protocole, qu’est-ce qui me sera reproché ? »"



CNEWS : On a pourtant des « laboratoires » : des écoles continuent de tourner, notamment à Poissy, avec des enfants de soignants : il n’y a aucun cas (…) les enfants ne sont pas touchés par le virus (1% des cas). Le bon sens ne serait-il pas de s’appuyer sur cette « observation scientifique » ?
"Attention aux comparaisons, les enfants de soignants sont actuellement accueillis en tout petit nombre : 4 à 8 enfants par école, 10 dans les collèges. Or, le 18 mai, dans les collèges, tel que c’est prévu, on en mettra à terme 400. Ce n’est dont pas comparable. Le protocole préconise de mettre 16 personnes dans une salle qui ne pourra pas les contenir en respectant la distanciation physique.
En outre, si les enfants n’étaient pas contagieux et si tout allait si bien, on n’aurait pas ce protocole de 60 pages. C’est donc qu’il y a un risque. Sinon on autoriserait ces enfants à aller voir leurs grands parents s’ils n’étaient pas contagieux."



CNEWS : ce que vous dites est juste. Ne serait-ce pas alors une bonne chose que de profiter de ce moment pour mettre les choses en place et les améliorer petit à petit pour une reprise ?
"C’est précisément que le SNALC a proposé. Ce qui va se passer là, ce n’est pas « l’école » à partir du moment où c’est basé sur le volontariat. L’école sur le volontariat, ça n’existe pas.
Le SNALC avait proposé au ministre d’élargir l’accueil à d’autres catégories de la population ; ça permettait d’augmenter le nombre d’élèves, sans passer de 10 à 350 du jour au lendemain, et d’attendre des études épidémiologiques sur les écoles et collèges. Il en existe actuellement une sur un lycée [NDLR: Institut Pasteur, Crépy-en-Valois] qui montre une importante contamination."








-----------------------------

Consulter la rubrique dédiée sur le coronavirus
SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox