DÉCONFINEMENT : CASSE-TÊTE SANITAIRE À L'ÉCOLE

DÉCONFINEMENT : CASSE-TÊTE SANITAIRE À L'ÉCOLE




DÉCONFINEMENT :

CASSE-TÊTE SANITAIRE À L'ÉCOLE




Jean-Rémi Girard, président du SNALC, réagit en direct le 11 mai au micro de Sonia Mabrouk au sujet de la reprise des classes et des déclarations du ministre, dans le journal de la mi-journée Midi News, sur CNEWS.





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L'intervention de Jean-Rémi Girard commence à partir de 40:00






EXTRAITS :


Citation:

CNEWS : Le ministre a évoqué un objectif de 50% des enseignants sur cette journée de reprise. Est-ce que cela correspond à la réalité sur le terrain ?
"C’est compliqué d’avoir des chiffres sur une journée de pré-rentrée suivant la façon dont elle est organisée. Il est d’ailleurs délicat de parler « d’objectifs chiffrés » dans la situation dans laquelle on est. On en saura davantage à partir du moment où on verra arriver les élèves : on saura alors si on a besoin de 50% des professeurs des écoles pour les accueillir.
C’est compliqué car les collègues ont eu peu de temps pour s’organiser notamment en termes de respect du protocole sanitaire. Il va falloir vérifier que tout le matériel est là, voir si l’on peut respecter la distanciation physique, chose impossible avec les élèves des écoles maternelles, voire primaires."



CNEWS : Vous avez dit « impossible » ?
"Oui, nous l’avons déjà constaté avec les jeunes enfants des personnels soignants, qui étaient pourtant accueillis en tout petits groupes : les collègues nous remontaient déjà que la distanciation physique n’était pas gérable sur l’ensemble de la journée. C’est impossible d’expliquer cela à un enfant de 4 ans."


CNEWS : On a l’expérience en effet des enfants de soignants, environ 30000. Heureusement il n’y a pas eu de chaine de contamination : est-ce rassurant ?
"C’est compliqué de savoir s’il y a eu ou non des contaminations, du fait de la difficulté à identifier l’origine d’une éventuelle contamination, à l’école ou ailleurs. L’accueil de ces enfants s’est fait par tout petits groupes, avec un nombre de groupes très limité par école ou par collège. Ce n’est pas ce qui va se passer à partir de demain : l’accueil est beaucoup plus massif, avec plus de monde. On sait tous que la distanciation physique ne sera pas respectée."


CNEWS : Nous étions en direct avec un directeur d’école à Toulouse, qui disait que les enfants comme les professeurs étaient heureux de se retrouver.
"Tout n’est ni tout blanc ni tout noir. L’impératif sanitaire avait conduit le Conseil scientifique à préconiser une réouverture en septembre. Bien entendu, pour l’aspect psychologique, c’est mieux pour les enfants qu’ils soient ensemble. Le problème est de savoir si dans deux ou trois semaines on ne va pas se retrouver avec des foyers de contamination. Tout le monde espère que non, mais on est très loin d’en être sûr : si le Conseil scientifique avait émis cette préconisation, il avait ses raisons."


CNEWS : Le ministre a déclaré ce matin, en s’appuyant sur les dires de pédiatres, qu’il y avait plus de risques pour les enfants à rester à la maison plutôt qu’à retourner à l’école. Qu’en pensez-vous ?
"C’est honteux et assez débile d’utiliser l’avis complexe des pédiatres qui s’intéresse à l’enfant dans toutes ses dimensions y compris psychologique, pour transformer ça en communication politique et pousser les parents à renvoyer leurs enfants à l’école alors qu’on leur a dit que c’était sur la base du volontariat. On est là dans la communication politique la plus politicienne qu’on puisse imaginer. Peut-on espérer une journée sans communication politique avec des formules à l’emporte-pièce ? Les collègues qui ont entendu ça étaient furieux."







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