QUI VEUT PROFITER DE LA CRISE ?

QUI VEUT PROFITER DE LA CRISE ?

SYSTÈME ÉDUCATIF


QUI VEUT PROFITER

DE LA CRISE ?






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Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie. Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1444 le 11 septembre 2020





On le savait concernant les crises économiques ou diplomatiques. Certains tendent à voir les périodes troublées comme des opportunités. Il s’avère que la crise sanitaire que nous connaissons n’échappe pas à la règle.


Nous ne parlons pas ici de laboratoires qui se livrent à une course au vaccin. Non. Nous constatons que dans le monde de l’éducation nationale, des Diafoirus s’efforcent d’imposer leur dogme de manière durable ; il s’agit bien sûr, de soigner l’éducation nationale.

En premier lieu, il y a évidemment les tenants du tout numérique qui n’avancent même plus masqués (ou presque). Il suffit de lire les questions orientant les débats des états généraux du numérique (https://etats-generaux-du-numerique.education.gouv.fr/). Le postulat de base ? La continuité pédagogique a fonctionné et donné lieu à des innovations, généralisons et allons plus loin. Pour l’exemple, certains pensent qu’il serait bon que les enseignants fassent cours et aient ensuite un suivi plus individualisé des élèves en distanciel. Ils oublient que si les professeurs ont déployé des trésors d’ingéniosité, c’était pour pallier les dysfonctionnements. Nous n’avons fait que nous adapter pour exercer notre métier.

Aujourd’hui, alors que nous faisons une rentrée plutôt chaotique, en montrant une fois de plus notre adaptabilité, nous voyons fleurir çà et là dans la presse des articles sur l’enseignement en extérieur. Les tenants de l’école du dehors, d’une école pour l’enfant dans la nature sortent du bois. Encore une fois, choisir de faire cours en extérieur plutôt que dans une salle où les élèves ne peuvent être mis à distance se tient dans la période que nous connaissons. Mais profiter de l’occasion pour vanter son modèle pédagogique a quelque chose d’un peu gênant...

Le SNALC n’est pas contre le numérique et considère qu’éveiller les élèves à la nature ou faire des sciences en faisant expérimenter dans le cadre d’une forêt a un intérêt certain, en primaire ou par des sorties pédagogiques jusqu’au lycée. Mais assez de dogmatisme. De grâce, laissez les professeurs faire leurs choix en conscience et dans le respect de ce qu’ils considèrent être bon pour leurs élèves.


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