RÉFORME DU LYCÉE: QUI VEUT LA PEAU DES LCA ?

RÉFORME DU LYCÉE: QUI VEUT LA PEAU DES LCA ?

RÉFORME DU LYCÉE


QUI VEUT LA PEAU

DES LCA ?






©wikipedia, domaine public


Par Cécile DIENER-FROELICHER, responsable nationale SNALC Lettres classiques
Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1445 le 9 octobre 2020





Le temps des déclarations d’amour du ministre est bien loin. La mise en oeuvre de la réforme du lycée sur l’année de Terminale met au jour de nouvelles difficultés pour les LCA.


Le SNALC a récolté de nombreux témoignages faisant part de problèmes d’emplois du temps mettant en péril les options LCA latin et grec. Pour rappel, ces options sont les seules cumulables avec une autre option. Les élèves engagés dans l’option LCA depuis la 2nde peuvent donc, légalement, choisir en plus une autre option (maths expertes, LV3, section euro…). C’est même un devoir des établissements de leur permettre de terminer leur cursus, conformément à la continuité éducative mentionnée dans l’article L311-1 du Code de l’Éducation.

Or, de nombreux chefs d’établissement ont cette année mis toutes les options en barrette : impossible d’en suivre 2. Les élèves sont alors sommés de choisir une seule option, ce qui est contraire aux textes réglementaires. Certains chefs choisissent même les maths expertes à leur place !

Les conséquences sont dramatiques pour les LCA : certains collègues ont ainsi vu fondre leurs effectifs jusqu’à 2 élèves !

Dans le meilleur des cas, les collègues enseignant les options ainsi malmenées trouvent un arrangement pour que les 2 enseignements soient suivis par quinzaine… Mais cela implique que les élèves n’auront sur l’année que la moitié des heures de chaque enseignement, et cela n’est pas plus acceptable.

Les contraintes d’emploi du temps causées par la réforme du lycée ne doivent pas être une excuse pour sacrifier les options LCA.

Il y a un réel danger à court terme : la disparition de l’enseignement des LCA en lycée (car la spécialité, rarissime, ne les sauvera pas), et par conséquent de nombreuses suppressions de postes de Lettres classiques.

Le SNALC ne laissera pas cela se produire sans réagir. Les témoignages collectés ont d’ores et déjà été remontés au cabinet ministériel, et je vous invite à me signaler tout dysfonctionnement de ce type : cdiener.snalc@ gmail.com.
« L’intelligence des acteurs de terrain » chère au ministre montre clairement ses limites : nous ne lâcherons rien pour défendre les LCA et le faire savoir au ministère





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