RENTRÉE EPS: « 28 JOURS PLUS TARD… »

RENTRÉE EPS: « 28 JOURS PLUS TARD… »

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RENTRÉE EPS

« 28 JOURS PLUS TARD… »






©iStock - Martin-dm


Par Laurent BONNIN, secrétaire national à l’EPS
Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1445 le 9 octobre 2020





L’EPS est la seule discipline scolaire où le non-port du masque est autorisé, pour permettre l’activité physique, à condition de maintenir une distanciation physique de deux mètres, ou non « si la nature de la pratique ne le permet pas » ! Nous avons dénoncé cette contradiction(1) dans les textes encadrant la reprise scolaire en EPS et les risques potentiels qu’elle sous-tendait. Qu’en est-il « 28 jours plus tard » ?


Tout d’abord nous observons une EPS anormalement disparate selon les interprétations que chacun se fait de ces consignes ambiguës auxquelles se surajoutent des croyances personnelles, nourries par des controverses scientifiques incessantes, concernant l’évolution du virus, la contagiosité des élèves, le port du masque… L’enseignement de l’EPS est ainsi redevenu quasi normal pour certains alors que pour d’autre il demeure un véritable casse-tête (2). Malgré des efforts pédagogiques incessants, les rapprochements physiques sont nombreux et difficilement contrôlables. Par ailleurs, les contacts avec des objets partagés, parfaitement autorisés sans masque, anéantissent certaines précautions. L’EPS serait-elle un vecteur potentiel de contamination ? La question mérite d’être posée.

Nous avons reçu des témoignages de classes placées en septaine par des chefs d’établissement pointant l’EPS comme une source probable de propagation. Par ailleurs, de nombreux enseignants d’EPS ont déclaré avoir été infectés pendant leurs cours en raison du non-port du masque des élèves, de la forte dispersion du virus lors des activités et de l’inefficacité des masques basiques fournis, alors que seuls les modèles FFP2 sont vraiment protecteurs.

À l’heure où l’épidémie semble entamer un rebond, où dans les zones d’alerte renforcée et maximale les gymnases, les piscines se ferment au grand public tout en restant ouverts aux élèves, dont la contagiosité soi-disant faible après 10 ans n’est qu’une hypothèse et un parti pris politique(3), où les « clusters remontent en flèche dans les écoles (4) », on ne peut qu’inciter les collègues à la plus grande prudence.



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(1) https://www.snalc.fr/national/article/5886/
(2) « Coronavirus : le casse-tête des professeurs d’EPS », Alexandre Malesson, L’étudiant.
(3) « Enfants « moins contagieux » à la Covid-19 : réalité scientifique ou décision politique ? », Marcus Dupont-Besnard, numerama.com.
(4) «Coronavirus : les clusters remontent en flèche dans les écoles», Leïla Marchand, Les Echos.




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