GT AGENDA SOCIAL ADMINISTRATIFS

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Par Frédéric ELEUCHE,
secrétaire national du SNALC chargé des personnels administratifs
atss@snalc.fr
Le 19 novembre 2020

Le ministère a réuni un groupe de travail consacré aux personnels administratifs dans le cadre de l’agenda social le vendredi 9 octobre 2020 de 9 h 30 à midi. Le SNALC était représenté par Frédéric Kelder, attaché d’administration, agent comptable et par Frédéric Eleuche. Ce genre de réunion où les syndicats sont représentés soit physiquement soit par visio-conférence soit simultanément n’est pas facile.

En juin un précédent groupe de travail avait nettement montré une désaffection croissante de la part des attachés d’administration à l’égard de leurs fonctions, au point que les jeunes attachés issus des I.R.A. (instituts régionaux d’administration) choisissent de moins en moins l’éducation nationale et que d’autres, déjà titulaires, n’hésitent plus à choisir la mobilité au sein d’autres administrations, quand ce n’est pas la démission pure ou simple si l’on ne donne pas suite à leur demande de rupture conventionnelle.

Cette fois-ci, le ministère s’emploie à proposer de nouvelle fonctions aux attachés d’administration (AAE) comme par exemple la fonction de fondé de pouvoir ou surtout la tâche de « conseiller RH de proximité » L’expérience a déjà été tentée dans les académies de Rennes et de Lyon. Il s’agit de confier les relations humaines à des attachés chargés d’exercer la fonction de « conseillers de proximité » par dizaines dans les départements, répartis par bassins. Ainsi ici on compte 23 conseillers dans l’académie de Rennes (4 départements) chargés de répondre aux questions d’évolution professionnelle liées à un projet de formation d’ordre social, de statut, de prévention des conflits. Là, on établit une agence RH de proximité par département, chacune d’entre elles composée de conseillers RH de proximité.

Cette présentation appelle de nombreuses remarques et critiques. D’abord, un adjoint gestionnaire déjà accablé de travail et de responsabilités n’a pas le temps nécessaire pour assumer une telle tâche. Ensuite, on lui donne une responsabilité supplémentaire d’agent représentant de l’Etat, alors qu’il n’est ni secrétaire général du rectorat ni directeur du service des personnels qui lui donnent qualité pour ce faire. Enfin, et même en lui donnant une formation de six mois suivie d’une formation continue, on prétend en faire un spécialiste de RH alors que c’est un métier à haute responsabilité.

La discussion sur ce point a entamé la plus grande partie de la matinée et n’a pas laissé beaucoup de temps pour discuter d’un autre projet ministériel, consistant à faciliter la requalification des secrétaires d’administration pour leur permettre d’accéder à la catégorie A et celle des adjoints d’administration pour leur permettre d’accéder à la catégorie B. Et une autre question se pose : le texte ministériel évoquant expressément « la transformation du poste de l’agent concerné de B en A, grâce au plan de requalification, peut-on penser qu’un agent C devenu B pourrait rester sur son poste ?

Le ministère envisage deux autres réunions dans un avenir proche, l’un sur les indemnités, l’autre sur les suites de la réflexion entamée ce jour. Elles auraient lieu en décembre.

Image par Andreas Lischka de Pixabay
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