SITUATION SANITAIRE: RÉUNION DU 10 DECEMBRE AVEC LE MINISTÈRE

SITUATION SANITAIRE: RÉUNION DU 10 DECEMBRE AVEC LE MINISTÈRE

COMPTE RENDU DE RÉUNION




SITUATION SANITAIRE :


COMPTE RENDU DE RÉUNION AVEC LE MINISTÈRE


10 décembre 2020






© : iStock - izusek




Compte rendu du SNALC publié le 10 décembre 2020
Par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC






La réunion s'est déroulée en présence du directeur de cabinet et de la secrétaire générale du ministère.




Les chiffres


Sur le déclaratif des cas, on en était à 1000 cas/jour en moyenne avant les vacances de Toussaint. Au retour de Toussaint, 4000 cas/jour, aujourd'hui environ 1000 cas/jour de nouveau. Entre 10 et 20 structures scolaires fermées chaque jour depuis le retour des congés de Toussaint. La méthode de collecte de ces chiffres n'a pas varié, et sert comme élément de pilotage, car cela permet de voir des tendances.

L'avis du SNALC

Le SNALC a signalé qu'il y avait nettement moins de publicité faite sur les chiffres de l'Éducation nationale depuis que plusieurs médias les ont mis en perspective avec les chiffres des laboratoires, qui étaient bien supérieurs.

Nous n'avons tout de même pas oublié que les chiffres Éducation nationale ont longtemps été mis en avant par le ministre pour arguer de la bonne gestion de la crise sanitaire dans nos écoles et établissements. C'est heureux qu'on ait arrêté, car c'était une pratique de communication fallacieuse.





La politique de tests

Le ministère ne voulait pas déstabiliser le fonctionnement du contact tracing. Les protocoles entre ARS et préfectures se mettent en place (c'est + avancé en Île-de-France qu'ailleurs). Ce système a vocation à s'installer, de façon différenciée suivant les régions. La stratégie de tests est arrêtée en lien étroit avec le ministère de la santé et les ARS.

L'avis du SNALC


Le SNALC a signalé que pour le moment, la politique de tests n'était pas du tout expliquée, et qu'à son niveau, il ne percevait pas sa mise en œuvre à l'échelle école ou établissement (tester tous les agents et élèves d'un collège, par exemple). Il a dit une nouvelle fois qu'on manquait très souvent de transparence sur l'information COVID au niveau école ou établissement.

Nous avons rappelé également que c'était une bonne chose que les personnels de l'Éducation nationale soient prioritaires pour se faire tester, mais là aussi, l'information varie beaucoup d'une région à l'autre .

Le SNALC a par ailleurs insisté une nouvelle fois sur la nécessité de mener des études épidémiologiques à l'échelle d'écoles, collèges et lycées.





Le jour de carence

Le ministère a indiqué qu'un article additionnel a été déposé sur le projet de loi de finance, avec suspension du jour de carence à partir du 1er janvier pour les cas confirmés COVID.
Le ministère a également pris note de la demande de reconnaissance de la Covid comme maladie professionnelle.

L'avis du SNALC

Au choix, « ce n'est pas trop tôt » ou « mieux vaut tard que jamais ». Le maintien du jour de carence était honteux, et de surcroît incohérent par rapport à la façon dont étaient traités les cas contacts.





Les conditions de travail des personnels

Le ministère a conscience de l'épuisement des personnels, et regarde le problème « avec sérieux ». Il remercie les personnels d'avoir réussi à maintenir la continuité su service d'éducation.

Sur le 1er degré, la juridiction administrative a été claire sur le port du masque par les élèves. C'est de nature à freiner les ardeurs des opposants au port du masque. Le ministère finalise une note à ce sujet pour les rectorats, qu'il transmettra également aux syndicats.

L'avis du SNALC


Le SNALC a donné des exemples précis (fonctionnement des collèges où les élèves ne changent pas de salles…). Il a rappelé également la demande au niveau des AED et des AESH d'une meilleure protection, compte tenu du fait que ces collègues sont en contact rapproché avec les élèves.
Nous actons qu'au moins, le ministère reconnaît le problème, mais aucune piste concrète d'amélioration n'a été évoquée. Au-delà des seules conditions de travail, le SNALC a rappelé que selon lui, on n'avait pas réglé de façon satisfaisante la question des cantines dans la plupart des écoles et collèges.

Le SNALC avait alerté très tôt le ministère sur les tentatives organisées de certaines associations et collectifs de pousser les parents à s'opposer au port du masque des enfants à l'école primaire. Il est satisfait des réponses apportées par la justice et par le ministère sur ce point.






Les recrutements

Le ministère a eu autorisation de recruter par anticipation des éventuelles absences un certain nombre de professeurs des écoles contractuels et d'AED.

L'avis du SNALC


Le SNALC a bien noté que ces recrutements correspondaient à un engagement oral pris par le ministre. Il a rappelé que cela s'est quand même fait dans l'urgence et que l'on ne trouvait pas toujours preneurs. Pour le SNALC, on aurait dû avant tout recourir aux listes complémentaires en ce qui concerne les enseignants.






Les personnels vivant avec une personne à risque

La position est une position inter-professionnelle public et privé. Il est peu probable que les règles évoluent sur ce point.

L'avis du SNALC

Il y a clairement un déficit en termes d'adaptations afin de sécuriser ces collègues, de leur apporter une meilleure protection et d'adapter davantage leur poste de travail.






L'organisation de l'année 2021, notamment en lycée

Le ministère a indiqué qu'environ les deux tiers des lycées publics ont remonté un plan de continuité (80% pour les lycées généraux, environ 50% de LP). 60% des plans sont établis par demi-classes. Aucun chiffre n'a été donné sur le privé (mais ils sont sans nul doute très faibles).

Le ministère reviendra en janvier sur la question des examens et des concours pour 2021. La reprise en janvier, sauf surprise, s'inscrira dans la continuité du fonctionnement actuel (« l'organisation est stable jusqu'au 20 janvier »). Une nouvelle réunion sera organisée avant le 20 janvier.


L'avis du SNALC

Le SNALC a indiqué que, comme demandé de façon intersyndicale, l'administration n'avait pas été trop tatillonne sur les plans de continuité pédagogique des lycées demandeurs.

Pour le SNALC, la question des examens doit donner lieu à des annonces avant les vacances de Noël. On a de facto ralenti le rythme dans de nombreux lycées : on ne peut pas ne pas en tenir compte. Nous avons rappelé que la majorité des syndicats demande notamment un décalage des épreuves de spécialité en juin.






La vaccination

Sur la vaccination, la programmation n'est pas encore totalement arrêtée. Le ministère demandera que les personnels de l'Éducation nationale puissent être prioritaires au même titre que d'autres fonctionnaires confrontés à un contact récurrent avec les usagers. La prévision quant à la période de vaccination est plutôt vers mars/avril.

L'avis du SNALC


Le SNALC n'hésitera pas à soutenir le ministère dans cette demande de statut prioritaire. Elle s'impose d'autant plus que les élèves seront la dernière population vaccinée.










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