ATSS : OUI, IL FAUT AUGMENTER NOS TRAITEMENTS

ATSS : OUI, IL FAUT AUGMENTER NOS TRAITEMENTS

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ATSS : OUI, IL FAUT


AUGMENTER NOS TRAITEMENTS






©iStock - AntonioGuillem




Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1447 du 11 décembre 2020.
Par Frédéric ELEUCHE, secrétaire national du SNALC chargé des personnels BIATSS





Le ministère de l’Éducation Nationale a lancé une série de groupes de travail dans le cadre de l’agenda social, consacrés aux administratifs, aux médecins et aux infirmières, aux assistantes sociales et aux techniciens.

Parions que leur résultat décevra les intéressés qui en attendent des augmentations de traitements substantielles. C’est que les esprits ont été durablement marqués par le rôle, les tâches, le dévouement et les responsabilités des médecins, des infirmières et des assistantes sociales pendant la crise sanitaire.

Or, l’examen de leurs bulletins de paie ne peut qu’étonner les Français qui ne connaissent pas de près ces catégories. Alors qu’elles sont cataloguées en catégorie A, il est clair que leurs traitements ne correspondent pas à ce que l’on croit connaître des traitements de cette catégorie. C’est pourquoi le SNALC demande expressément une augmentation substantielle du bulletin de paie.

Si le ministère accepte de discuter un peu des questions d’argent, il écarte soigneusement les questions indiciaires. Il n’accepte d’évoquer que les questions indemnitaires, tout en concédant l’inégalité qui caractérise le montant de ces indemnités d’une académie à l’autre. Par exemple, le même SAENES du groupe III reçoit 4 824 euros par an à Strasbourg, mais 4 611 à Nice, 4 715 à Grenoble et 4 820 à Montpellier. Les différences sont encore plus marquées pour les collègues du groupe II (5 532 à Strasbourg, 5 830 à Nice, 5 403 à Grenoble et 5 281 à Montpellier). On pourrait faire état de ces inégalités pour tous les corps concernés qu’ils soient attachés, adjoints ou assistantes sociales. Il envisage donc d’assurer une nécessaire « convergence indemnitaire », mais cet alignement laisserait une grande partie du problème non résolue, car ces indemnités ne profitent en rien aux personnels pour le calcul de leurs pensions.

C’est pourquoi il convient de connaître les intentions du gouvernement en matière de retraites : remettra-t-il sur la table à partir de janvier 2021 la réforme suspendue en mars 2020 ? Si oui, dans quel sens la conduira-t-il ? En introduisant le montant des indemnités dans le total comptant pour la pension ? S’il garde le système actuel, il faudra alors sérieusement revoir le montant des traitements












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