LE GOUVERNEMENT VEUT COMPLIQUER LA TÂCHE DES ADJOINTS GESTIONNAIRES

LE GOUVERNEMENT VEUT COMPLIQUER LA TÂCHE DES ADJOINTS GESTIONNAIRES

Adjoints gestionnaires




LE GOUVERNEMENT VEUT COMPLIQUER LA TÂCHE

DES ADJOINTS GESTIONNAIRES






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Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1448 du 7 janvier 2021
Par Frédéric ÉLEUCHE, secrétaire national du SNALC chargé des personnels BIATSS





Depuis quelques mois, le ministère se montre plein de bonne volonté : n’annonce-t-il pas son intention d’améliorer la situation et les fonctions des attachés d’administration ?

Il est vrai qu’il a de quoi s’inquiéter devant la fuite de ces fonctionnaires qui veulent de moins en moins, au sortir des I.R.A., choisir d’entrer dans l’Éducation nationale et même de ceux qui, y étant, choisissent d’aller dans d’autres administrations où ils sont mieux rémunérés et où le travail est plus satisfaisant. Il leur propose même de faire fonction de conseillers RH de proximité sans mesurer quelles lourdes responsabilités il prétend ainsi leur mettre sur les épaules. Il a aussi été question de revoir le montant de leurs indemnités sinon de leurs rémunérations.

C’est pourquoi la déclaration de Mme Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, faite le 17 décembre 2020 aux « Échos » n’a pu que surprendre. Elle y annonce que « les départements et les régions auront désormais conjointement avec les chefs d’établissement, autor té sur les intendants (sic) qui gèrent les bâtiments, les cantines et les personnels TOS. Ceci permettra de clarifier les relations entre les collectivités, qui financent la gestion des établissements scolaires et l’Éducation nationale, pour être encore plus efficace ».

Nos attachés d’administration « adjoints gestionnaires » que Mme Gourault s’obstine à désigner comme « intendants » (corps qui a disparu il y a 25 ans !) sont encore plus hostiles au projet de les mettre sous la coupe des départements et des régions. Ils connaissent déjà les régions ou les départements puisque ces collectivités leur attribuent chaque année leurs subventions de fonctionnement, et la plupart se plaignent vivement des accrochages incessants qu’ils ont avec eux. En réalité, Mme Gourault a voulu simplement satisfaire les présidents de départements et de régions qui depuis 1985 et la déconcentration n’ont cessé d’empiéter sur l’Éducation nationale.

Ils ont absorbé les agents de service (actuels ATTEE) en 2003 et veulent maintenant grignoter les pouvoirs des adjoints gestionnaires en attendant un jour de nommer leurs propres agents. C’est bien ainsi que les adjoints gestionnaires seront plus que jamais tentés de quitter l’Éducation nationale.





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