Et pendant ce temps…

Et pendant ce temps…

Lettre premier degré




BRÈVES


ET PENDANT CE TEMPS…






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LE PREMIER DEGRÉ 33 - décembre 2020
Par Ange MARTINEZ, SNALC Premier degré
et Philippe Lencroz, SNALC Premier degré
et Xavier Prenient-Marquet, SNALC Premier degré
premierdegre@snalc.fr





Noël et ses étrennes...

Certaines mauvaises langues, aux propos malintentionnés, au sein du SNALC et même ailleurs, prétendent que notre ministre, M. Blanquer, fait la sourde oreille à nos justes revendications salariales.

Que le peuple enseignant peut se montrer ingrat tout de même !
N'avons-nous pas eu le privilège de nous asseoir à la même table que nos hauts responsables, au cours de nombreuses réunions de travail ?
N'ont-ils pas eu la grande mansuétude de nous écouter ?

Notre bon gouvernement n'a-t-il pas déjà œuvré pour la cause enseignante, en allouant aux directeurs des INSPE, Maîtres de la Formation, par décret et arrêté le 28 octobre 2020, une indemnité dont la part fonctionnelle est comprise entre 5 250 € et 6 750 € ?

Ne vient-il pas de pérenniser, dans son immense générosité, une prime annuelle de 450 € aux directeurs d'école sous forme de revalorisation indemnitaire ?

Enfin, ne vient-il pas de créer, par arrêté et décret, le 5 décembre de l'an de grâce 2020, une prime d'équipement informatique allouée aux personnels enseignants, aux psychologues scolaires, et à tous les directeurs, d'un montant de 176 € brut ?

Peut-être avons-nous quelques difficultés à imaginer tout ce que cette aumône va nous permettre de réaliser. Mais ne doutons pas que ces 150 € net nous aideront dans notre mission d’enseignement et de continuité pédagogique lors de la 3ème vague.

Juste avant Noël. Quelle délicate attention.


Des places au concours en diminution


Le nombre de places offertes aux concours internes, externes et troisième concours du CRPE a été publié au Journal Officiel du 29 novembre 2020. Pour l'ensemble des trois concours, cela représente 9890 postes.
Par ailleurs, le nombre de postes au concours externe du CRPE pour la Polynésie française est fixé à 10 postes.
À noter qu'à rebours de la communication ministérielle, ce nombre est en diminution - 12 115 postes étaient offerts au CRPE en 2020 - alors que les dispositifs du ministre consomment des moyens et aggravent la pénurie de postes de remplaçants. Cela aboutit à recruter des contractuels dans toutes les académies, d'autant plus que la seconde vague de la pandémie (pas du tout prévisible bien sûr...) accentue le besoin en remplaçants.
Au lieu de recruter sur la liste complémentaire, le ministère fait donc massivement appel à des contractuels pour des contrats courts, ce que dénonce le SNALC.
Alors qu’on demande aux directeurs d’école d’être polyvalents, multi-tâches et de gérer l’impossible, le SNALC s’étonne qu’on ne puisse faire de l’escalade, du paddle, du kayak ou du water-polo pendant l’été et ne pas anticiper l’évidence d’une rentrée chaotique.


Congé parental et disponibilité de droit pour élever un enfant : pourquoi s’en priver ?

Le congé parental et la disponibilité, vous octroient du temps pour vous occuper de ce qui passe toujours en second plan dans notre profession à savoir vous, votre santé et votre famille.
Le décret n° 2020-529 du 5 mai 2020 a modifié les dispositions qui régissent congé parental et disponibilité pour élever un enfant. La donne a changé : les droits à avancement sont désormais maintenus pour 5 ans maximum durant lesquels le temps de service est comptabilisé, prenant en compte l’avancement de façon ordinaire. Finie la stagnation de carrière, double punition avec la perte de salaire. Les femmes, particulièrement touchées, faisaient les frais de cette injustice.
Autre avancée notable, le décret permet de poser des périodes de congé parental allant de 2 à 6 mois. La demande peut être formulée 1 mois avant le début du congé. La disponibilité concerne les parents d’un enfant de moins de 12 ans. Les avancées sont donc appréciables aux yeux du SNALC.


Suppression de la journée de carence pour les cas de Coronavirus

Le SNALC pointe depuis longtemps l’indignité d’appliquer la retenue d’une journée de carence en cas de contamination au coronavirus en cette période de crise sanitaire. L’État a enfin entendu notre demande et a décidé de supprimer cette retenue tant que durera l’état d’urgence relatif à la crise sanitaire, fixé au 16 février 2021 mais potentiellement prolongeable. Quand on y réfléchit, il est impensable de retenir une journée de salaire à des enseignants ayant possiblement contracté une infection dans l’exercice de leurs fonctions (distanciation sociale impossible en classe, pas de masque pour les élèves de maternelle, entre autres choses). Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2021. De la sorte, les PE contaminés et à l'isolement seront indemnisés dès le premier jour par l'assurance-maladie.

La finalité, outre le principe de justice sociale, est d’encourager les professeurs des écoles à ne pas minorer les symptômes, à aller se faire dépister et à respecter l’isolement prescrit. Par voie de conséquence, la propagation de l’épidémie, par application des règles de sécurité sanitaires accrues et pleinement consenties par les employés, devrait être dans une certaine mesure freinée.






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