29 JANVIER: POINT SUR LA SITUATION SANITAIRE

29 JANVIER: POINT SUR LA SITUATION SANITAIRE

Compte rendu de réunion au ministère




POINT SUR LA SITUATION SANITAIRE


Réunion multilatérale du 29 janvier 2021






© : iStock - izusek


Retrouvez les règles sanitaires en vigueur à la reprise du 4 janvier (personnes à risque, ASA, etc.).




Compte rendu du SNALC publié le 29 janvier 2021
Par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC





En présence du directeur de cabinet et de la secrétaire générale du ministère.



LES CHIFFRES

Sur les chiffres déclaratifs (ceux de l'Éducation nationale), nous sommes à une centaine de structures fermées en fin de semaine, avec un principe de précaution renforcé au niveau des ARS. Nous sommes environ à 500 classes fermées. 3100 cas confirmés, en début de semaine, entre 2600 et 2500 cas, et 2200 cas vendredi (un « plateau »).

Beaucoup d'études, mais peu d'études stables et étayées sur ce qui se passe à l'École. Une étude scientifique est en train d'être élaborée avec Santé Publique France sur le milieu scolaire, avec un déploiement vers la mi-février. Un travail est également enclenché avec une équipe de Necker sur la contamination en milieu scolaire.

L'évolution du contexte a entraîné une recommandation nationale sur les questions de fermetures de classes ou de structures : l'objectif est que les choses soient homogènes. Le ministère est en train de faire évoluer le protocole sur le traçage dans le premier degré : ce sera fait en classe dès le premier cas s'il y a suspicion de variant.


L'avis du SNALC

Le SNALC rappelle qu'il faut éviter les discours non-scientifiques, quelle que soit la cause que l'on défend. Par exemple, évitons d'opposer période de vacances et période d'école quant à la question des pics de contamination (nous sommes actuellement fin janvier ; les élèves ne reviennent pas d'une période de vacances, là). Évitons aussi d'opposer contamination à l'école et hors école (comme si c'étaient deux milieux étanches et qui n'interagissaient pas).
Le SNALC sait que le temps scientifique est un temps long, mais ne peut que regretter que l'on n'ait pas lancé les études dont parle le ministère plus tôt. Il sera très attentif à leur cahier des charges et, évidemment, à leurs résultats.
Le SNALC a clairement demandé un cadrage national plus strict sur la question des fermetures de classes, afin de respecter le principe de précaution liée à des variants dont les effets sont encore méconnus.





L'ORGANISATION DE L'ANNÉE / LES VACANCES D'HIVER

Aucune annonce ne peut être faite sur les décisions à venir. Question de l'impact psychique chez les enfants (le ministre s'appuie non seulement sur le conseil scientifique et le HCSP, mais aussi sur la société française de pédiatrie). Après l'intervention du SNALC — qui rappelle que la société de pédiatrie n'a clairement pas le même statut, et que ses « recommandations » peuvent être mises en perspective et qu'elles ne concernent que les enfants de moins de 11 ans — le ministère précise que sur les recommandations sanitaires, il s'appuie uniquement sur le conseil scientifique et le HCSP.

Une étude plus fine doit être rendue ce samedi ; à partir de ses résultats, les décisions seront prises « dans les heures et jour qui viennent ». Le HCSP sera alors saisi par le ministère sur plusieurs questions liées aux diverses modalités pratiques.

Rappel sur la distance de 2m sans masque, qui ne s'applique pas à la restauration scolaire, donc pas d'obligation d'avoir 2m entre élèves dans les cantines. La fiche sur la restauration scolaire reste valable. Rappel aussi sur les catégories de masques (masques chirurgicaux et masques en tissus de catégorie 1). Il y a une période de tolérance, mais les masques faits maison ne seront plus acceptés (y compris pour les élèves, donc).


L'avis du SNALC

Sur la gestion de la situation actuelle, le retour du SNALC est celui d'une très grande impression de cafouillage en termes de communication gouvernementale. Il est très difficile de s'y retrouver dans les prises de paroles parfois contradictoires entre les uns et les autres, les multiples hypothèses et la grande créativité lexicale qui accompagne le mot « confinement ». Ça ne rassure pas les personnels, ça leur laisse clairement l'impression d'assister à des bisbilles politiques, et surtout cette longue période d'incertitude nous laisse à penser qu'une fois encore, on devra s'adapter au tout dernier moment. Nous avons beaucoup de retours sur le manque de considération envers des personnels qui font le maximum dans des conditions difficiles, et que l'on rend plus difficiles encore par manque d'anticipation.

Sur le bac et les épreuves de spécialité, même si la solution retenue n'était pas celle que nous souhaitions en priorité, les retours font très majoritairement mention d'un soulagement. L'inquiétude qui s'exprime concerne surtout le devenir du bac en général.

Sur les vacances de février, le SNALC n'a pas d'avis épidémiologique à donner sur la pertinence sanitaire de telle ou telle mesure. En revanche, si l'on va vers une période de fermeture des écoles/collèges et/ou lycées sur une période autour des vacances, il faut expliquer au plus vite le statut de cette fermeture. Est-ce une période de vacances au sens plein ? Faudra-t-il alors la rattraper plus tard dans le calendrier scolaire (ce qui pose de très nombreux problèmes et n'est pas souhaité par les personnels) ? Est-ce de la continuité pédagogique à distance ? Le SNALC rappelle qu'au vu du très faible investissement qui a eu lieu au niveau de l'École, on n'est pas tellement plus préparé à du distanciel qu'en mars dernier. Il y a toujours des problèmes d'équipements côté élèves, et une absence de prise en compte réelle des conditions d'exercice pour les personnels. Le SNALC attire l'attention sur un risque de défiance nettement plus important au niveau des collègues si l'on revenait brutalement à du distanciel non préparé. On pourrait avoir des situations de refus assez sérieuses. Il rappelle enfin la non préparation de l'hypothèse médiane (accueil d'un nombre plus restreint d'élèves chaque jour dans les écoles/collèges). Elle ne nous paraît toujours pas techniquement réalisable aujourd'hui, par faute d'anticipation et d'investissements.





LA VACCINATION / LES PERSONNELS

Les personnels de l'Éducation nationale sont toujours dans la vague 3 (vers mars-avril), mais cela dépend des approvisionnements en vaccins.

L'avis du SNALC

Le SNALC est très inquiet sur la question de la vaccination. Il a clairement rappelé sa position : les personnels de l'Éducation nationale volontaires qui sont au contact du public dans leur métier doivent être prioritaires dans la phase 3. On ne peut d'un côté marteler le caractère essentiel et indispensable de l'École qui nécessite de rester ouvert ; et de l'autre ne pas en tirer les conséquences qui s'imposent en termes de vaccination.





LA POLITIQUE DE TESTS

Environ 300 000 tests déployés/proposés cette semaine. Le taux de volontariat est très faible pour passer les tests quand ce n'est pas dans un cluster (taux de passation de 10 à 15%). Il y a une concentration de cas confirmés souvent plus importante maintenant, quand il y a un cas confirmé et que l'on teste.

On essaye d'aller vite pour la validation des tests salivaires (car les tests naso-pharyngés répétés ne sont pas très bien acceptés).


L'avis du SNALC

Le SNALC a rappelé l'exigence de transparence sur la politique de tests. Nous souhaitons que des indicateurs fiables soient rendus publics le plus rapidement possible.
Le SNALC continue de recommander aux personnels d'accepter les tests dans le cadre de leur travail, en cas de cluster évidemment, mais aussi en cas de test d'école ou d'établissement randomisé. Il espère que les tests salivaires seront validés au plus vite.



Le SNALC vous invite à faire remonter à votre section académique les difficultés logistiques qui pourraient exister (manque de tests, manque de personnels pour les assurer, temps d'attente déraisonnable, etc.)








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