Et pendant ce temps…

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Lettre premier degré




BRÈVES


ET PENDANT CE TEMPS…







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LE PREMIER DEGRÉ 38 - décembre 2021
Par Sylvie Morante Cazaux, SNALC Premier degré
et Ange MARTINEZ, SNALC Premier degré
premierdegre@snalc.fr




Prise en charge de la complémentaire santé, ou comment on nous vend du rêve…

À l’instar du secteur privé, l’Education nationale devra prendre en charge au minimum 50% du coût de la complémentaire santé des professeurs des écoles. En effet, pour l’instant, nous devons payer seuls le coût de notre complémentaire alors que dans le privé, les employeurs sont soumis à l’obligation de proposer une mutuelle à leurs salariés depuis 2016 !
Il est clair que vouloir réduite cette inégalité entre les deux secteurs est très intéressant.
Mais si les médias ont communiqué à outrance sur le sujet ces dernières semaines, la réalité nous laisse sur notre faim.

La ministre de la Transformation et de la Fonction publique évalue notre cotisation mensuelle à un montant allant de 50 à 60 euros mensuels.
Elle a annoncé que la prise en charge se ferait en deux étapes. Il y aura un premier palier en 2022, de l'ordre de 15€. L’objectif final sera de parvenir à 30€ en 2024.
Comme vous pouvez le lire, une fois de plus, il va falloir prendre notre mal en patience…

De plus, nous restons particulièrement attentifs à la formule qui sera choisie puisque comme pour le privé, la ministre annonce un recours à des «contrats de groupe collectifs plus protecteurs», à «adhésion obligatoire».
Il est donc normal que nous nous interrogions sur la qualité de prise en charge qu’offrira cette complémentaire santé. Il ne faudrait pas que cette fois, les économies soient faites sur le dos de notre santé !

Salaire des enseignants français : toujours à la traîne

On ne peut que déplorer, suite aux annonces de revalorisation des salaires des professeurs des écoles que seulement 31 % soient gratifiés d’une prime. Le pouvoir d’achat de ceux qui ne sont pas concernés par cette providentielle rallonge baissera encore en 2021.

Les enseignants français sont en moyenne payés 22% de moins que leurs homologues étrangers. Notons par ailleurs qu’ils sont bien moins rémunérés que les autres cadres A dans la fonction publique. Alors qu’en 1980, un instituteur gagnait 2 fois le SMIC, un professeur des écoles en 2021 ne gagne plus que 1,3 fois le SMIC. Notre pouvoir d’achat s’est étiolé au fil du temps ces quarante dernières années avec une nette accélération lors du passage au nouveau millénaire. Ce n’est pas une vue de l’esprit : les relevés de l’OCDE sont sans appel.

Par ailleurs, la prime d’attractivité ne concerne que les débutants alors que c’est au bout de 15 ans de métier que la comparaison avec les enseignants étrangers est la plus criante. Et n’oublions pas : cette prime d’attractivité (bizarrement qualifiée ainsi) ne suffit pas à effacer les effets de l’inflation, elle ne fait que l’adoucir. Si peu.
Le 26 février 2020 sur France Inter, notre ministre annonçait faire du professeur français « le professeur le mieux payé d’Europe, en mettant le paquet ». On en est toujours aussi loin un an plus tard.






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