LES PIAL: UNE CATASTROPHE ANNONCÉE ET CONFIRMÉE

LES PIAL: UNE CATASTROPHE ANNONCÉE ET CONFIRMÉE

AESH




LES PIAL :

UNE CATASTROPHE ANNONCÉE ET CONFIRMÉE






© iStock - SDI Productions




Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1452 du 16 avril 2021
Par Luce MARTIN, et Sylvie MORANTE CAZAUX, secteur national AESH




Les PIAL gagnent du terrain et seront généralisés à la rentrée 2021.


Leur mise en oeuvre étant déjà bien avancée, l’heure du bilan a sonné.

    • Les quotités travaillées ne sont pas augmentées (quotités de 50 à 60% pour la plupart des derniers recrutements).
    • Les emplois du temps sont trop fréquemment modifiés, sans préavis, et sans tenir compte des contraintes personnelles des AESH, compromettant alors la possibilité d’avoir un second emploi.
    • Le développement de l’aide mutualisée entraîne un accompagnement qui perd de son sens et devient un saupoudrage inefficace. En moyenne, le nombre d’élèves accompagnés par AESH a augmenté et réciproquement le nombre d’AESH pour un élève a augmenté également, rendant le travail des équipes éducatives plus délicat.
    • Le remboursement des frais de déplacement est difficile.
    • Les temps de transport entre deux établissements ou écoles sur la même journée ne sont que rarement inscrits à l’emploi du temps.
    • Les AESH référents se voient souvent confier des missions en dehors de tout cadre réglementaire et de plus, introduisent une strate ainsi que des interlocuteurs supplémentaires.

Les PIAL ont été présentés comme une organisation plus flexible afin de favoriser l’autonomie des élèves et répondre aux évolutions de leurs besoins. Il n’en sera rien tant que les moyens, notamment humains, ne seront pas donnés pour que l’école soit réellement inclusive.

Pour les AESH qui n’exercent pas encore en PIAL et qui ne souhaiteraient pas intégrer ce système, la seule solution reste de refuser l’avenant à leur contrat qui leur sera proposé d’ici la fin de l’année scolaire : la modification du lieu d’exercice constitue une modification substantielle du contrat et un motif légitime de refus de la part de l’AESH. Ce refus entraînera un licenciement. L’AESH pourra donc prétendre, sous conditions, à l’Aide au Retour à l’Emploi.

À ce jour, les PIAL ne sont qu’une mascarade, un moyen pour optimiser la gestion des AESH. Les PIAL ne tiennent pas leurs promesses, contrairement à ce qu’annonce régulièrement le ministère.

Les conditions d’exercice des AESH ont régressé et ils sont désormais en souffrance tout comme les élèves et leurs familles.







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