CERTIFICATION EN LANGUE ANGLAISE: MY TAILOR IS...

CERTIFICATION EN LANGUE ANGLAISE: MY TAILOR IS...

Langues vivantes




CERTIFICATION EN LANGUE ANGLAISE :

MY TAILOR IS – STILL

OUTRAGEOUSLY NOT – RICH !
(1)






© iStock - Bepsimage




Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1452 du 16 avril 2021
Par Sylvie CHIARIGLIONE, membre du Bureau national du SNALC




En 2018, le SNALC alertait l’opinion sur l’organisation des certifications en LV proposées aux élèves de 2nde : sentiment de travailler à l’enrichissement d’une entreprise privée, perte de temps et d’argent, disparités2 entre académies. Le SNALC réclamait une vraie certification bâtie par l’Éducation nationale et rémunérée comme un examen.


Trois ans plus tard, les choses n’ont guère évolué ! La situation a même carrément dégénéré dans le cas de la Cambridge English Certificate. Désormais, elle est proposée aux élèves de Terminale alors que les évaluations communes permettent l’octroi d’une attestation du niveau de langue avec le diplôme du baccalauréat. En BTS, elle était cette année également proposée. Dès l’an prochain, les étudiants devront obligatoirement la passer, sans avoir besoin de l’obtenir.

Le vécu des enseignants habilités dans certaines académies est édifiant au vu du nombre croissant de candidats. Qui plus est, aucune rémunération ni frais de déplacement ne sont prévus.

Quelles sont les missions à assurer ? Quatre binômes à faire passer à l’oral en une heure. Une demi-journée pour interroger une classe, davantage si la DEC prévoit des horaires souples pour éviter la précipitation. Nous parcourons donc des kilomètres à nos frais et interrogeons à titre gracieux, majoritairement sur notre temps libre.

Les enseignants habilités sont rares. Il est donc courant d’être aussi convoqué à la correction des écrits après leur surveillance sur 4h selon les mêmes principes de gratuité.

In fine, l’on atteint vite l’équivalent d’une semaine de cours : un enseignant convoqué aux surveillances et corrections d’une classe dépense 15 à 18h de son temps sans que le restant de la semaine ne soit ôté de son emploi du temps.

On boycotte ? La hiérarchie joue sur la culpabilité de priver les élèves d’un tel dispositif. Le SNALC exige que cesse l’exploitation des examinateurs de certifications de LV, quand dans un même temps le Ministère se targue de favoriser l’épanouissement d’un système par l’ouverture internationale !



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(1) mon tailleur n’est toujours pas riche, c’est un scandale !
(2) https://snalc.fr/national/article/3598/









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