LES MÉDECINS SCOLAIRES: UNE ESPÈCE ACCABLÉE EN VOIE D’EXTINCTION

LES MÉDECINS SCOLAIRES: UNE ESPÈCE ACCABLÉE EN VOIE D’EXTINCTION

Personnels de santé




LES MÉDECINS SCOLAIRES :

UNE ESPÈCE ACCABLÉE

EN VOIE D’EXTINCTION







© iStock - Drazen Zigic




Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1452 du 16 avril 2021
Par Frédéric ÉLEUCHE, secrétaire national chargé des personnels BIATSS et responsable national des retraites




L’apparition du virus venu de Chine a bouleversé nos vies et nos habitudes. Pour nos personnels de santé, les précautions à prendre, l’augmentation de la quantité de travail ont été marquants. La gestion de crise a envahi la journée de travail et chaque jour a montré un peu plus l’énorme déficit de médecins scolaires dont souffre notre École.

En 2015, il restait 1200 médecins ; il n’en reste plus que 960 et peut-être moins encore en 2021 pour 12 millions d’élèves ! Certains départements sont même aujourd’hui dépourvus totalement de médecins scolaires. Leur âge moyen est de 58 ans. Ils sont chargés de suivre en moyenne plus de 12 000 élèves chacun, mais parfois plus de 40 000 ! Non seulement il n’y a plus de candidats à la fonction de médecin scolaire mais on ne compte plus ceux qui quittent le métier : trop de travail, trop de tracas administratifs, pour trop peu de reconnaissance, et surtout trop peu de salaire.

Un dossier du Figaro (1) soulignait la faiblesse du traitement d’un médecin scolaire : 2 160 euros par mois pour un débutant, qui même dans le meilleur des cas, n’atteindra pas les 5 000 euros en fin de carrière. Un médecin de ville gagne bien plus chaque mois. Sans compter que ces médecins qui ont fait dix ans d’études sont encore obligés de passer un concours de la fonction publique, de suivre en outre une formation d’un an dont 8 à 16 semaines de formation théorique à l’École des hautes études en santé publique à Rennes.

Le SNALC a eu beau dénoncer leurs conditions de travail et l’accroissement incessant de leurs tâches dans les groupes de travail ministériels spécialisés, il n’a entendu nulle part évoquer une revalorisation substantielle de leur rémunération susceptible d’attirer à nouveau les vocations.




-------------
(1) https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-medecinedu-travail-et-medecine-scolaire-ont-ete-mises-souspression-20210228




SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox