HARO SUR LES PLP !

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Lettre PLP




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LE PLP 16 - mai 2021
Par Valérie Lejeune Lambert
PLP académie de Versailles
plp@snalc.fr





La qualité de formation durant les périodes de formations en milieu professionnel
Rapport de igésr de janvier 2021 publié le 23/03/2021.
 
Ce rapport repose sur une enquête réalisée auprès des DDFPT. Il a pour ambition d’identifier les causes des dysfonctionnements des PFMP pour en améliorer la qualité.
Devant les commentaires et les préconisations empreints d’idéologie (p. 31 : remplacement des mots convention et annexes par contrat et avenants lequel,en l’espèce, n’a aucune pertinence juridique), qui réinventent l’eau tiède ou qui ont déjà prouvé leur inefficacité (p.19 campagne de communication, pôles de stage), on ne peut que s’interroger sur l’objectif réel de l’Éducation nationale, notre employeur,
 
Premier constat : la négation des difficultés endogènes à l’Éducation Nationale

Aucune des dix-huit préconisations de ce rapport ne résoudra les problèmes de fond des PFMP, nés de la mise en place du Bac Pro 3 ans :

  • des élèves de plus en plus jeunes, majoritairement mineurs tout au long de leur formation et non pas uniquement en seconde comme le prétend ce rapport (p. 18).

  • un appauvrissement des contenus disciplinaires en enseignement professionnel et général, aggravé par la mise en place de la Transformation de la Voie Professionnelle qui réduit encore les heures de formation.
       
Ni ceux issus de la pseudo bienveillance (p. 21). que le rapport refuse de nommer de son vrai nom : laxisme

Des propositions destinées aux entreprises qui laissent dubitatif.

Ce n’est pas l’attribution d’un label « Educpro responsable » (p.19), en lieu et place d’incitations financières ou de contraintes légales, pourtant proposées par les DDFTP, qui va motiver les entreprises. Cette proposition prête même à sourire, comparée aux aides financières et à la possibilité de recruter un jeune adulte qu’offre l’apprentissage lequel, contrairement à ce que prétend l’IGESR concurrence les PFMP (p. 18).

Les entreprises accueillant des stagiaires sont effectivement submergées de demandes. Beaucoup décident alors d’accueillir en priorité les enfants de leurs salariés ou les jeunes cooptés par ces derniers. C’est la raison pour laquelle, la circulaire PFMP de 2016 confie, dans un premier temps, la recherche de stage aux élèves et à leur famille. Les rédacteurs du rapport l’oublient.

Que reste-t-il alors de concret, entre vœu pieux (p. 29 prévenir la discrimination) et préconisations grotesques ou insultantes pour les PLP qui les mettent déjà en œuvre depuis longtemps (p. 30 « Éclairer concrètement les déclinaisons possibles du « réinvestissement » des PFMP en formation ») ?
 
Le but réel : l’annualisation du temps de travail des PLP et la redéfinition des missions du professeur référent.

L’annualisation du temps de travail est préconisée : « Ne pourrait-on pas penser à une forme d’annualisation du temps de travail des enseignants pour leur permettre de l’organiser de manière plus optimale en incluant les visites de stagiaires ? » (p.22). Elle prend appui sur l’article 31 de nos statuts définissant la prise en compte dans nos services du temps consacré au suivi des élèves en PFMP. Elle fait étrangement écho au référé de la Cour des Comptes à charge contre les PLP, publié il y a tout juste un an.

Par ailleurs, le terme de « professeur référent » est actuellement repris dans le projet de texte portant sur la redéfinition des missions du Professeur Principal, dans la voie générale et technologique. Bizarrement, ce texte exclut la voie professionnelle, on comprend mieux pourquoi à la lecture de ce rapport.
La réécriture de la circulaire PFMP de 2016 préconisée sera, sans aucun doute, le cheval de Troie du Ministère pour introduire l’annualisation du temps de travail des PLP.
 
Pour finir, il faut rappeler à tous les collègues, que nous avons une obligation de moyens mais pas de résultats et le SNALC les invite à rappeler cette évidence face aux pressions de leur hiérarchie qui a beau jeu, au vu de ce qui précède, de les rendre responsables des élèves sans stage.

Le SNALC sera comme toujours en première ligne du combat pour lutter contre la dégradation constante des conditions de travail des PLP.





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