Baccalauréat 2014 : le niveau monte déjà !

Baccalauréat 2014 : le niveau monte déjà !

Communiqué de presse du SNALC du 23 juin 2014 :


Baccalauréat 2014 : le niveau monte déjà !



Le SNALC a eu connaissance des consignes de correction données pour l'épreuve de mathématiques du baccalauréat série S. Que les élèves pétitionnaires se rassurent : le barème adopté est particulièrement généreux, puisque l'on augmente le nombre de points attribués aux questions les plus basiques dans chaque exercice. Les consignes adoptées sont également extrêmement « bienveillantes », puisque l'on accordera par exemple le point entier d'une question demandant deux démonstrations à partir du moment où l'une des deux est acceptable.

Le SNALC a également été averti que des consignes assez semblables ont été données pour l'épreuve de physique-chimie série S, par e-mail. Il s'agit ici d'attribuer davantage de points aux questions les plus simples, et moins de points aux questions jugées plus difficiles. Le barème de l'épreuve de spécialité a également été revu à la hausse.

Le SNALC est une fois de plus révolté par ces pratiques qui, loin d'aider notre système scolaire, le desservent en masquant la réalité des faits. S'il n'est pas anormal qu'une question puisse être a posteriori jugée plus compliquée que prévue ou mal posée, et donner ainsi lieu à un ajustement, nous sommes ici dans une toute autre logique : celle de faire augmenter artificiellement les résultats, en faisant passer au second plan les attendus fixés par les programmes nationaux.

Le SNALC, qui a toujours défendu un baccalauréat national et anonyme, condamne l'ensemble des dispositifs mis en place pour triturer les résultats de l'examen et les faire correspondre coûte que coûte au pourcentage de réussite souhaité. L'ensemble de ces pratiques est non seulement source de pressions sur les collègues, mais de surcroît empêche de poser des constats objectifs sur les problèmes réels de l'Éducation nationale, que ce soit au primaire, au collège ou au lycée. L'accumulation de lacunes et d'insuffisances dessert avant tout les élèves, tandis que leurs professeurs, impuissants et parfois même empêchés d'agir, ne peuvent que constater l'ampleur du désastre, sans qu'il leur soit jamais donné de réelles possibilités d'y remédier par notre institution. Nous exigeons que cela change, et continuerons de faire des propositions concrètes en ce sens.



Contact :
Jean-Rémi GIRARD, Secrétaire national à la pédagogie du SNALC, girardsnalc@yahoo.fr


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