Pourquoi j'ai quitté les structures de FO

Pourquoi j'ai quitté les structures de FO

Pourquoi j'ai quitté les structures de FO




Lettre ouverte du responsable national des certifiés du SNETAA-FO et secrétaire académique du SNETAA-FO Alsace qui quitte FO et le Snetaa pour rejoindre le SNALC :


Jean-Pierre GAVRILOVIC



Cher(e)s Collègues,


Je rejoins aujourd’hui le SNALC.


Après une dizaine d’années en tant que responsable national SNETAA des certifiés-agrégés et secrétaire académique au SNETAA, puis un très court passage à FO à la tête de la FNEC 67 et mon élection comme commissaire aux conflits à l’UD 67, j’ai décidé de rejoindre le SNALC. Autonome, libre et indépendant, ce syndicat représente des valeurs auxquelles je suis foncièrement attaché.

C'est un choix réfléchi, conscient et responsable.

Je ne ferai pas de la figuration au SNALC et vais investir la même énergie que celle dépensée pour le SNETAA dans l’académie de Strasbourg il y a quelques années.

En effet, pour le SNETAA alors affilié à la Fédération EIL (Efficacité, Indépendance et Laïcité), j’ai remonté une équipe académique constituée de certifiés, d’agrégés, de chefs d’établissements, de contractuels, de responsables de laboratoires, de bénévoles. Sur le plan académique, nous défendions bec et ongles les collègues tout en respectant leurs droits individuels et leur liberté pédago- gique. Sur le plan national, le SNETAA défendait l'École de la République, ses personnels et leurs statuts particuliers.

En 2008, avec le gouvernement Sarkozy, les accords de Bercy ont été signés.

En 2011, pour des histoires de représentativité, le SNETAA s’est résolu à s’unir à la Fédération Force Ouvrière, à mon grand regret : il est devenu le SNETAA-FO. La raison de cette union ? Le risque de voir disparaître purement et simplement ce syndicat majoritaire dans l’enseignement professionnel !

Mais ce prétendu mariage de raison a été pour moi sur le plan académique difficile à vivre : si la jarretière de la mariée était splen- dide, les valeurs humaines auxquelles je croyais et qui m’avaient permis de construire l’équipe forte SNETAA Strasbourg se sont évaporées en intégrant la structure FO. La rigidité et le manque d’entrain ont été un carcan dans lequel je ne pouvais plus respirer.

J’ai tenté de m’adapter à ce syndicalisme politicien fonctionnant grâce à des subventions d’État mais le poids était trop lourd. Au lieu de se concentrer sur les mandats et les statuts, il aurait été plus pertinent d’insuffler du dynamisme. Mais cette vision, assurément trop progressiste, n’a pu être entendue. J’ai donc choisi de résilier tous mes mandats à FO.

A présent, je m’engage auprès d’un syndicat libre, dans lequel travailler, relever des défis, faire adhérer et défendre les collègues adhérents, gagner des sièges aux prochaines élections professionnelles et surtout gagner un siège au CTM auront tout leur sens.

J’ai compris qu'il ne suffisait pas de brandir des étendards pour mener ces combats ; pour mener ceux-ci, mais aussi engranger de nouveaux acquis, assurer la défense des collègues dans leur quotidien, il faut avoir la confiance des collègues et donc obtenir le droit, conformément à la loi, de les mener. Il faut donc être représentatif au niveau ministériel (CTM) et donc avoir la confiance mas- sive des collègues ! J’insiste sur l’importance de ces élections professionnelles et je compte bien y apporter toute ma contribution. Je reste élu Commissaire Administratif Paritaire Académique (CAPA) des Certifié(e)s dans l'Académie de Strasbourg et continuerai à défendre mes collègues.

Aujourd’hui, les collègues sont de plus en plus soumis à des pressions de leur hiérarchie. L’engagement syndical, c’est bien avant tout, à mes yeux, la défense de nos collègues. On peut discuter mais ensuite il faut agir et agir, défendre nos collègues adhérents ; même ceux dont la cause est difficile, je ne les laisserai pas au bord du chemin.

La souffrance de nos collègues dans l’exercice de leur fonction est un sujet auquel je suis particulièrement sensible car lors de difficultés, nos adhérents se tournent vers nous, ayant alors plus que jamais besoin de notre soutien. Nous devons les soutenir et les défendre auprès du Rectorat et face à leur hiérarchie.

À l'image du SNALC, je saurai mettre ma combativité et mon efficacité au service de tous et de l’école de la République : « l’école doit rester, plus que jamais, au cœur du débat ».

Jean-Pierre GAVRILOVIC
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