AED : flexibilité et perspectives

AED : flexibilité et perspectives

Les assistants d’éducation

Une nouvelle flexibilité, de nouvelles perspectives



Le corps des assistants d’éducation a été créé en 2003 essentiellement pour remplacer les surveillants d’externat et permettre de leur demander plus que les 28 h hebdomadaires qui étaient le lot de ces derniers. C’est pourquoi on exigeait d’eux le baccalauréat comme diplôme minimum. Nulle part on ne leur demandait d’exercer quelque mission d’enseignement que ce fût, même lorsqu’il s’est agi à partir de 2006 d’en faire aussi des assistants pédagogiques.

Un nouveau décret permet aux assistants d’éducation d’avoir la possibilité, s’ils le souhaitent et s’ils répondent aux critères de recrutement des professeurs contractuels selon les modalités du décret n° 81- 35 du 12 mai 1981, de rem- placer les enseignants et CPE absents (décret 2014-724 du 27 juin 2014).

Désormais, en cas de besoin, il est possible techniquement de suspendre, avec son accord, le contrat de l’assistant d’éducation pour lui permettre d’être recruté temporairement en qualité de professeur ou de personnel d’éducation contractuel afin de remplacer un professeur temporairement absent et ce, pour toute la durée de cette absence.

À la fin du remplacement, l’assistant d’éducation retrouve son emploi et son poste.

Ce décret illustre ce que le SNALC dénonce depuis de nombreuses années : le manque de plus en plus criant de candidats aux métiers de l’enseignement.

Nous connaissons pourtant fort bien les deux raisons principales de cette pénurie :

• des traitements ridiculement insuffisants qui n’attirent plus,

• des conditions de vie professionnelle désormais bien connues du grand public telles que le manque de considération et de soutien, l’humiliation constante, une atmosphère parfois même inquiétante, et la transformation d’un métier où l’on venait essentiellement pour transmettre les connaissances d’une discipline aimée, alors qu’on nous demande d’être tuteurs, de « comprendre » les élèves et d’étudier leur comportement au prix d’une réunionite aiguë, notre tâche étant de donner les meilleures notes possibles sans tenir compte des vrais résultats. On ne peut que s’étonner de l’incompréhension du ministère qui a cru faire taire les professeurs en augmentant le nombre des postes sans se préoccuper de les rémunérer de façon décente.





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