COMPTE-RENDU DU CONGRÈS ACADÉMIQUE DE MARS 2016

COMPTE-RENDU DU CONGRÈS ACADÉMIQUE DE MARS 2016

Congrès académique 2016 du SNALC Orléans-Tours
Compte-rendu


Le Président académique François TESSIER ouvre le congrès du SNALC Orléans-Tours le 24 mars 2016 à 9 h 45 dans la salle du Grand Hôtel d’Orléans. Il remercie les nombreux adhérents de leur présence. C’est le congrès le plus suivi depuis le passage en 2012 à des congrès d’une journée.

Il remercie également le Président national et le Vice-président Jean-Rémi GIRARD d’avoir pris le temps, dans un agenda surchargé, de venir à Orléans pour le congrès du SNALC Orléans-Tours.

Il présente le programme de la journée :


o 9 h 30 – 11 h : bilan moral par le Président académique, bilan financier par le Trésorier académique
o 11 h – 12 h : Présentation du Président national

o 12 h – 13 h 45 : repas
o 13 h 45 – 14 h 15 : pause culturelle, avec la visite de la salle des thèses de l’Université d’Orléans

o 14 h 30 – 15 h 30 : Présentation de Jean-Rémi GIRARD
o A partir de 16 h : réponses aux questions des adhérents, avec Frédéric ELEUCHE

Compte-rendu de la matinée

Le Président académique, dans l’introduction de rapport moral, rappelle que durant l’année écoulée, le SNALC a amplifié la dynamique créée par les élections professionnelles de 2014, au niveau national et académique : un message national porteur auprès des collègues ; des équipes académiques renforcées et actives, dopées par les moyens supplémentaires gagnés ; un nombre d’adhérents en forte hausse.

Le Président académique présente l’équipe académique et détaille le rôle et les activités de chacun durant l’année. Il souligne la complémentarité au sein du Bureau entre les trois membres élus (François TESSIER, Président académique ; Laurent CHERON, Secrétaire académique ; Pierre GOUGEON, Trésorier académique).

Puis il donne la parole au Trésorier académique, qui présente le rapport financier. Le SNALC Orléans-Tours a dépassé, à la veille des vacances de printemps, son record historique du nombre d’adhérents, qui datait de 1983-1984 et 1986-1987. Tous les départements connaissent une hausse du nombre d’adhérents, à l’exception de l’Indre, et, dans une moindre mesure, du Loir-et-Cher.
Le nombre de S1 augmente. Le SNALC Orléans-Tours leur demande peu de choses, en dehors de l’affichage, qui matérialise une présence SNALC dans l’établissement. Mais l’impact des S1 se révèle positif sur les adhésions, même avec une présence discrète. L’équipe académique encourage donc les S1 à poursuivre leur action et elle encourage les adhérents qui ne sont pas encore S1 à le devenir.

Le Trésorier académique présente aussi d’autres chiffres très positifs : plus de certifiés, une présence dans plus de collèges, plus d’adhérents dans les autres corps (PLP, personnels administratifs…), un rajeunissement de notre base militante, avec plus de la moitié de nos adhérents qui ont moins de 45 ans.

Puis le Trésorier académique présente le budget. Il est excédentaire, malgré des dépenses en hausse (frais de déplacement, car nous sommes plus nombreux et nous faisons plus de tournées ; frais d’impression de la propagande). En effet, nous avons des rentrées supplémentaires grâce au plus grand nombre d’adhérents. La bonne santé financière du SNALC Orléans-Tours doit lui permettre de poursuivre son développement.

Le Président reprend la parole pour présenter la nouvelle équipe de S2, qui permet d’avoir une couverture complète de l’académie, à l’exception de l’Indre.
Il salue l’arrivée du SNE dans l’académie, qui est un partenaire indispensable pour progresser dans le premier degré. Le Secrétaire départemental du Syndicat national des écoles pour le Loiret, Didier GILLARDIN, présente son action, complémentaire et partenaire de celle du SNALC.

Le Congrès adopte à l’unanimité la composition d’un Bureau académique élargi : outre les trois membres élus l’an dernier (François TESSIER, Président académique ; Laurent CHERON, Secrétaire académique ; Pierre GOUGEON, Trésorier académique) et les membres de droit (les commissaires paritaires titulaires et suppléants), le Bureau intègre les S2 de l’Eure-et-Loir (Jean-Baptiste RIOCREUX), de l’Indre-et-Loire (Anaïs SEGUENNY-THOMAS) et du Loiret pour les collèges (Sophie RAMOND), ainsi que Didier GILLARDIN, responsable académique pour le premier degré, et correspondant avec le SNE.

Enfin, le Président académique termine son rapport moral sur les actions exceptionnelles menées durant l’année écoulée, avec notamment la mobilisation du S3 contre la réforme du collège, qui a bénéficié d’une bonne couverture médiatique, et les tournées faites pour distribuer le 8 pages contre la réforme dans les collèges : presque tous les établissements concernés des agglomérations de Blois, Bourges, Orléans et Tours ont été couverts.

L’année 2016-2017 doit être marquée par une amplification de notre action, grâce à notre meilleure couverture de l’académie, et nos moyens supplémentaires


Le SNALC est devenu la force syndicale constructive de l’Education nationale parmi les organisations qui défendent une conception républicaine de l’Ecole. Le SNALC n’est désormais plus assimilé à une organisation opposée à toute réforme et tournée vers le passé, mais au contraire, notre image est celle d’un syndicat producteur de projets innovants (collège modulaire, lycée de tous les savoirs), qui concilient défense de nos valeurs républicaines, laïques et méritocratiques avec les conditions réelles d’enseignement aujourd’hui.

Les collègues ne s’y trompent d’ailleurs pas, et adhèrent à notre projet, comme le montre la croissance de notre nombre d’adhérents. Au niveau académique comme national, le SNALC terminera l’année 2015-2016 en ayant dépassé ses objectifs et ses effectifs historiques les plus élevés.
Le Président souligne que force de proposition veut aussi dire capacité combative, comme le montre notre opposition résolue à la réforme du collège, avec des actions nouvelles souhaitées par les collègues (manifestations le samedi, grève le jour des corrections du bac ou du brevet…), là où le SNES est souvent indécis, du fait de sa politisation, et là où FO voudrait une grève générale irréaliste.

Après le repas, les congressistes ont suivi avec intérêt la visite dynamique de la salle des thèses de l’Université d’Orléans, organisée par notre Président honoraire Hervé FINOUS.

Compte-rendu de l’après-midi

Jean-Rémi GIRARD présente une année d’actions du SNALC dans le domaine de la pédagogie.

o Au lycée (LEGT et LP)

Tout d’abord, le bilan de la réforme du lycée fait par le Ministère… Les réunions au Ministère sont désormais boycottées par le SNALC, qui s’est aperçu qu’elles ne servaient qu’à faire perdre du temps aux responsables syndicaux : on y parle de tout sauf de la réforme Châtel, on n’y remet en cause aucun des dysfonctionnements constatés, et les 3 des 4 points de consensus dégagés par le Ministère dans son compte-rendu de la première réunion ne correspondent pas à ce qu’a dit le SNALC.
Sur le Lycée, le Ministère refuse les constats d’évidence, et il avoue que rien ne se fera avant la présidentielle. Inutile donc d’y perdre du temps.

Sur le lycée professionnel, le Ministère a des projets très inquiétants : un premier semestre d’exploration, permettant une autre orientation en cours d’année !
Comment, dès lors, faire en 2,5 ans ce qu’on arrive déjà pas à faire en 3 ans, car on le faisait auparavant en 4 ans ?

o Au collège

7500 collèges en France, et 7500 réformes !
Tout est différent aujourd’hui d’un établissement à l’autre.
Pour éviter les batailles entre les collègues pour se répartir les heures et les « marges », le SNALC a proposé son « Cheval de Troie », avec « l’AP sans transpirer » et « les EPI sans souci » : utiliser l’autonomie de l’établissement pour limiter la casse, à la fois au niveau de l’établissement, comme de sa pratique qu’il faut habiller.

Les EPI doivent consister en des réalisations pratiques : plein de réalisations que nous faisons déjà sont pratiques (un chant, une rédaction…). Ce travail peut être individuel ou collectif, et il n’est pas obligatoirement fait par plusieurs professeurs.
Par exemple, en 3ème, le travail fait dans le cadre de l’HIDA peut donner lieu à un EPI culture artistique, et un stage peut constituer un EPI découverte du monde professionnel.

Au sein des établissements, comme un cadrage horaire national précis disparaît en partie, il faudra batailler chaque année, en proposant des amendements au TRMD.
Il n’est pas possible de proposer un TRMD différent, mais il est possible de faire voter différents amendements au TRMD. Si les membres du CA constatent des irrégularités, ils peuvent saisir dans les 5 jours le Rectorat.

Enfin, les programmes. Comme le dit le Ministère, « l’important, c’est d’actionner tous les leviers en même temps ».
Du CP à la 3ème, 3 cycles sont donc créés :

• Cycle 2 : CP - CE1 – CE2
• Cycle 3 : CM1 – CM2 – 6ème
• Cycle 4 : 5ème – 4ème – 3ème

Partout, des programmes de cycle, sauf en Histoire-Géographie, et de vagues repères de progressivité. Le cycle 3 cumule les difficultés, avec 3 disciplines mélangées : Physique-Chimie, SVT, Technologie.

Le SNALC a été reçu pendant 3 heures par le Conseil supérieur des programmes pour parler de 9 ans de programmes dans toutes les disciplines, ce qui est incroyable. Pour les allègements en Histoire-Géographie en Terminale dans le programme actuel, le SNALC et les différents syndicats avaient par exemple été reçus pendant une demi-journée pour un seul niveau d’une seule matière !

Evidemment, le SNALC a voté contre ces programmes scandaleux en Conseil supérieur de l’Education (CSE). D’autant qu’on ne sait pas qui a rédigé ces programmes, car il n’y avait pas de spécialistes disciplinaires dans la salle.
Même en séance, au CSE, le SNALC a réussi à améliorer les programmes. Avant, du Premier degré à la Troisième, ils étaient pires ! Ainsi, le SNALC a permis à Louis XIV de réapparaître dans les programmes d’Histoire, dont il avait disparu.

Le SNALC a donc fait des programmes annuels du cycle 3 et du cycle 4, désormais en ligne sur son site : voir l'article.

Interventions de Frédéric ELEUCHE

Frédéric ELEUCHE intervient pour clôturer le Congrès académique en répondant aux questions des collègues.

Il rappelle notamment l’importance du devoir de réserve (lorsqu’un fonctionnaire agit dans le cadre de ses fonction, du devoir de discrétion professionnelle (valable en tous lieux) et du secret professionnel.

Il rappelle enfin aux collègues le rôle des différentes instances qui sont chargées des conditions de travail, d’hygiène et de sécurité, depuis l’établissement (DUERP) jusqu’à l’académie (CHSCT). Tout problème de sécurité doit notamment être inscrit sur le Registre santé et sécurité au travail présent dans tous les établissements, qui peut être consulté par tous les personnels en général à l’accueil.


Plus aucune question n’étant posée, le Président académique lève la séance à 17 h.

Compte-rendu réalisé par François TESSIER, Président académique, 06.47.37.43.12, snalc18@gmail.com.
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