Compte-rendu de l'audience avec Mme le Recteur du 25 janvier 2017

Compte-rendu de l'audience avec Mme le Recteur du 25 janvier 2017

Compte-rendu de l’audience du SNALC Orléans-Tours et du SNE
avec Mme le Recteur de l’académie d’Orléans-Tours
Rectorat de l’académie d’Orléans-Tours – 25 janvier 2017



Délégation du SNALC : Jean-Rémi GIRARD, Vice-président national ; François TESSIER, Président académique, commissaire paritaire ; Laurent CHÉRON, Secrétaire académique, commissaire paritaire ; Pierre GOUGEON, Trésorier académique, commissaire paritaire ; Didier GILLARDIN, Secrétaire départemental SNE 45, correspondant académique du SNALC pour le 1er degré ;

Délégation de l’administration : Madame la Rectrice, Katia BÉGUIN ; son directeur de cabinet, Dominique MALROUX ; Michel DAUMIN, Secrétaire général d’académie ; Dominique ROPITAL, Secrétaire générale adjointe – DRH ; Claire LIENHARDT, doyenne des IA-IPR


Après avoir présenté la délégation du SNALC et du SNE, François TESSIER, Président du SNALC Orléans-Tours, a expliqué à Mme le Recteur les valeurs et la conception du syndicalisme des organisations de la CSEN, ainsi que leur importance dans l’académie.

La délégation du SNALC a ensuite évoqué les trois points prévus à l’ordre du jour de l’audience, en commençant par les mesures de sécurité dans les établissements. Nous répondions ainsi à une demande de M. le Directeur de cabinet du Recteur en début d’année. Nous avons souligné la mise en œuvre disparate des mesures de sécurisation des établissements en fonction des établissements et des départements, mais aussi en fonction de l’état inégal des locaux et des configurations géographiques.

Le SNALC a ensuite alerté Mme le Recteur sur la problématique de la gestion par l’administration des personnels en difficulté, tous corps et grades confondus. Le SNALC Orléans-Tours considère que l’académie pourrait faire de vrais progrès dans la gestion des personnels, par une approche plus prudente des remontées du terrain, une plus grande distanciation avec les différents acteurs, et une meilleure prise en compte des conditions d’exercice dégradées de nombreux collègues.
Le SNALC a souligné la contradiction entre les injonctions de bienveillance envers les élèves faites aux collègues, et la façon dont ils sont parfois traités par l’Institution. Ces derniers mois, des efforts ont cependant été faits dans l’accompagnement de certains collègues, et nous avons encouragé l’administration à les poursuivre dans la recherche de solutions diversifiées et bienveillantes.

Enfin, nous avons évoqué l’objet principal de notre audience, la mise en place du LSU et plus globalement de la réforme du collège, qui se fait dans la plus grande confusion et selon des modalités variables d’un établissement à un autre, ce qui apparaît nettement aux TZR en postes sur plusieurs établissements.

Le SNALC Orléans-Tours a réclamé de la souplesse dans la mise en œuvre des réformes, pour que l’Institution aide les collègues en grande détresse face à l’accumulation des réformes à mettre en œuvre, et à la multiplication des tâches demandées.

Jean-Rémi GIRARD, Vice-président national, a indiqué que l’académie d’Orléans-Tours se signalait au niveau national par des remontées de terrain faisant état de demandes institutionnelles allant bien au-delà des exigences réglementaires. En effet, des recommandations académiques, émanant des IA-IPR de l’académie d’Orléans-Tours, prescrivent de mettre en place une double évaluation, à la fois classique, selon les modalités choisies par les collègues et les établissements, et par compétences. Cela impose aux collègues de multiplier par deux leur travail, et cela sans aucun fondement réglementaire…
La Quinzaine Universitaire n°1399, p. 05, a bien rappelé ce que les collègues devaient faire selon les textes officiels, et ce qu’ils n’étaient pas obligés de faire…

Un échange vif mais courtois s’en est suivi, jusqu’à la fin de l’audience, avec Mme la doyenne des IA-IPR, qui a défendu les textes injonctifs produits par les IA-IPR de l’académie, sur une logique particulièrement spécieuse : elle a en effet expliqué que les collègues devaient évaluer par compétence durant toute la scolarité pour justifier l’évaluation lors du bilan de fin de cycle.
Autrement dit : il faut cocher des dizaines de cases durant toutes les années de la scolarité des élèves au collège, pour justifier les 8 cases cochées dans le bilan de fin de cycle à la fin de la 6ème et de la 3ème !

Jean-Rémi GIRARD, qui siège au Conseil supérieur de l’Education au nom du SNALC, et qui a participé à toutes les négociations au Ministère, a rappelé que les textes réglementaires résultent de négociations, et qu’il ne sert à rien de négocier des textes si, sur le terrain, des responsables locaux s’affranchissent des textes qu’ils sont censés faire appliquer.

La délégation du SNALC a également rappelé que notre syndicat, dans son rôle de conseil aux collègues, devait leur dire le droit. Or, si les propres supérieurs hiérarchiques des collègues produisent des injonctions qui ne correspondent pas au droit, une grande confusion va régner.

Nous n’avons pu que terminer cette audience sur le constat d’un désaccord de fond, mais aussi sur le sentiment très inquiétant dans un Etat de droit, de voir la doyenne des IA-IPR, et, d’après les retours de nos collègues, des chefs d’établissements, dans le cadre de leurs fonctions, exprimer des points de vue partisans et imposer leur idéologie à leurs subordonnés, sous couvert de respecter des textes qui n’existent que dans leurs rêves…

Vierzon, le 1er février 2017

Compte-rendu réalisé par François TESSIER, Président académique, 06.47.37.43.12, snalc18@gmail.com.
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