Déclaration liminaire FPMA certifiés-agrégés 20 juin 2019 - Mouvement intra-académique

Déclaration liminaire FPMA certifiés-agrégés 20 juin 2019 - Mouvement intra-académique

Déclaration liminaire du SNALC

Académie d’Orléans-Tours – FPMA agrégés-certifiés – 20 juin 2019

Mouvement intra-académique 2019



Madame le Recteur, Mesdames et Messieurs les membres de la FPMA, chers collègues,

Le mouvement intra-académique des professeurs certifiés et agrégés de l’académie d’Orléans-Tours amorce en 2019 une décrue en volume de près de 10 %, avec 900 candidats qui obtiennent une mutation suite aux phases 1 et 2 du mouvement. C’est beaucoup, et pourtant, cela aurait pu être bien pire, tant la conjonction des évolutions démographiques et de la réforme du lycée faisait craindre le pire.
En effet, la baisse du nombre de collègues ayant obtenu une mutation ne s’explique pas par moins d’entrants dans l’académie : ils sont toujours aussi nombreux, autour de 600, dont 400 stagiaires environ.
Elle se comprend par la baisse du nombre de candidats volontaires déjà titulaires d’un poste dans l’académie. Le contexte y est pour beaucoup. Il est marqué par une hausse du nombre de mesures de carte scolaire et par les incertitudes liées aux conséquences sur les postes de la réforme du lycée dont la mise en œuvre, en cours, ne semble pas près de se stabiliser.

L’hostilité du SNALC à cette réforme brouillonne est largement connue. L’objectif de la réforme du lycée à moyen et long terme est évidemment de faire des économies, même si le ministère jure qu’il n’en est rien.
Dans notre académie, les effets de la réforme sont atténués, car la politique académique a réellement cherché à préserver une offre de formation riche dans les territoires ruraux en déclin démographique, où les effectifs sont par définition plus réduits. Madame la Rectrice, le SNALC tenait ici publiquement à saluer cette politique et surtout ses effets. Ils sont pour beaucoup dans le maintien d’un mouvement important.

Le deuxième élément qui a permis à ce mouvement de conserver sa fluidité, c’est le travail des services de la DPE, qui ont été attentifs aux personnels. Qu’ils en soient remerciés.

Enfin, ce mouvement est resté relativement fluide parce que les services de la DPE et les organisations syndicales ont produit des gros efforts pour l’améliorer : le nombre important de chaines en témoigne. Le SNALC tient donc à rappeler que le paritarisme, ce n’est pas perdre son temps dans des réunions sans fin avec des râleurs qui critiquent à longueur de journée en radotant toujours les mêmes refrains.
Le paritarisme, dans notre académie, consomme il est vrai beaucoup de temps, pour les services rectoraux comme pour les organisations syndicales. Mais il produit des résultats sur toutes les opérations de gestion, si chacun fait un effort d’honnêteté intellectuelle pour écouter les arguments des autres. Il permet de corriger les erreurs, inévitables dans une académie avec beaucoup d’agents et peu de personnels pour les gérer. Le SNALC redit donc son attachement au paritarisme, qui est une vraie garantie pour tous.

De même que le paritarisme fonctionne bien, le mouvement national à gestion déconcentrée fonctionne désormais bien. Il permet d’attribuer théoriquement, dans la plupart des disciplines, des enseignants sur tous les postes. Le SNALC se réjouit de voir que semblent bien lointaines les années où les postes non pourvus étaient nombreux, notamment en mathématiques. Cela signifie un engagement fort de l’Etat pour pourvoir ces postes, et il faut le saluer. Pour un enseignement de qualité, le SNALC demande à ce que cet effort soit maintenu, et même renforcé.

En effet, l’étude du mouvement montre que si les postes sont globalement pourvus dans les disciplines générales, la crise s’aggrave dans les disciplines technologiques, et prend désormais des proportions inquiétantes. Nous avions tiré l’an dernier une sonnette d’alarme. Nous la tirons encore plus fort cette année. Si nous prenons le cas de la technologie, les évolutions sont presque linéaires : 16 postes vacants en 2015, 24 en 2016, 39 en 2017, 45 en 2018 et désormais 54 postes en 2019 ! En économie-gestion, on observe le même phénomène, avec 42 postes vacants !
Certes, les causes de cette situation sont plurielles et complexes. Mais ces disciplines sont peu attractives parce qu’elles sont peu valorisées, parce que les classes y sont difficiles, et parce qu’en lycée, les élèves s’orientent dans les voies technologiques trop souvent par défaut ; mais aussi parce que la concurrence avec les métiers du secteur privé est forte, et parce que les salaires dans l’Education nationale ne sont visiblement pas compétitifs.
Sur tous ces points, notre ministère doit apporter des réponses, car nos élèves ont le droit d’avoir sur le territoire de la République des équipes d’enseignants formées et stables, qui délivrent un enseignement de qualité dans toutes les voies, qui sont d’égale dignité.

Madame le Recteur, Mesdames et Messieurs, chers collègues, nous vous remercions.

Pierre GOUGEON, Gwenola Le HOANEN, Emmanuel WALLART, Laure BREGEON
Laurent CHERON, Danièle SAINTON
François TESSIER, Damien AUBRIET, Véronique MARCHAIS, Damien SAWKA
Commissaires paritaires académiques SNALC
SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox