Déclaration liminaire CAPA certifiés 28 janvier 2020 - Tableau avancement accéléré d'échelon

Déclaration liminaire CAPA certifiés 28 janvier 2020 - Tableau avancement accéléré d'échelon

Déclaration liminaire du SNALC
Académie d’Orléans-Tours – CAPA Certifiés du 28 janvier 2020
Tableau d’avancement accéléré d'échelon des professeurs certifiés



Madame la Secrétaire générale, Mesdames et Messieurs les membres de la CAPA, chers collègues,

Le SNALC Orléans-Tours, attaché aux principes républicains d’équité et d’égalité, est particulièrement inquiet au vu du tableau d’avancement d’échelon transmis par l’administration. En effet, même si le SNALC s’est opposé au PPCR, il pouvait penser, peut-être naïvement, que les écarts de notation entre disciplines, que nous avons dénoncés sans relâche, disparaîtraient avec la fin de l’évaluation chiffrée. La mise en place des rendez-vous de carrière, avec des processus d’évaluation identiques, aurait pu être l’occasion d’harmoniser les pratiques, et de limiter les écarts à la moyenne dans des proportions raisonnables, pour tenir compte des situations individuelles. Or il n’en est rien !

Depuis la disparition de la notation pédagogique, non seulement les écarts entre disciplines ne sont pas atténués, mais ils s’accentuent… Ce qui, pour nous, enseignants, apporte un élément de réflexion intéressant dans les débats entre évaluation chiffrée et non chiffrée.

Le PPCR n’a pas modifié l’effet évaluateur, en l’occurrence, évaluateur IPR, étant donné que nous constatons des écarts entre enseignants de disciplines différentes. Les deux disciplines emblématiques de cette situation sont l’espagnol et l’histoire-géographie.
Au 7ème échelon, en 2019, on comptait 21,1 % de promus en espagnol contre 34,7 % en histoire-géographie. Cette année, on en compte respectivement 30,8 % et 56,3 %.
Au 9ème échelon, l’espagnol passe de 19,2 % à 9,5 % de promus mais l’histoire-géographie de 40 % à 42,9 %.
Pour cette campagne, l’histoire-géographie dépasse les 50 % de promus sur les deux échelons pendant que l’espagnol passe sous la barre des 20 %. Pour rappel, le contingent de promotions est de 30 %.
L’utilisation du critère de classement à l’ancienneté des « très satisfaisant » ne peut expliquer à lui seul ce grand écart. Il faut regarder le nombre d’avis « excellent » attribués par discipline :
- en espagnol, sur les deux échelons, 1 collègue sur 34 obtient cette appréciation ! En 2019, ils étaient 4 sur 45…
- en histoire-géographie, c’est 21 sur 53 ! En 2019, ils étaient 17 sur 84…

Le SNALC demande que donc que cette dérive cesse, et c’est pour cela que le SNALC a alerté Madame la Rectrice sur cette situation dès qu’il a achevé son étude statistique du tableau d’avancement.
Sur de tels volumes de collègues, de tels écarts ne relèvent pas de la seule situation individuelle des agents.

Enfin, le tableau attribue toujours les promotions en fonction du ratio femme/homme du corps des certifiés, composé de 65 % de femmes et de 35 % d’hommes.
Le SNALC rappelle à nouveau qu’il est favorable, au nom de l’équité et de l’égalité réelle entre les hommes et les femmes, à l’utilisation du sex-ratio des promouvables et qu’il est opposé à l’utilisation du sex-ratio du corps.
Lors du groupe de travail inter-corps du 26 novembre 2019, Monsieur le SGA-DRH a rappelé l’importance du plafond de verre qui bloque l’avancement des femmes.
Eh bien, dans notre académie, du fait d’un sex-ratio inadapté, l’administration réussit à abaisser encore le plafond de verre en promouvant moins de femmes qu’elle le pourrait. En effet, celles-ci représentent 66,9 % du contingent au 7ème échelon (+2 promotions) et 66,1 % au 9ème échelon (+1 promotion), soit plus que le ratio du corps.
Le SNALC n’est toujours pas convaincu par cette politique globale qui est contre-productive pour la classe normale et demande que le ratio femme/homme de chaque contingent soit respecté pour promouvoir 30 % de femmes et 30 % d’hommes.

Le SNALC Orléans-Tours est surpris de l’incapacité actuelle de notre académie à mettre en œuvre des mesures simples d’harmonisation des pratiques pour plus de justice entre collègues. Le constat de cette situation nous fait craindre la poursuite de ces dérives à partir de l’an prochain, dans un système sans CAPA, c’est-à-dire avec encore moins de regards croisés et de recul réflexif sur des indicateurs qui auront certainement disparus.

Mesdames et Messieurs, nous vous remercions.

Pierre GOUGEON, Gwenola LE HOANEN, Emmanuel WALLART et Laure BREGEON
Commissaires paritaires académiques certifiés SNALC
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